Jeudi 30 avril 2009
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/2009
22:09
L’homme a ce matin-là
en bouche
une diction pour finir /
Les beaux poèmes lus à forte voix ont fui dans le noir
loin dans la nuit silencieuse
Dans cette seconde moitié d’une journée si insolite remplie de dormeurs épuisés
perdant dans leurs rêves leur moitié d’humanité
Tous ces rameurs de la journée
ces travailleurs obligatoires
qui depuis longtemps ont perdu une partie du sens de leur vie
Il n’est pas de littérature, ni de corps en sueurs, ni de lointains voyages
Au mieux quelques musiques, ou quelques traits de couleur
pour émouvoir
C’est l’homme de glace – dit l’écrivain – qui lit en silence loin du feu
chacun sait qu’il peut aimer, il en est capable, il suffirait de peu de choses
la chute, Bertini, 1965
Par frenchpeterpan
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Publié dans : spleen "poèmes"
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Samedi 14 mars 2009
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/2009
19:44
Le corps calmé par ces pas incertains,
le vent assommé de bourrasques,
au dehors les grands pins et leurs verts aggressent
profèrent force et indifférence au genre humain
ils sont comme des stalles pour diriger mon chemin,
un pavage naturel, un lien, un lieu pour m’aider
Il y a dans dans cet air où
le ciel parfume
des odeurs d’infini
des idées d’homme complet
ou des « idées de révolution »
L’homme perçoit ces nuages-là comme des amers
nuque pliée au sol, puis regard aux cieux
L’attente incertaine des dieux imbéciles est douce-amère
Ne restera que le silence du vent dans le grand silence humain
Et la difficulté de se construire seul, isolé du reste humain
Et pourtant je ne suis pas un corail, et ma solitude est donc sans faille et totale
Les grands pins tremblent dans le mistral sans fin
Par frenchpeterpan
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Publié dans : spleen "poèmes"
2
Mardi 23 décembre 2008
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/12
/Déc
/2008
21:47
les racines
les terres
les cieux ou les gouffres immenses
il faudra reconnaître découvrir
travailler
chercher dans les creux et trous
écarter les bras
ne pas se noyer basculer dans le vide en arrière
bras ballants gesticulants
ressentir ces sensations de vide
définir la vie comme une vaste lacune
l’amertume du vide en nous
qui nous ronge nous nourrit nous abreuve
le vide le vide qui nous définit nous nomme
c’est silence de le dire
le grand vide est en nous
il nous soutient c’est l’équilibre
le grand funambule dont on fermera les yeux plus tard
à la toute fin
tu dis quoi : toujours pareil ?
pourquoi ne pas vivre puisque tu vis ?
PUIS dans un grand bruit
d'une grande déglutition :
finissant ainsi la vie, tu la nommeras peut-être
Par frenchpeterpan
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Publié dans : spleen "poèmes"
1
Samedi 20 septembre 2008
6
20
/09
/Sep
/2008
01:57
– dis-tu – blessé à mon pampre ?
Perdu tes jeunes années, n’oublie :
Nous ne sommes plus
Le temps a passé - évoquer le passé ?
Les rivières dorées, les poissons à chercher ?
=
Le bois a durci
Les rimes ont varié, de désillusions différentes en errances vagabondes
Les cœurs si tendres jadis perlent ce jour de sévérité
/
/
Nos 20 ans d'âge jeune sont loin
Nous sommes insatisfaits
Nous voulions plus avec nos yeux frais
Mais c’est ainsi de tous, le temps écarte les idéaux
Passe – peu importe – un autre temps
celui où il faut consolider
Les failles lézardent le beau poème
Celui qui disait « boy meets girl »
Dans des lueurs adolescentes
Les éclairs, la fulguration, les découvertes inventives, les blagues sans cesse renouvelées
Tes sourires de 18 ans
C’était l’orée
C’était à découvrir, le corps des autres, entre autres
et tant de paysages !
Casse casse ce qui reste, parfois le feu la lumière – au centre – se reforme
Fouille fouille dans les débris et flammèches comme un orpailleur
Cherche cherche dans toutes ces photos celles qui te rassureront
Ma tête hispide toujours est ma seule réponse
Mon regard ahuri encore devant tout ce monde
Air hagard d’encore rien comprendre à cette farce
(image volée sur le site d'Haruki Murakami)
Par frenchpeterpan
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Publié dans : spleen "poèmes"
3
Mardi 1 juillet 2008
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01
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/Juil
/2008
11:33
Magritte / "La clairvoyance"
j’avais des droits d’auteur sur toi qu’on dit incorporels
je m’en souciais
en errance ou en errements
les vapeurs du lit
une envie d’en finir
de s’endormir à jamais en boule
gentils hérissons soyeux
en chairs douces et parfumées
odeur de douche et de savon
un soupçon d’indéfini
incompressible incompréhension d’un toi d’un moi
de ce couple de deux ce perlimpinpin
dans le lit froid
ton corps chaud ton dos tes fesses
je suis venu me caler dans tes creux pour conjurer ce froid
tu dormais déjà
épuisée de tant d’images
un couple que nous formions
une éternité dans la lenteur du mouvement des corps
l’exhalaison des souffles
la lenteur du rythme costal
un type d’immobilité enfin et soudainement à réussir
réveils ou sommeils en feintes
une impression d’utilité
suis-je utile ?
