Dimanche 28 février 2010
7
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/2010
10:30
Si comme moi vous aimez la chanson non crétinisante
et que vous regrettez (parce que vous êtes comme moi un vieux con)
la vieille chanson à texte où l'interprétation et la qualité du texte
étaient aussi importantes que la musique
Bref si vous aimez "la chanson poétique" l'ami Jean-François vous prépare
tous les mercredis
dans "le temps ne fait rien à l'affaire", une spéciale "les chants des hommes"
7 émissions d'une heure avec comme fil conducteur un très grand chef d'orchestre : Jacques Bertin
très très intéressant
et très sympathique de réentendre toutes ces chansons et tous ces chanteurs qui cherchaient
une qualité dans leur interprétation
et qui se moquaient bien de la chanson industrielle et du show-biz...
Cliquez sur la banderolle
l'ami Jean-François aux manettes :
Par frenchpeterpan
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Publié dans : chanson poétique
0
Lundi 25 janvier 2010
1
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13:22
Jean Michel Caradec est mort
dans un accident de voiture, en se dirigeant chez moi en Touraine pour rejoindre la tournée France Inter, il avait juste 35 ans , c'était cette funeste année 1981 qui vit aussi 2 mois après Caradec
disparaitre Georges Brassens.
Une
voix sensible, un ton folk de ces années-là et quelques succès comme "île", "ma Bretagne quand il pleut", "la colline aux corallines", "ma petite fille de rêve" etc...
Ces chansons étaient agréables à écouter et nul doute que Jean Michel Caradec serait devenu un grand de la chanson française sans cet
accident.
Moi, j'aime bien ses chansons à succès et j'aime bien sa voix ; mais je me souviens surtout d'une chanson très bien écrite, plutôt lue que
chantée, assez atypique et finalement très moderne, très réussie.
En voici le texte (de mémoire) je pense qu'il n'y a pas d'erreur. (vieille cassette quasi inaudible). Si quelqu'un d'ailleurs pouvait m'envoyer cette chanson en
mp3, il ferait un heureux. Merci :-)
à ma
femme
Tu es venue des marécages où les adultes poissent l’enfance
Parée de coquillages morts et je me rappelle la danse
Septembre léchait sa blessure et l’équinoxe enflait si belle
Qu’entendre gueuler les goélands on aurait dit des hirondelles
Assassinées par des gamins fouettant l’écharpe de la dune
Et moi soupirant mes 20 ans passés depuis 40 lunes
Avec mon fils dans mes cheveux pareil à celui dans ton ventre
Et qui ne jouera que demain
Noyé dans ma nuit océane je vieillissais dans mes bouteilles
Et je crachais dedans mon crâne l’amertume amassée la veille
Si j’avais pu briser le temps je serais retourné dans ma mère
Ô marée d’algues déversée sur le trottoir gercé de vert
Lagune au bord de l’escalier où j’attendais que tu descendes
En chantant comme fait le vent sur la montagne ou sur la lande
Ô Bretagne où mon cœur a mis pour toujours l’habit de grisaille
Et qui ne connaît pas l’oubli
L’été vibre de ses chevaux tu es nue sous ta peau nuptiale
Nuptiale et nue bien après tout portent les mêmes initiales
Pourquoi pas jouer sur les mots on joue bien sur les corps des femmes
Et moi enfant cassé déjà et que l’amour sans cesse affame
Quand je dépose sur ton sein ma bouche à jamais maladive
Accouplée comme le vitrail sous la cambrure de l’ogive
C’est là que je mourrai heureux vidé de mes pluies éphémères
Qui ne savaient plus qui mouiller
Jean-Michel Caradec
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Merci à Pascal Dumay, grand spécialiste de jm Caradec qui vient de m’envoyer le mp3 recherché
Le magnifique arrangement de cette chanson est de Jean Musy.
