Samedi 21 avril 2007
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/2007
21:40
On s'est perdu parait-il ???
et pourtant si proches les uns des autres
fallait-il notre cécité si grande
pour tant s'ignorer ainsi
et que dire après tout
de nos lenteurs cinématographiques
en flou dit-on "artistique"
vous vous complaisiez dans vos rôles
et je ne savais plus où vivre et qui suivre
mon frère déjà ne m'écrivait plus,
étranger de trop de frontières
moi-même j'oubliais son nom dans mes prières esseulées
mes amis se dispersaient en couples légitimes
et "heureux" vivaient enfin
c'était ceux des anciennes maisons communes
table commune table d'hôte
où ripailler réchauffait les coeurs
je restais à l'écran de ce film unique
durant l'entracte je les voyais passer
nettement je les voyais s'enfuir
et puis moins net
mes yeux embués
Par the very famous french peterpan
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Lundi 12 mars 2007
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/Mars
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03:35
Où
3 Cyprès
petite cour où chat noir veille
où chat noir ensommeille
maison déracinée où les avions
dans leur grondement
frêles fusées
aux branches cyprès
Rouge gorge malin
Ou rien
Par the very famous french peterpan
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Samedi 24 février 2007
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/2007
15:55
zeste de couleurs et de paroles
dans belle enfance
la mienne
au passé tapissé de doux
ô ta bouche naturelle
un refuge rouge donc
et se tend début du don
tout doux tout doux
et très lent très lent et doux
elles sont rouges cerise
ô pulpe de moi enfant
si belle enfance douce
ainsi ta bouche nature
comme un zeste rouge
Par the very famous french peterpan
-
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1
Mardi 26 décembre 2006
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26
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/Déc
/2006
20:27
ciel bleu
tache grise
l'horizon moule la brise
verte de fleurs fêlées
perce dans mon coeur
ton oeil maladroit
Par the very famous french peterpan
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1
Jeudi 23 novembre 2006
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23
/11
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23:18
mourir enjazzéau mitan d'une note blanche dans le continu d'un saxoparmi mes amis en habitou au creux d'une note noire plus rapidement sans souffle sortant si peu du saxotenu par mon frèremais nulle mort en jazz et Coltrane continuesans se soucier de mon air mi mortel mi lugubreet le chien au dehors la queue remue droite et fièreau rythme de mon frèrejouant Coltrane à sa manière
Par the very famous french peterpan
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Jeudi 23 novembre 2006
4
23
/11
/Nov
/2006
13:57
mourir vide en tout point cristallisé
mourir un peu tordu un peu déformé
fini l'univers d'infinis désirs
et ces relents de mort au goût âpre
mourir creux abimé de partout
mourir un peu triste mal en point
rejeté sur le sable os blanc et salé
ou vouloir vivre malgré tous ces maux
malgré tous ces mots vivre et mourir
et poursuivre les deux mains tendues
cette ombre bizarre aux couleurs fortes
pour en réapprendre le goût - l'amertume -
Par the very famous french peterpa
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Mercredi 27 septembre 2006
3
27
/09
/Sep
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21:50
J'étais de tes fontaines de tes rivières en sources dorées cyprins chevelus dorésJ'attendais tes gamètesles ombelles en rais de lumièrecherchant la naissance à venirjoufflu du mondeen geyser attenduvirginité rageuselendemain de roséesgarde-robe du monde portuaireen portraitiste du monde / je cherchaispresbyte emprisonné
encoche à l'horizon / en bascule
/ je cherchais
je cherchais envieux
le bon portail du mondeou en vain
le portail du bon monde
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Délicieuses publicités féminines : le portail du bon monde ????