désespéré et décalé
puis une éclaircie
en marge
enfin ma main comme un couvercle sur ton sexe
mon bras malhabilement immobile
terriblement la chambre est silencieuse
dans ma nuit sans sommeil
dans mes péroraisons
dans le limon de nos ennuis d’amour
Par the very famous french peterpan
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Publié dans : spleen "poèmes"
7
Mercredi 18 juin 2008
3
18
/06
/Juin
/2008
22:13
Là
à l’orée mordorée
des aubes
Sans cesse renouvelées artifices ensoleillés
Jupons de couleur :
Le soleil naît
(un autre levant)
Je ferme les yeux et pense aux morts
Je vois et je ne vois pas le monde à naître, sans cesse, il renaît
Sans cesse, l’horizon réapparait
à l’homme perpendiculaire
L’homme distant, qui regarde, stupéfait de cette naissance
Sa verticalité l’oppose, mais c’est son humanité, du moins il le pense
La trouée des lumières donne à l’horizon
un splendide tutu carmin
Je ferme les yeux et pense à ceux que j’ai aimés
à 6 heures, à l’aube rougeoyante, celle des naissances
le serpentin des vents naissants est comme un large navire,
les narines frémissent aux premières senteurs,
l’envie de quitter les rives, de rejoindre là-bas les filles aux yeux sombres,
les paysages inconnus aux fleurs sauvages, d’autres routes
je ferme les yeux et pense à ceux que je ne verrai plus jamais
ils sont ainsi les morts : coincés dans notre mémoire,
ils y sont présents « à vie »
Par frenchpeterpan
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2
Mardi 29 avril 2008
2
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/Avr
/2008
02:12
Il y aurait la Tristesse et sa Grande Falaise
et la Femme par un désastre gravitationnel,
le tout basculerait dans de grandes obliques et grandes gesticulations
En grande panique du dieu Pan
Banales, la Femme et la Tristesse glisseraient ensemble dans
des éclats pulsés de lumière très éblouissante en flashs puissants comme des saccades spermatiques
Je ne sais laquelle chuterait la première sous un ciel totalement bleu sans croche de nuages
Un ciel de peintures, un camaïeu
Ou c’est moi qui glisse - je file - ou je tombe -
dans mes culpabilités humaines
Fildefériste gesticulant dans de grands éclats de quartz ne sachant ni où
commencer ni où finir ma vie
Recommençant le chemin pourtant épuisé du désespoir et de l’incertain
Ce chemin là même qui forme une boucle et revient sur lui-même
En friche mélancolique en silence en bruits de broussailles
En piétinements, en revirements, élongations, crispations, longues chutes de falaises
Monticules en butoir
Plus haut que le sommet on ne monte plus
D’autres disent que ces escalades ne riment à rien
rimes pauvres
La douce camarde est au bout
sexy
habillée de noire
trouvant mon déhanchement appétissant
elle déhale mon corps
loin des eaux dangereuses
les tourbillons des flaques mornes
et des ennuis elliptiques
donc,
on attendra donc,
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Par the very famous french peterpan
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Publié dans : spleen "poèmes"
2
Vendredi 18 avril 2008
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18
/04
/Avr
/2008
03:48
j'attends le temps d'y voir
les brouillards
irritaient les paysages
maintenant les
arbres nus nous désignaient
les verts malins s'y mêlaient
Good Bye ma vie aréolée d'aurores incertaines
aux chapeaux de claque de la fin
Mai
ensoleillé et poussiéreux / à écarter
nous partimes fiévreux et
fiers
sur nos destriers fins comme des alumettes de poussière
Alphonse à ma gauche tremblait d'insomnie
son P.34 fidèle au poste jonchait sa main
éparpillée
nous chantions heureux le temps des cerises en changeant l'air
le soleil était vif l'air frais nos vitres ouvertes
nous fumions nos Gitanes complètement
sourds
la radio gueulait ses principes
nous foulions
ainsi le monde en pleine liberté
jusqu'où aurions nous pu nous en aller sans ces
tristes habitudes
et moi bagué toujours déambulant l'esprit vide dans ces ruelles
impossibles je souffrais de mes pas dans l'inconnu
de ces temps
des mouettes me giflaient de leur queue bariolée ;
j'espérais vivre loin de leurs nids ...
