Mercredi 18 juin 2008
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/2008
22:13
Là
à l’orée mordorée
des aubes
Sans cesse renouvelées artifices ensoleillés
Jupons de couleur :
Le soleil naît
(un autre levant)
Je ferme les yeux et pense aux morts
Je vois et je ne vois pas le monde à naître, sans cesse, il renaît
Sans cesse, l’horizon réapparait
à l’homme perpendiculaire
L’homme distant, qui regarde, stupéfait de cette naissance
Sa verticalité l’oppose, mais c’est son humanité, du moins il le pense
La trouée des lumières donne à l’horizon
un splendide tutu carmin
Je ferme les yeux et pense à ceux que j’ai aimés
à 6 heures, à l’aube rougeoyante, celle des naissances
le serpentin des vents naissants est comme un large navire,
les narines frémissent aux premières senteurs,
l’envie de quitter les rives, de rejoindre là-bas les filles aux yeux sombres,
les paysages inconnus aux fleurs sauvages, d’autres routes
je ferme les yeux et pense à ceux que je ne verrai plus jamais
ils sont ainsi les morts : coincés dans notre mémoire,
ils y sont présents « à vie »
Par frenchpeterpan
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Publié dans : spleen "poèmes"
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Mardi 29 avril 2008
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02:12
Il y aurait la Tristesse et sa Grande Falaise
et la Femme par un désastre gravitationnel,
le tout basculerait dans de grandes obliques et grandes gesticulations
En grande panique du dieu Pan
Banales, la Femme et la Tristesse glisseraient ensemble dans
des éclats pulsés de lumière très éblouissante en flashs puissants comme des saccades spermatiques
Je ne sais laquelle chuterait la première sous un ciel totalement bleu sans croche de nuages
Un ciel de peintures, un camaïeu
Ou c’est moi qui glisse - je file - ou je tombe -
dans mes culpabilités humaines
Fildefériste gesticulant dans de grands éclats de quartz ne sachant ni où
commencer ni où finir ma vie
Recommençant le chemin pourtant épuisé du désespoir et de l’incertain
Ce chemin là même qui forme une boucle et revient sur lui-même
En friche mélancolique en silence en bruits de broussailles
En piétinements, en revirements, élongations, crispations, longues chutes de falaises
Monticules en butoir
Plus haut que le sommet on ne monte plus
D’autres disent que ces escalades ne riment à rien
rimes pauvres
La douce camarde est au bout
sexy
habillée de noire
trouvant mon déhanchement appétissant
elle déhale mon corps
loin des eaux dangereuses
les tourbillons des flaques mornes
et des ennuis elliptiques
donc,
on attendra donc,
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Par the very famous french peterpan
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Publié dans : spleen "poèmes"
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Vendredi 18 avril 2008
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03:48
j'attends le temps d'y voir
les brouillards
irritaient les paysages
maintenant les
arbres nus nous désignaient
les verts malins s'y mêlaient
Good Bye ma vie aréolée d'aurores incertaines
aux chapeaux de claque de la fin
Mai
ensoleillé et poussiéreux / à écarter
nous partimes fiévreux et
fiers
sur nos destriers fins comme des alumettes de poussière
Alphonse à ma gauche tremblait d'insomnie
son P.34 fidèle au poste jonchait sa main
éparpillée
nous chantions heureux le temps des cerises en changeant l'air
le soleil était vif l'air frais nos vitres ouvertes
nous fumions nos Gitanes complètement
sourds
la radio gueulait ses principes
nous foulions
ainsi le monde en pleine liberté
jusqu'où aurions nous pu nous en aller sans ces
tristes habitudes
et moi bagué toujours déambulant l'esprit vide dans ces ruelles
impossibles je souffrais de mes pas dans l'inconnu
de ces temps
des mouettes me giflaient de leur queue bariolée ;
j'espérais vivre loin de leurs nids ...