Allez sur le site de Pascal Dumay : www.jeanmichelcaradec.com
Par the very famous french peterpan
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Publié dans : chanson poétique
9
Vendredi 27 novembre 2009
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08:33
je vous souhaite, moi aussi, comme l'ami Ferré, ni Dieu, ni maître, on vit bien mieux ainsi
une des plus belles chansons de révoltes de Ferré
Photographie M. Ginies 1984
La cigarette sans cravate
Qu'on fume à l'aube démocrate
Et le remords des cous-de-jatte
Avec la peur qui tend la patte
Le ministère de ce prêtre
Et la pitié à la fenêtre
Et le client qui n'a peut-être
Ni Dieu ni maître
Le fardeau blême qu'on emballe
Comme un paquet vers les étoiles
Qui tombent froides sur la dalle
Et cette rose sans pétales
Cet avocat à la serviette
Cette aube qui met la voilette
Pour des larmes qui n'ont peut-être
Ni Dieu ni maître
Ces bois que l'on dit de justice
Et qui poussent dans les supplices
Et pour meubler le sacrifice
Avec le sapin de service
Cette procédure qui guette
Ceux que la société rejette
Sous prétexte qu'ils n'ont peut-être
Ni Dieu ni maître
Cette parole d'Evangile
Qui fait plier les imbéciles
Et qui met dans l'horreur civile
De la noblesse et puis du style
Ce cri qui n'a pas la rosette
Cette parole de prophète
Je la revendique et vous souhaite
Ni Dieu ni maître
Par frenchpeterpan
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4
Mercredi 18 novembre 2009
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20:34
Fred Hidalgo, journaliste depuis 1971, est le créateur de plusieurs journaux dont le mensuel « Paroles et Musique » (1980-1990) et la revue « Chorus » (1992-2009).
Chorus vient malheureusement de s'arrêter.
Il n'y a donc plus de revue pour défendre une "chanson de qualité", loin des dollars, de l'hyperconsommation et des plateaux télés.
Reste un homme passionné par son métier de journaliste, et son amour des chansons et des chanteurs ; vous pouvez le rejoindre sur sicavouschante : cliquez sur le bandeau...
Bonne nouvelle route à lui !...
Par frenchpeterpan
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Publié dans : chanson poétique
2
Mercredi 28 octobre 2009
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21:27
Ce texte, à la mémoire de mon père décédé il y a 10 jours...
mon père, l'année de ma naissance
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Le grand coup de gueule de Bernard Dimey devant la mort, le vieillissement, l'altération, la déformation, la dégradation, la flétrissure et autres déhiscences des corps...
du grand Dimey !
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Manque à vivre.
Mon Dieu, me voilà sans doute à la fin de moi-même,
à deux pas de la fin, je le sens,
je le souhaite et j’en ai peur
et je m’en réjouis d’avance comme d’un jouet tout noir inusable et superbe,
un jouet pour mon âge
que je retournerai dans tous les sens que j’aurai,
dans tous ceux que le monde aura,
dans tout ce qui continuera d’exister, de gesticuler,
de rêver dans le noir, de vivre en plein air,
de faire encore les fous, de pérorer, d’être stupide…
Ah oui, Bon Dieu, je crois qu’il sera bon de n’être
plus présent quand vous serez tous encore là
à vous démaquiller
à vous essayer les uns les autres,
à chercher péniblement du plaisir partout à toute heure
du jour, du soir, de la nuit
et dans les ruelles secrètes de la ville où tout
Se vend pour rien, où tout et rien ne sont rien que du vent…
Mon Dieu, me voilà sans doute arrivé au bord de ce
gouffre aussi vertigineux que l’intérieur de moi,
que l’intérieur perfide de cet animal que je suis,
de ce pauvre animal, en effet…
élégant peut-être autrefois mais aujourd’hui tellement
empêtré dans sa graisse.
Il est terrible, mais vraiment terrible, le jour où cette chose arrive
le jour où cette vérité vous éclate à la gueule,
il est vraiment épouvantable de se voir en pied, dans
la glace énorme du couloir et de réaliser brusquement
qu’on est moche et qu’on est gros,
qu’on est l’inverse absolument de ce qu’il aurait fallu,
l’inverse exactement de tout ce que l’on voulait,
de tout ce qu’on cherchait,
de cette admirable statue dans on traquait la
ressemblance à tous les instants décisifs, à tout prix !
Et me voilà, Mon Dieu, pas loin d’être arrivé à
l’endroit d’où je suis peut-être parti.
il aurait mieux valu rester là, je crois bien,
dans cette tiédeur où j’étais,
dans ce liquide irremplaçable…
J’ai le souffle court et le muscle amolli,
la graisse est devenue mon jardin potager,
J’y déambule à mon loisir, je m’y endors et je m’y traîne…
et je m’essouffle…
Pourquoi faut-il attendre aussi longtemps pour découvrir
le peu, le presque aussi peu qu’il fallait pour avancer
d’un pas sur cette route unique, dans une seule direction possible ?
Je suis arrivé, bête et devenu vilain, au carrefour
désolant, presque désopilant,
de cette fin prochaine qui fait aux gens de mon espèce aussi peur…
presque aussi peur que la naissance.
