Samedi 24 novembre 2007
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02:24
il reste à l'orée du soir,
du plaisir où :
les étoiles levant la tête, nuque étirée,
les bruits, la nuit venue, l'accalmie de la canicule, un souffle insignifiant comme une haleine
grillons, cigales et le vent des branchages et tant d'autres : le chien du voisin jappant sans fin sa peur du noir ou sa solitude
Sa tristesse de la chaine, de l'oubli humain, sa colère
Ou
l'ischium dur sous la peau de cette femme nue couchée sur le côté, jambes pliées en
position fœtale, l'os est à caresser, la peau est de soie, tout est bien vivant
l'épiderme élastique provoquerait érection et rêves infinis
on souhaiterait effleurer la nuque, penchée, on étirerait les muscles endoloris
ou
les cheveux coupés courts désignent les pointes des vertèbres cervicales
comme une exhalation d'un parfum, une moelle épinière quasi amie, une exhalaison de ses odeurs toutes corporelles et imaginées, un pur délice des sens si doux ou si brutal
la violence masculine est là, prête à agir, mais les mains sont calmes
Et puis
à 22 30 h, nu, dans une chaise longue, dans la petite ombre
juste le temps de voir deux crapauds à la queue leu leu
se déplaçant en paix avec la nuit
crapaud commun / Photo de L. Scalabre
Par the very famous french peterpan
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Jeudi 15 novembre 2007
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/2007
20:49
Le sable enfonçantAux pieds bien beaux fait fabliaux La mer tisse ocre ou noir sable fait rimesainsi : de toi, de vous je m'enfonce sans vous
peinture vue au château d'Azay Le Rideau
Par the very famous french peterpan
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Mercredi 12 septembre 2007
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/09
/Sep
/2007
02:52
elles se bercent se penchent leurs bras en Rondeur
en Ovale dessineraient des soleils de gaze tendre comme des rayons
soleils infinis une chaleur au ventre leurs cuisses
ocreraient le vent en salaison et
rêvants au levanttous les corps odoreraient un temps en moi, en vous déjà impotent
Vos chevelures feront ombre
sur des corps majestueux Mes mains encore malhabiles
mimeront de doux adieux
"...Dans la rue rien qu'une fenêtre, les cartes battent ; dans la fenêtre la femme au sexe met son ventre en délibéré."
Antonin Artaud
Par the very famous french peterpan
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Dimanche 15 juillet 2007
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/Juil
/2007
11:58
claire - obscure
lunaire temps au dessus
immobilité et continuité
je m'étends je m'étire je m'essouffle
je m'étire en dedans
et je sens le végétal biologique
la molécule ultime, l'ultime chemin
coléoptériste fou
mon nom à moi est là parmi le vert
Par the very famous french peterpan
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Samedi 2 juin 2007
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02
/06
/Juin
/2007
19:48
Si
Le vent dit
Ainsi en souffles
aux brins plissés
des souffles
sur
Si
J’avais
Ou toi
Ainsi
On aurait
Aux souffles et toi
J’irai
aux pas lents
Cheminer
Sur ou
En sentes plissées
Sur toi
Par the very famous french peterpan
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Samedi 21 avril 2007
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/04
/Avr
/2007
21:40
On s'est perdu parait-il ???