Par the very famous french peterpan
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Publié dans : spleen "poèmes"
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Dimanche 6 avril 2008
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06
/04
/Avr
/2008
05:28
mon coeur s'envine, mon coeur enviné
en tête avec mon entité on a décidé
de s'entre détruire s'entre déchirer
c'est entendu dit mon coeur d'accord
dit la peine ensiforme en soi à l'envie
mon coeur s'envine, mon coeur enviné
joliesse de cette attitude joviale
pars ma jouvence indécente indécise
c'est la déprime indécollable qui colle
ainsi, ma vie incurieuse incréée vide
et mon coeur s'envine, mon coeur enviné
la peine s'incruste s'imprime indélébile
ma vie d'inélégance inepte inemployée
laisse courir son sang hors d'elle hors
et je meurs moussu de malheur bien mûr
et mon coeur s'envine, mon coeur enviné
Par the very famous french peterpan
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Publié dans : spleen "poèmes"
3
Samedi 1 mars 2008
6
01
/03
/Mars
/2008
16:28
Elle dit :
(elle parlait) …
…/… dehors
(je regardais dehors)
le vent courbait les branchages
violemment
…/… elle parlait fort
je n’écoutais plus
dehors : le vent courbait fort
les branches, les hanches des arbres
les racines piétinaient
attendant la fin des discours
les branchages
…/…
elle se tut au silence clair
enfin seulement (et seulement)
je pus voir ses yeux clairs
ses joues blanches
elle put voir également (et enfin)
mes larmes claires
tout en regardant les branchages (dehors)
je pleurais notre séparation
en serrant les poings, mordant les lèvres
elle comprit trop tard ce qui nous liait
moi, je regardais les branches, nous pleurions
chacun isolément
…/…
quand les larmes se turent
le vent baissa
elle se rhabilla
ce fut enfin en grand silence
qu’elle quitta la chambre
en larmes nous deux
j’entendis le frottement de ses hanches
et la laine de sa robe
comme des branches
dehors :
je regardais les branches
violemment
les pleurs du vent
ruisselaient sur les branches
moi dehors, je regardais les branches
violemment
et fixement
Par frenchpeterpan
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Publié dans : spleen "poèmes"
12
Dimanche 18 novembre 2007
7
18
/11
/Nov
/2007
14:10
on foule on foule
nos désirs éteints
hier l'arbre s'endormait contre le chien timide
dans une petite rue de Mai à l'ombre d'un chêne
ou c'était un figuier le sable et la poussière et les cailloux, en bain ensoleillé, les ruelles percevaient déjà mes curieux états d'âme
je ressentais l'air la terre en grande clarté
mes désirs alors revinrent
et c'était bon ces matins d'aubes indéfinies de brumes poétisantes
mes amis dormaient à l'ombre de mes pas
des odeurs de mer et de campagne boisée ou les deux dans mon univers d'amitié
mes cheveux s'étonnaient sur des rochers et tissaient des algues
je voulais réinventer la mer
en faire à mon gré un monde parfait
aujourd'hui les amis ne sont plus
je marche je marche
mes désirs éteints hier l'arbre s'endormait
entre les pattes de ce chien fidèle
c'était une petite ruelle et vieille sans doute où le soleil cognait sur les terres alentour les roches les poussière de vos peaux
il est bon de ne pas revenir en arrière
ses souvenirs où battaient mes peines de coeur
où les amis finissaient leur marche dans une grange chaude
le foin sentait bon les sexes verts
les amitiés les visages de rousseur
les rires dans la poussière orangée et les pailles jaunes
enfumés nos corps de poussière et elle dormait
tout finit tout finit
des désirs morts
il y a longtemps un arbre baissait
toutes ses branches
il dormait un chien s'étendait sous l'ombre
une ruelle en Mai s'éteignait de gris tout était chaud de soleil
même les filles des rues encore endormies dans le matin clair
Par the very famous french peterpan
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Publié dans : spleen "poèmes"
3
Jeudi 25 octobre 2007
4
25
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/Oct
/2007
23:00
Long décours
de…
Compte à rebours
Je ne sais plus
sur qui je compte
L’assise de la grande ville
où je reposais
n’est plus
La force des grandes villes a disparu en mon cœur
L’immensité du chant des hommes
Il reste ? …
L’autre dit de se battre
La vie continue
- pourquoi ne pas vivre, puisque tu vis – dit un troisième
la musique d’Erik Satie coordonne encore mes images à ma vie, où le piano serait l ‘ami parfait ; la musique la grande compagne
je m’accroupis au sol ; à plat ma main se pose
la terre résonne comme je l’espérais
on est trop faible pour cette grande solitude
dans nos trop petits containers d’hommes
je ne saurais donc pas quoi convenir, devenir
je ne suis pas sûr des chemins
ou labyrinthes
et la grande lacune au creux du muscle rouge, un lacis de vaisseaux conduisant le sang
dans le dédale
la peau hâlée, au soleil, j’irai, retrouver les sables et les eaux des enfances
cette histoire en arrière sera ma maldonne à moi, passé malbâti ou errances
je ne cherche que la housse de tes bras pour m’isoler
un peu,
ce costume de moi, est à mettre cependant, qui le veut ?