D’ailleurs, je verrai bien mais sans envie de voir,
de voir plus rien du tout, que l’envers de ma peau, et que le creux de ma tête,
que la forêt fragile et blanche, impénétrable et
trouble… Oui, tous ces nerfs minuscules et géants ,
tous ces nerfs comme une vaste étendue de buildings et
de HLM dans ma tête ?...
sans ascenseurs, sans transparence,
sans minuterie, sans locataires,
sans confort, sans sonnerie, sans téléphone,
sans actualité,
sans télévision, sans courrier,
sans monstres,
sans aucune espèce de monstres…
J’ai quatre vingt mille ans et j’attends encore d’être adulte,
et j’attends encore de comprendre un peu qui vous êtes
car si vous n’êtes rien, mais vraiment rien du tout, dites-le !
Mais oui, dites-le ! Que je le sache avant de partir,
que j’en sois sûr,
que je jouisse au moins de cette satisfaction…
Pouvoir me dire à moi tout seul, en confidence, que je ne m’étais pas trompé…
jamais !
Mon Dieu me voilà sans doute arrivé,
vraiment pas loin d’être rendu
rendu… C’est un vieux mot de paysans pour avouer qu’on
est fatigué, qu’on n’en peut plus, qu’on n’y peut rien,
qu’on n’y pourra plus rien,
et qu’on n’y veut plus rien pouvoir
et que disparaître d’un monde où l’on est à peine apparu
ne sera rien du tout qu’un peu de manque à vivre,
oui… comme on dit manque à perdre ou plus rien à gagner.
Bernard Dimey.
Par frenchpeterpan
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7
Samedi 18 juillet 2009
6
18
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/2009
09:36
Dans ce très émouvant et très réussi film de Jean Becker "Le temps qui reste" avec un formidable Albert Dupontel, il y a cette chanson qui rappelle l'osmose parfaite qui existait entre l'ami Serge
Reggiani, Jean-Lou Dabadie et Alain Goraguer, un bel auteur de textes, un grand compositeur et un fantastique interprète ; on a l'impression que c'est simple et facile une belle chanson, mais non
il y a derrière toute cette simplicité, un grand travail en profondeur...
très belle chanson
très bel interprète
et très beau film (et poignant) de Jean Becker
Cliquez sur l'ami Serge pour l'entendre chanter cette bien belle chanson
Serge Reggiani
LE TEMPS QUI RESTE
Paroles: Jean-Loup Dabadie, musique: Alain Goraguer, 2002
Combien de temps...
Combien de temps encore
Des années, des jours, des heures combien?
Quand j'y pense mon coeur bat si fort...
Mon pays c'est la vie.
Combien de temps...
Combien
Je l'aime tant, le temps qui reste...
Je veux rire, courir, parler, pleurer,
Et voir, et croire
Et boire, danser,
Crier, manger, nager, bondir, désobéir
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Voler, chanter, parti, repartir
Souffrir, aimer
Je l'aime tant le temps qui reste
Je ne sais plus où je suis né, ni quand
Je sais qu'il n'y a pas longtemps...
Et que mon pays c'est la vie
Je sais aussi que mon père disait:
Le temps c'est comme ton pain...
Gardes en pour demain...
J'ai encore du pain,
J'ai encore du temps, mais combien?
Je veux jouer encore...
Je veux rire des montagnes de rires,
Je veux pleurer des torrents de larmes,
Je veux boire des bateaux entiers de vin
De Bordeaux et d'Italie
Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Je veux chanter
Je veux parler jusqu'à la fin de ma voix...
Je l'aime tant le temps qui reste...
Combien de temps...
Combien de temps encore?
Des années, des jours, des heures, combien?
Je veux des histoires, des voyages...
J'ai tant de gens à voir, tant d'images..
Des enfants, des femmes, des grands hommes,
Des petits hommes, des marrants, des tristes,
Des très intelligents et des cons,
C'est drôle, les cons, ça repose,
C'est comme le feuillage au milieu des roses...
Combien de temps...
Combien de temps encore?
Des années, des jours, des heures, combien?
Je m'en fous mon amour...
Quand l'orchestre s'arrêtera, je danserai encore...
Quand les avions ne voleront plus, je volerai tout seul...
Quand le temps s'arrêtera..
Je t'aimerai encore
Je ne sais pas où, je ne sais pas comment...
Mais je t'aimerai encore...
D'accord?
Par frenchpeterpan
-
Publié dans : chanson poétique
4
Samedi 11 juillet 2009
6
11
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/Juil
/2009
15:11
Blowin' in the wind (B. Bylan).
How many roads must a man walk down
Before you call him a man?