et pourtant si proches les uns des autres
fallait-il notre cécité si grande
pour tant s'ignorer ainsi
et que dire après tout
de nos lenteurs cinématographiques
en flou dit-on "artistique"
vous vous complaisiez dans vos rôles
et je ne savais plus où vivre et qui suivre
mon frère déjà ne m'écrivait plus,
étranger de trop de frontières
moi-même j'oubliais son nom dans mes prières esseulées
mes amis se dispersaient en couples légitimes
et "heureux" vivaient enfin
c'était ceux des anciennes maisons communes
table commune table d'hôte
où ripailler réchauffait les coeurs
je restais à l'écran de ce film unique
durant l'entracte je les voyais passer
nettement je les voyais s'enfuir
et puis moins net
mes yeux embués
Par the very famous french peterpan
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Lundi 12 mars 2007
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/03
/Mars
/2007
03:35
Où
3 Cyprès
petite cour où chat noir veille
où chat noir ensommeille
maison déracinée où les avions
dans leur grondement
frêles fusées
aux branches cyprès
Rouge gorge malin
Ou rien
Par the very famous french peterpan
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Samedi 24 février 2007
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24
/02
/Fév
/2007
15:55
zeste de couleurs et de paroles
dans belle enfance
la mienne
au passé tapissé de doux
ô ta bouche naturelle
un refuge rouge donc
et se tend début du don
tout doux tout doux
et très lent très lent et doux
elles sont rouges cerise
ô pulpe de moi enfant
si belle enfance douce
ainsi ta bouche nature
comme un zeste rouge
Par the very famous french peterpan
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1
Mardi 26 décembre 2006
2
26
/12
/Déc
/2006
20:27
ciel bleu
tache grise
l'horizon moule la brise
verte de fleurs fêlées
perce dans mon coeur
ton oeil maladroit
Par the very famous french peterpan
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1
Jeudi 23 novembre 2006
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23
/11
/Nov
/2006
23:18
mourir enjazzéau mitan d'une note blanche dans le continu d'un saxoparmi mes amis en habitou au creux d'une note noire plus rapidement sans souffle sortant si peu du saxotenu par mon frèremais nulle mort en jazz et Coltrane continuesans se soucier de mon air mi mortel mi lugubreet le chien au dehors la queue remue droite et fièreau rythme de mon frèrejouant Coltrane à sa manière
Par the very famous french peterpan
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2
Jeudi 23 novembre 2006
4
23
/11
/Nov
/2006
13:57
mourir vide en tout point cristallisé
mourir un peu tordu un peu déformé
fini l'univers d'infinis désirs
et ces relents de mort au goût âpre
mourir creux abimé de partout
mourir un peu triste mal en point
rejeté sur le sable os blanc et salé
ou vouloir vivre malgré tous ces maux
malgré tous ces mots vivre et mourir
et poursuivre les deux mains tendues
cette ombre bizarre aux couleurs fortes
pour en réapprendre le goût - l'amertume -
Par the very famous french peterpa
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3
Mercredi 27 septembre 2006
3
27
/09
/Sep
/2006
21:50
J'étais de tes fontaines de tes rivières en sources dorées cyprins chevelus dorésJ'attendais tes gamètesles ombelles en rais de lumièrecherchant la naissance à venirjoufflu du mondeen geyser attenduvirginité rageuselendemain de roséesgarde-robe du monde portuaireen portraitiste du monde / je cherchaispresbyte emprisonné
encoche à l'horizon / en bascule
/ je cherchais
je cherchais envieux
le bon portail du mondeou en vain
le portail du bon monde
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Délicieuses publicités féminines : le portail du bon monde ????
Par the very famous french peterpan
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3
Dimanche 17 septembre 2006
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17
/09
/Sep
/2006
21:57
"visage dripping" michel Batle, 1969
dans le ciel et creux et pâle
j'imagine ton visage
je le dessine je le vois je l'embrase
de tout mon souffle / en chaleur
je le teinte je le peins
me rappelant l'aube / de tes joues
bouche / rouge / ronde / acide
ta bouche crevassée
sillons en larmes
soc de temps méchants
oubli / l'oubli
oubliée ou perdue
la personne humaine
ne peut que seule / être
ta bouche où / solitaire / miroite
solitaire
la première rosée
/ de ce matin
dans le ciel et creux et pâle
j'ai créé ton visage
un nuage a tout emporté
ta bouche
ton front
tes cheveux longs que
retenaient les volets / retenaient
tes yeux pervenche
ton sexe ovalisé / et bon
ta grande main / qui calmait
ton grand corps dans sa grande / totalité
tes grandes amitiés / en écharpes en fumée
le vent est loin, maintenant
"grand visage de femme" Eugène Leroy
Par the very famous french peterpan
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Mardi 5 septembre 2006
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05
/09
/Sep
/2006
21:58
hommes fatigués
menaient
aux prés / grandes belles vaches blanches
voiture striait d'asphalte
le gris des pluies faisant glace
éclat macadam mouillé
renvoyait des reflets d'un ciel gris neige sale en miroir en orage d'été nuageuse fumée
grandes vaches et mufles roses
nonchalamment pénétraient royaume nivernais
prés dans leur véronèse
ou palette peintre enfant
teintes engrisées
avec orage d'été
Par the very famous french peterpan
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2
Samedi 26 août 2006
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26
/08
/Août
/2006
11:57
et l'herbe étendu là dessus dos au ciel milliards de vies grouillantes mais hors de moien dehorsmoi, en dehors, comme hors de ce monde invivantnon vivantne participant qu'à moi même "seul, inutilement seul""et déchiré de mon rêve"en solitude avec moi mêmele monde est en dehorsil grouille
Par the very famous french peterpan
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