Par the very famous french peterpan
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3
Dimanche 17 septembre 2006
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17
/09
/Sep
/2006
21:57
"visage dripping" michel Batle, 1969
dans le ciel et creux et pâle
j'imagine ton visage
je le dessine je le vois je l'embrase
de tout mon souffle / en chaleur
je le teinte je le peins
me rappelant l'aube / de tes joues
bouche / rouge / ronde / acide
ta bouche crevassée
sillons en larmes
soc de temps méchants
oubli / l'oubli
oubliée ou perdue
la personne humaine
ne peut que seule / être
ta bouche où / solitaire / miroite
solitaire
la première rosée
/ de ce matin
dans le ciel et creux et pâle
j'ai créé ton visage
un nuage a tout emporté
ta bouche
ton front
tes cheveux longs que
retenaient les volets / retenaient
tes yeux pervenche
ton sexe ovalisé / et bon
ta grande main / qui calmait
ton grand corps dans sa grande / totalité
tes grandes amitiés / en écharpes en fumée
le vent est loin, maintenant
"grand visage de femme" Eugène Leroy
Par the very famous french peterpan
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1
Mardi 5 septembre 2006
2
05
/09
/Sep
/2006
21:58
hommes fatigués
menaient
aux prés / grandes belles vaches blanches
voiture striait d'asphalte
le gris des pluies faisant glace
éclat macadam mouillé
renvoyait des reflets d'un ciel gris neige sale en miroir en orage d'été nuageuse fumée
grandes vaches et mufles roses
nonchalamment pénétraient royaume nivernais
prés dans leur véronèse
ou palette peintre enfant
teintes engrisées
avec orage d'été
Par the very famous french peterpan
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2
Samedi 26 août 2006
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/Août
/2006
11:57
et l'herbe étendu là dessus dos au ciel milliards de vies grouillantes mais hors de moien dehorsmoi, en dehors, comme hors de ce monde invivantnon vivantne participant qu'à moi même "seul, inutilement seul""et déchiré de mon rêve"en solitude avec moi mêmele monde est en dehorsil grouille
Par the very famous french peterpan
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Jeudi 29 juin 2006
4
29
/06
/Juin
/2006
22:43
sang est-ce
vent découvert
suinte opaque
vallée de rayons
trop s'évadent
fleurs clowns
pinceaux
sang est-ce
fluide chaleur
poumons sécrètent
flot de lait
de craie
parole stoppée
relief de corps
se dessine
à travers
en traverse
s'endort
au couchant
tout rond
boule chaude
flou part
en retraite
reculons
pluie fine
fait stries
pointes paysages
troués
partout
même lunettes
piquées déçues
tremblent
au battement-coeur
et ricanent aussi :
là-bas : mon amour et un arbre
Par the very famous french peterpan
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Mercredi 7 juin 2006
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07
/06
/Juin
/2006
13:19
ô mes pastels
de coureurs de nuages
toujours ternes et gris
te rappelles-tu fièvre
ces corps tachés de sang
et la blancheur des peaux
dieu que c'était dur de peindre
et non de toile sont faits les rêves
mais que seul vive
ton visage
revenez paysages muets
pastels de voyageur
Par the very famous french peterpan
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1
Samedi 20 mai 2006
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/Mai
/2006
17:04
fleurs natives en roses boutons
sont-ce quelques seins naissants
dont je goûte en pure perte l'avoine
tendre
Par the very famous french peterpan
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Dimanche 16 avril 2006
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16
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/2006
12:01
donc quoi dire.dehors l'air le souffle du venton gobe le tempsquoi dire des pinssquelette en bois verdure durechemins qui durent doréssur ces courbes de sabledehors le vent la mer qui tombe bat et renaitsables en dunes, de désir, formes féminines, seins tendres tenduesl'ensemble encore reste amble en longeant mes peinesdonc quoi dire.(le ciel grisâtre pleure des hommesle pays entier résonne de mots.)
Par the very famous french peterpan
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Mercredi 5 avril 2006
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05
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/Avr
/2006
19:28
Des routes se tracent sur ton corps Par la pluie de tes yeuxPar la pluie de tes yeux Des doigts se replacentDes doigts se replacent Un frisson d’amour sur la langueComme une page blanche Comme une page blanche
Par the very famous french peterpan
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