Yes, 'n' how many seas must a white dove sail
Before she sleeps in the sand?
Yes, 'n' how many times must the cannon balls fly
Before they're forever banned?
The answer, my friend, is blowin' in the wind,
The answer is blowin' in the wind.
Combien de routes un homme doit-il parcourir
Avant que vous ne l'appeliez un homme?
Oui, et combien de mers la blanche colombe doit-elle traverser
Avant de s'endormir sur le sable?
Oui, et combien de fois doivent tonner les canons
Avant d'être interdits pour toujours?
La réponse, mon ami, est soufflée dans le vent,
La réponse est soufflée dans le vent.
How many times must a man look up
Before he can see the sky?
Yes, 'n' how many ears must one man have
Before he can hear people cry?
Yes, 'n' how many deaths will it take till he knows
That too many people have died?
The answer, my friend, is blowin' in the wind,
The answer is blowin' in the wind.
Combien de fois un homme doit-il regarder en l'air
Avant de voir le ciel?
Oui, et combien d'oreilles doit avoir un seul homme
Avant de pouvoir entendre pleurer les gens?
Oui, et combien faut-il de morts pour qu'il comprenne
Que beaucoup trop de gens sont morts?
La réponse, mon ami, est soufflée dans le vent,
La réponse est soufflée dans le vent.
How many years can a mountain exist
Before it's washed to the sea?
Yes, 'n' how many years can some people exist
Before they're allowed to be free?
Yes, 'n' how many times can a man turn his head,
Pretending he just doesn't see?
The answer, my friend, is blowin' in the wind,
The answer is blowin' in the wind.
Combien d'années une montagne peut-elle exister
Avant d'être engloutie par la mer?
Oui, et combien d'années doivent exister certains peuples
Avant qu'il leur soit permis d'être libres?
Oui, et combien de fois un homme peut-il tourner la tête
En prétendant qu'il ne voit rien?
La réponse, mon ami, est soufflée dans le vent,
La réponse est soufflée dans le vent.
Par frenchpeterpan
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1
Vendredi 12 juin 2009
5
12
/06
/Juin
/2009
01:19
à nouveau disponible
le disque hommage de Jacques Bertin
"Chez Bertin"
Changement de propriétaire
1982
12 chansons d'exception, bien sûr...
chez Velen, Nantes
Commande : ICI
1 Maintenant que la jeunesse (Aragon / Leonardi)
2 Le temps de vivre (Gougaud / Bertola)
3 La chanson de Tessa (Giraudoux / Jaubert)
4 L'aube sur le Jardin des Plantes (Brua)
5 Noël (Bérimont / Ferré)
6 Amis soyez toujours (Vasca)
7 Syracuse (Dimey/ Salvador)
8 Stanislas (Ricet-Barrier / Lelou)
9 Les voiles du bateau (Dimey / Salvador)
10 Gennevilliers au bout du monde (Sommer)
11 A Paris dans chaque faubourg (Clair / Jaubert)
12 Les chants des hommes (Hikmet / Grassi)
Par frenchpeterpan
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1
Mardi 12 mai 2009
2
12
/05
/Mai
/2009
09:22
une chanson inédite du grand slameur
" Education nationale "
un clip sympa
cliquez sur les images
Par frenchpeterpan
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Publié dans : chanson poétique
2
Dimanche 15 mars 2009
7
15
/03
/Mars
/2009
11:39
L’ami Alain est donc parti
Faire la cour à des murènes
Il est parti « faire le mort »
On sait que cela ne durera pas
Celui qui avait réussi à rejoindre
Le grand Gainsbourg dans le maniement des mots
Les mélodies riches et des interprétations sans faille
Et même dans la dégaine
Fatigué, nous sentions tous que le bout du chemin était proche
Transfusé, pour pouvoir venir recevoir ses prix – comme un enfant –
Qu’il fut toujours
Il avait quand même gardé son regard chaleureux et sa voix puissante
C’est fini, donc, ces mots que lui seul possédait
Ces jeux de mots et de maux rien qu’à lui
Ses hésitations, ses peurs, ses amantes
La mort est venue nous rafler tout cela d’un coup en prévenant cependant
« Bleu pétrole » fut donc le dernier champ dans son expérimentation
il est ainsi parti voyager « en solitaire »
et ma main est tendue pour lui
et j’ai mal comme pour Ferré et Nougaro