le fatras peut-être a bel allure – certainement …
l’étau empeste encore
ranci de ces années d’hiver
"Theory" Toile d'Ena Swansea
Par the very famous french peterpan
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Publié dans : spleen "poèmes"
5
Mardi 28 août 2007
2
28
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/Août
/2007
12:45
Ah ! vilaine mélancolie ensanglantée
qui nous fait tous et toutes reculer
alors que c'est avancer qu'il faudrait
spleen des après midi déensoleillés
coupant les jambes fauchant les blés
langues arrachées cœurs torturés
alors que c'est avancer qu'il faudrait
méchants rêves d'arrêts,
embâcles brutaux où le sang coulerait
/ s'arrêterait
en pouls discontinu hémorragique
vidant tout ce contenu
alors que c'est avancer qu'il faudrait
avancer et son visage au vent tremble
offrir à soi-même d’abord le meilleur
en couleurs vivantes refuser les
mauvais cris
en pastels doux et tendres accepter nos vies
car c'est d'avancer qu'il faudrait
j'ai tendu la main au monde
qui se dressait
les ombres amies dans les
pénombres avançaient
death isn't, huile de pat Andréa, 1999
Par the very famous french peterpan
-
Publié dans : spleen "poèmes"
4
Dimanche 19 août 2007
7
19
/08
/Août
/2007
13:02
... joue contre jour
paume à la vitre
de toute cette glace
dans le sang qui fige
immobilisation
de toute articulation
désordre léger qui poisse
ou corridor de l'ennui
qui draine
cortèges difficiles de nuits déplacées
... joue contre jour
paume à la vitre
carreau de vitre qui fige
l'air moche en vrilles
épilepsie du vivre
Allez :
larguez les samares
les samares de la mort
allez : samares samares : tombez
allez samares : tombez tourbillonnez, dansez !
que la mort vienne donc
comme le fruit des arbres
une très légère / douce chute
Par the very famous french peterpan
-
Publié dans : spleen "poèmes"
7
Lundi 18 juin 2007
1
18
/06
/Juin
/2007
20:37
Je devrais dire je dirai je dis j'aime à dire
c'est ce qui sonne
dans leurs têtes affolées
en coup d'algues assombries chaudes dans ma nuit buccale
ce que j'ai à dire c'est à vous que je dis
et c'est amour bien sûr de dire :
c'est une étoffe vacillante
où tremble un corps étoile (étoffe-étoile)
étourdi dans de pures étreintes (étourdi-étreinte)
avec moi : toujours mon air morose morne éteint (morose-morne)
j'atterris toujours à l'heure du jour
quand il lève et crie sa levée
ou dans le grain foncé de cette peau brûlante
fluette fluide dans cette nudité (fluette-fluide)
il m'est loisible d'y voir ton corps
encore tu dors
dans les rêves tu aimes bouges les cils les yeux
c'est une onde désireuse une ondée parfumée (onde-ondée)
c'est une meule paillée
où je me meuble sur tes lombes en crevassées
(meule-meuble-lombe)
J'ai donc dit ce qu'il faut comme un écrivain satisfait
Silence
je me restaure dans le passé ces hotels du passé
aux draps défaits toujours
c'est ma jeunesse qui passe aux bras de filles colorées
vivantes de leur jeunesse
au héné dans des chapiteaux surpeuplés
coeurs chargés de drogue d'amour
j'aime ce venin du passé où je passe souvent
pour satisfaire mon air de tristesse car il le faut
cet air c'est mon standing qui le veut
je revois ainsi avide me vider de plein de sang
sang de vitesse où mes mains discrêtes troublent
demain oui je revois aussi ces corps flexibles ou non que
nous déchirions à souhait
ces accents de guitare où tant de pureté siège
c'est la jeunesse qui siège à St Sernin dans de
grands manteaux impassibles et râpés bonnets
à vendre bagues pierres fleurs cartons amours amitiés
de jeunes enfants turbulents qui passent vite
on se frôle on se touche
il y a de l'amitié dans nos effleurements
j'ai peur de perdre cette enfance
dans la dureté sauvage du monde de survie
je survis avec poètes musiques les amis
mais demain que sera ?
Par the very famous french peterpan
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Publié dans : spleen "poèmes"
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