ces chants qui seront maintenant du « passé »
ce climax à la fois apogée et orgasme
qu’il désirait et recherchait en tout
va mon ami va visiter tes sirènes et sauter à l’élastique
« à l’envers » dans les nuages
tu remonteras ainsi vers le soleil,
ton frère,
ton ami
tu as besoin de chaud
bien à toi / Marc /
La nuit je mens
On m’a vu dans le Vercors
Sauter à l’élastique
Voleur d’amphores
Au fond des criques
J’ai fait la cour à des murènes
J’ai fait l’amour
J’ai fait la mort
T’étais pas née
A la station balnéaire
Tu t’es pas fait prier
J’étais gant de crin, geyser
Pour un peu je trempais
Histoire d’eau
La nuit je mens
Je prends des trains
A travers la plaine
La nuit je mens
Je m’en lave les mains
J’ai dans les bottes
Des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho
J’ai fait la saison
Dans cette boite crânienne
Tes pensées je les faisais miennes
T’accaparer seulement t’accaparer
D’estrade en estrade
J’ai fait danser tant de malentendus
Des kilomètres de vie en rose
Un jour au cirque
Un autre à chercher à te plaire
Dresseur de toutous
Dynamiteurs d’aqueducs
La nuit je mens
Je prends des trains
A travers la plaine
La nuit je mens
Effrontément
J’ai dans les bottes
Des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho
On m’a vu dans le Vercors
Sauter à l’élastique
Voleur d’amphores
Au fond des criques
J’ai fait la cour à des murènes
J’ai fait l’amour
J’ai fait la mort
T’étais pas née
La nuit je mens
Je prends des trains
A travers la plaine
La nuit je mens
Je m’en lave les mains
J’ai dans les bottes
Des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho
La nuit je mens…
Texte Alain Bashung/Jean Fauque 1998
Vidéo en
public de "la nuit je mens" / cliquez sur l'image
" Ce qui me stimule, c'est de ne pas trop savoir où je vais..."
Alain Bashung 2005
Par frenchpeterpan
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Publié dans : chanson poétique
3
Vendredi 13 février 2009
5
13
/02
/Fév
/2009
02:24
Le 25 ième disque de Bertin est là.
Enregistrement public, Jacques et sa guitare, l'ami de toujours Laurent Desmurs et son piano.
Quelques nouvelles chansons dont la magnifique "Que faire ?". C'est toujours un miracle que t'entendre cette voix, ces textes, ces mélodies.
Jacques Bertin a sous titré son disque : 40 ans de chanson . Et oui 40 ans !
40 ans que sa poésie me nourrit intensément, profondément, à grands coups de cuillères délicieuses. Et
essentielles. Brel, Brassens, Ferré, morts ; selon moi, il ne reste que lui. Cette chanson-là que je ne veux pas voir disparaitre !
Ce que je retiens encore de ce tout dernier opus, c'est la perfection du chant et de la voix. Oui, la perfection.
QUE FAIRE ?
Fonder quelque chose
Demeurer vivant
Brûler à tes causes
Courir en avant
Fonder l’amour même
Et l’homme nouveau
Nier le problème
Lancer des bateaux
Ouvrir une route
Cueillir le grand vent
Défier le doute
Brûler le gréement
Atteindre la rive
Débloquer le port
Débarquer les vivres
Débusquer la mort
Tricher sur les dates
Sauver la maison
Avancer sans carte
Plaider la passion
Inventer de l’âme
Gonfler les enjeux
Tutoyer le drame
Rallumer le feu
Renverser la table
Nier le destin
Croire dans ses fables
Retoucher la fin
Rallumer de l’homme
Se laisser hanté
Ramener de l’homme
Tout réinventer
Ramener de l’homme
Cueillir en hiver
Réhabiter l’homme
Planter dans la mer
Parler à mon frère
Te prendre la main
Quelques pas sur terre
Enfant du chagrin
Défier les astres
Marcher au canon
Violer le cadastre
Rétablir les ponts
Croire dans des choses
L ‘homme est dans nos mains
Boire dans des causes
Aimer à sa faim
Boire dans des causes
Aimer à sa faim
Ramener de l’homme
Cueillir en hiver
Réhabiter l’homme
Planter dans la mer
Parler à mon frère
Te prendre la main
Quelques pas sur terre
Enfant du chagrin
Défier les astres
Marcher au canon
Violer le cadastre
Rétablir les ponts
Croire dans des choses
L’homme dans nos mains
Boire dans des causes
Aimer à sa faim
Boire dans des causes
Aimer à sa faim
Boire dans des causes
Aimer à sa faim !

Laurent Desmurs, piano et claviers
Par the very famous french peterpan
-
Publié dans : chanson poétique
6
Dimanche 17 août 2008
7
17
/08
/Août
/2008
10:42
Ah ! l’ami Ferré, on y reviendra ! Ne serait-ce que pour parler de quelques chansons uniques, comme « la vie d’artiste » ou « ni dieu, ni maître »
et puis tant d’autres …Personne ne pourra remplacer cet artiste exceptionnel, écrivain et poète de talent, musicien génial, interprète d’exception !
On commencera par « la mémoire et la mer » - d’ailleurs repris par son fils Mathieu comme titre de ses éditions - , quoi dire sur
ce chef d’œuvre de la chanson française ? Que c’est la plus belle « chanson » poétique jamais écrite et interprétée, qu’écoutée 1000 fois, on garde encore la chair de poule, on écoute encore comme
si du neuf allait surgir ! Il y a tout dans cette chanson, la mélancolie, l’énigmatique, l’inspiration rare d’un moment rare, le transcendantal, la verve, le lyrisme. Les interprétations de
Lavilliers ou de Léotard sont plutôt réussies – et ce n’est pas simple de chanter Ferré, mais je préfère encore l’original…
« Un jour je te dirai pourquoi j’écris. La poésie s’arrange toujours ; il suffit d’être là, truelle en main et sueur suintant
au soir, devant la soupe, comme un maçon… » Léo Ferré (préface du testament phonographe, 1980.)
La marée, je l'ai dans le cœur
Qui me remonte comme un signe
Je meurs de ma petite sœur
De mon enfant et de mon cygne
Un bateau ça dépend comment
On l'arrime au port de justesse
Il pleure de mon firmament
Des années-lumière et j'en laisse
Je suis le fantôme Jersey
Celui qui vient les soirs de frime
Te lancer la brume en baisers
Et te ramasser dans ses rimes
Comme le trémail de juillet
Où luisait le loup solitaire
Celui que je voyais briller
Aux doigts de sable de la terre
Rappelle-toi le chien de mer
Que nous libérions sur parole
Et qui gueule dans le désert
Des goémons de nécropole
Je suis sûr que la vie est là
Avec ses poumons de flanelle
Quand il pleure de ces temps-là
Le froid tout gris qui nous appelle
Je me souviens des soirs là-bas
Et des sprints gagnés sur l'écume
Cette bave des chevaux ras
Au ras des rocs qui se consument
Ô l'ange des plaisirs perdus
Ô rumeurs d'une autre habitude
Mes désirs dès lors ne sont plus
Qu'un chagrin de ma solitude
Et le diable des soirs conquis
Avec ses pâleurs de rescousse
Et le squale des paradis
Dans le milieu mouillé de mousse
Reviens fille verte des fjords
Reviens violon des violonades
Dans le port fanfarent les cors
Pour le retour des camarades
Ô parfum rare des salants
Dans le poivre feu des gerçures
Quand j'allais géométrisant
Mon âme au creux de ta blessure
Dans le désordre de ton cul
Poissé dans des draps d'aube fine
Je voyais un vitrail de plus
Et toi fille verte, mon spleen
Les coquillages figurants
Sous les sunlights cassés liquides
Jouent de la castagnette tant
Qu'on dirait l'Espagne livide
Dieu des granits ayez pitié
De leur vocation de parure
Quand le couteau vient s'immiscer
Dans leur castagnette figure
Et je voyais ce qu'on pressent
Quand on pressent l'entrevoyure
Entre les persiennes du sang
Et que les globules figurent
Une mathématique bleue
Sur cette mer jamais étale
D'où me remonte peu à peu
Cette mémoire des étoiles
Cette rumeur qui vient de là
Sous l'arc copain où je m'aveugle
Ces mains qui me font du flafla
Ces mains ruminantes qui meuglent
Cette rumeur me suit longtemps
Comme un mendiant sous l'anathème
Comme l'ombre qui perd son temps
À dessiner mon théorème
Et sous mon maquillage roux
S'en vient battre comme une porte
Cette rumeur qui va debout
Dans la rue aux musiques mortes
C'est fini la mer c'est fini
Sur la plage, le sable bêle
Comme des moutons d'infini
Quand la mer bergère m'appelle
Léo Ferré, La mémoire et la mer.©
Par the very famous french peterpan
-
Publié dans : chanson poétique
8
Dimanche 8 juin 2008
7
08
/06
/Juin
/2008
10:07
Pierre Barouh, né à Paris en 1934, sait tout faire. Ancien
journaliste sportif et grand sportif lui-même, il découvre la musique brésilienne et sympathise avec Baden Powell. Puis il est assistant réalisateur, acteur, auteur de chansons. En 1966 il devient
célèbre en tant qu’acteur et auteur de la bande originale d’ « un homme et une femme » de Claude Lelouch. Il profite de se succès pour créer son propre label Saravah et édite certains auteurs compositeurs interprètes peu connus à l’époque : Jacques Higelin, Areski,
Brigitte Fontaine, Pierre Akendengué, David Mac Neil et certains autres… Un groupe d’amis est né. Et Saravah, une sacrée marque de qualité. Il s’occupe de théâtre aussi et crée l’opéra
« le Kabaret de la chance ». Il vit maintenant entre le Japon et la France.
Un petit mot ici sur le Barouh auteur et interprète de chansons. Son premier disque date de 1966 et son dernier de 2007. Il
compose régulièrement à l’abri des modes et des télévisions. Je possède beaucoup de ses disques et les aime ; c’est une chanson de qualité, agréable à écouter, sans histoire, j’écoute
régulièrement « le Kabaret de la dernière chance » quand j’ai le moral dans les baskets et ça fonctionne très bien.
Mais je voudrais signaler un disque que j’aime particulièrement, il s’agit de « ça va ça vient », il date de 1971 et
c’est avec ce disque que j’ai découvert le Barouh « chanteur ». Une idée des musiciens d’abord : Jacques Higelin au piano, accordéon,
banjo ; Areski aux percussions ; et plein d’autres ; les photos du disque sont de David Mac Neil ; cet album est magique, hors temps.
Les compositeurs : Jérôme Savary, Pierre Barouh, Francis Lai, David Mac Neil,…
Une chanson a ma grande préférence, d’abord pour le texte, mais aussi pour l’interprétation quasi nonchalante de Barouh, l’accordéon lancinant d’Higelin au fond et la grande
tristesse de tout l’ensemble ; la chanson s’appelle : « le courage d’aimer », musique de Francis Lai.
La réédition en CD nous offre deux chansons supplémentaires.
Non, je n'ai plus le goût de me flatter moi-même
En cherchant ardemment l'écho de mon « je t'aime »
Non, je n'ai plus le cœur à déchirer mon cœur
En parodiant des jeux que je connais par cœur
Non, je ne veux plus croire en cette mascarade
Où plus faible est celui qui connaît la parade
J'ai trop mimé ces gestes qu'il faut sublimer
Je n'aurai plus jamais le courage d'aimer
Toi qui m'offres aujourd'hui le plus beau des spectacles
Avec tant de beauté, tu pouvais faire obstacle
À cette lassitude dans mon cœur tout autour
Car je ne le fuis pas, je l'aime bien l'amour
Mais je ne vois plus rien de tout son beau mystère
J'ai peur qu'il ne soit rien que je craigne ou espère
Car malgré tout le rêve en mon âme enfermé
Je n'aurai plus jamais le courage d'aimer
Pourtant si tu voulais, si tu prenais patience
Avec toi je pourrais retrouver l'insouciance
Cette manie que j'ai de conjuguer l'amour
Se tournant à nouveau au futur de mes jours
Alors me reviendraient du fond de mon enfance
Les élans, les frissons des amours sans défense
Sans lesquels il m'est impossible d'espérer
Retrouver à jamais le courage d'aimer.
Dans le film de Lelouch, la chanson a été retravaillée , la voici : (je préfère l'original, bien sûr)
La fleur d’amour est bien fanée
Mon cœur va-t-il me pardonner
Je n’aurai plus jamais le courage d’aimer
Non, je n’ai plus le goût de me flatter moi-même
En cherchant ardemment l’écho de mon je t’aime
Non, je n’ai plus le cœur à déchirer mon cœur
En parodiant des jeux que je connais par cœur
Non, je ne veux plus croire en cette mascarade
Où plus faible est celui qui connaît la parade
J’ai trop mimé ces gestes qu’il faut sublimer
je n’aurai plus jamais le courage d’aimer
Toi qui m’offres aujourd’hui le plus beau des spectacles
Avec tant de beauté, tu pouvais faire obstacle
À cette lassitude en mon cœur tout autour
Car je ne le fuis pas, je l’aime bien l’amour
Mais je ne vois plus rien de tout son beau mystère
J’ai peur qu’il ne soit rien que je craigne ou espère
Car malgré tout le rêve en mon âme enfermé
Je n’aurai plus jamais le courage d’aimer
À tout ce que tu es, je demande indulgence
Avec toi j’avais cru retrouver l’insouciance
Il est un rêve en moi que je dois condamner
Je n’aurai plus jamais le courage d’aimer
Je n’aurai plus jamais le courage d’aimer
Par frenchpeterpan
-
Publié dans : chanson poétique
4
Samedi 17 mai 2008
6
17
/05
/Mai
/2008
11:56
Gianmaria Testa nous a habitué depuis quelque temps à de beaux albums, toujours réussis, toujours hors des modes,hors show-biz,
toujours honnêtes.
La valse d’un jour (il valzer di un giorno – Harmonia Mundi 2001)
est un pur
poème du début jusqu’à la fin. La quintessence de la force de cet artiste piémontais né en 1958 atteint là peut-être son apogée. Les textes sont courts et percutants, toujours précieux et oniriques
; le livret accompagnant le disque est déjà lui-même un régal, photos noir et blanc et traductions de toutes les chansons et de tous les poèmes ; seules deux guitares se répondent, celles de
Gianmaria Testa et Pier Mario Giovannone, elles sont toutes deux d’une sobriété exemplaire et la voix de l’artiste nous donne à rêver, un rêve mystérieux et inestimable. Il y a bien un air de
miraculeux dans ces morceaux. On pense à Paolo Conte du début bien sûr, mais aussi Léonard Cohen, de ces artistes trop rares aujourd’hui.
Le disque se termine par une lente diction pleine de talent et de retenue d’un petit poème de Jean
Claude Izzo écrit très peu de temps avant sa mort « la plage du prophète ».
Gianmaria Testa est sans nul doute une erreur dans ce monde actuel de la chanson – une erreur pour les textes, une erreur pour la musique -, une
bien belle erreur.
Les femmes dans les gares
Des jupes comme des cerfs-volants dans les
orages
Sombres
élégances de cormorans
Ombres de rouge dans les cheveux et sur les mains
Les femmes dans les gares
Toujours quelqu’un les
attend
Elles
s’en vont
Et ne
se retournent pas.
GM Testa
Je me sens seul
Seul
Comme ces balcons
Aux persiennes fermées
Abandonnés
Où tombe la
pluie
Le sable
se pose
Se pose
la poussière
S’ils avaient une voix
Tu les
entendrais
Invoquer les oiseaux
S’ils avaient des mains tu les verrais
Dessiner géraniums et azalées
J’attends comme eux
Quelqu’un qui
m’ouvre
Plancher à fouler
Véhicule de lumière
Autre chose
Je ne sais
imaginer PM Giovannone
Par the very famous french peterpan
-
Publié dans : chanson poétique
4
Mercredi 26 mars 2008
3
26
/03
/Mars
/2008
05:50
En ce moment : Gros coup de
pour le premier album de Berry : "Mademoiselle"
rien de révolutionnaire et cependant :
- une voix fraiche, débordante de sensualité et de féminité
- des textes simples "de chanson", mais très bien écrits, souvent justes
- une musique et une orchestration remarquables de Manou, où rêgne la guitare sèche. C'est truffé d'inventions sonores, et de justesse.
- 2 petits poèmes de Verlaine en fin de disque astucieusement mis en musique et chantés
Toutes les chansons s'écoutent avec un très grand plaisir, les deux premières bien sûr qui sont devenues depuis fin février déjà des quasi tubes : "Mademoiselle" et "le bonheur" ; mais aussi les
autres, en particulier la très très belle chanson de rupture "plus loin", véritable petit chef d'oeuvre de sensibilité et de retenue.
Voici "le bonheur" :
(mais sans musique et sans chant) malheureusement
Le bonheur
N’ayez pas peur du bonheur / Il n’existe pas / Ni ici ni ailleurs…
Nous allons mourir demain / Ne dites plus rien / Le bonheur conjugal / Restera de l’artisanat local
Laissez vous aller, le temps d’un baiser / Je vais vous aimer
Le trésor n’est pas caché / Il est juste là / A nos pieds dévoilé / Il nous ferait presque tomber
C’est dommageable qu’on ne vive / Qu’une seule fois / C’est le temps d’une joie / Qui s’offre comme vous à moi
Laissez vous aller, le temps d’un baiser / Je vais vous aimer
Un peu de sel dans la mer / Ne changera rien / On s’adore on s’enterre
On trouve une main et on serre
N’ayez pas peur du bonheur / Il n’existe pas
Laissez vous aller, le temps d’un baiser / Je vais vous aimer
Photographies de Ramon Palacios-pelletier
Le site de BERRY : cliquez sur la photo
Voir les très sympathiques vidéos = c'est là.
Par frenchpeterpan
-
Publié dans : chanson poétique
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