Par the very famous french peterpan
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Publié dans : spleen "poèmes"
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Dimanche 6 avril 2008
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/2008
05:28
mon coeur s'envine, mon coeur enviné
en tête avec mon entité on a décidé
de s'entre détruire s'entre déchirer
c'est entendu dit mon coeur d'accord
dit la peine ensiforme en soi à l'envie
mon coeur s'envine, mon coeur enviné
joliesse de cette attitude joviale
pars ma jouvence indécente indécise
c'est la déprime indécollable qui colle
ainsi, ma vie incurieuse incréée vide
et mon coeur s'envine, mon coeur enviné
la peine s'incruste s'imprime indélébile
ma vie d'inélégance inepte inemployée
laisse courir son sang hors d'elle hors
et je meurs moussu de malheur bien mûr
et mon coeur s'envine, mon coeur enviné
Par the very famous french peterpan
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Samedi 1 mars 2008
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/Mars
/2008
16:28
Elle dit :
(elle parlait) …
…/… dehors
(je regardais dehors)
le vent courbait les branchages
violemment
…/… elle parlait fort
je n’écoutais plus
dehors : le vent courbait fort
les branches, les hanches des arbres
les racines piétinaient
attendant la fin des discours
les branchages
…/…
elle se tut au silence clair
enfin seulement (et seulement)
je pus voir ses yeux clairs
ses joues blanches
elle put voir également (et enfin)
mes larmes claires
tout en regardant les branchages (dehors)
je pleurais notre séparation
en serrant les poings, mordant les lèvres
elle comprit trop tard ce qui nous liait
moi, je regardais les branches, nous pleurions
chacun isolément
…/…
quand les larmes se turent
le vent baissa
elle se rhabilla
ce fut enfin en grand silence
qu’elle quitta la chambre
en larmes nous deux
j’entendis le frottement de ses hanches
et la laine de sa robe
comme des branches
dehors :
je regardais les branches
violemment
les pleurs du vent
ruisselaient sur les branches
moi dehors, je regardais les branches
violemment
et fixement
Par frenchpeterpan
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12
Dimanche 18 novembre 2007
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/Nov
/2007
14:10
on foule on foule
nos désirs éteints
hier l'arbre s'endormait contre le chien timide
dans une petite rue de Mai à l'ombre d'un chêne
ou c'était un figuier le sable et la poussière et les cailloux, en bain ensoleillé, les ruelles percevaient déjà mes curieux états d'âme
je ressentais l'air la terre en grande clarté
mes désirs alors revinrent
et c'était bon ces matins d'aubes indéfinies de brumes poétisantes
mes amis dormaient à l'ombre de mes pas
des odeurs de mer et de campagne boisée ou les deux dans mon univers d'amitié
mes cheveux s'étonnaient sur des rochers et tissaient des algues
je voulais réinventer la mer
en faire à mon gré un monde parfait
aujourd'hui les amis ne sont plus
je marche je marche
mes désirs éteints hier l'arbre s'endormait
entre les pattes de ce chien fidèle
c'était une petite ruelle et vieille sans doute où le soleil cognait sur les terres alentour les roches les poussière de vos peaux
il est bon de ne pas revenir en arrière
ses souvenirs où battaient mes peines de coeur
où les amis finissaient leur marche dans une grange chaude
le foin sentait bon les sexes verts
les amitiés les visages de rousseur
les rires dans la poussière orangée et les pailles jaunes
enfumés nos corps de poussière et elle dormait
tout finit tout finit
des désirs morts
il y a longtemps un arbre baissait
toutes ses branches
il dormait un chien s'étendait sous l'ombre
une ruelle en Mai s'éteignait de gris tout était chaud de soleil
même les filles des rues encore endormies dans le matin clair
Par the very famous french peterpan
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3
Jeudi 25 octobre 2007
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25
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/Oct
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23:00
Long décours
de…
Compte à rebours
Je ne sais plus
sur qui je compte
L’assise de la grande ville
où je reposais
n’est plus
La force des grandes villes a disparu en mon cœur
L’immensité du chant des hommes
Il reste ? …
L’autre dit de se battre
La vie continue
- pourquoi ne pas vivre, puisque tu vis – dit un troisième
la musique d’Erik Satie coordonne encore mes images à ma vie, où le piano serait l ‘ami parfait ; la musique la grande compagne
je m’accroupis au sol ; à plat ma main se pose
la terre résonne comme je l’espérais
on est trop faible pour cette grande solitude
dans nos trop petits containers d’hommes
je ne saurais donc pas quoi convenir, devenir
je ne suis pas sûr des chemins
ou labyrinthes
et la grande lacune au creux du muscle rouge, un lacis de vaisseaux conduisant le sang
dans le dédale
la peau hâlée, au soleil, j’irai, retrouver les sables et les eaux des enfances
cette histoire en arrière sera ma maldonne à moi, passé malbâti ou errances
je ne cherche que la housse de tes bras pour m’isoler
un peu,
ce costume de moi, est à mettre cependant, qui le veut ?
le fatras peut-être a bel allure – certainement …
l’étau empeste encore
ranci de ces années d’hiver
"Theory" Toile d'Ena Swansea
Par the very famous french peterpan
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5
Mardi 28 août 2007
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/Août
/2007
12:45
Ah ! vilaine mélancolie ensanglantée
qui nous fait tous et toutes reculer
alors que c'est avancer qu'il faudrait
spleen des après midi déensoleillés
coupant les jambes fauchant les blés
langues arrachées cœurs torturés
alors que c'est avancer qu'il faudrait
méchants rêves d'arrêts,
embâcles brutaux où le sang coulerait
/ s'arrêterait
en pouls discontinu hémorragique
vidant tout ce contenu
alors que c'est avancer qu'il faudrait
avancer et son visage au vent tremble
offrir à soi-même d’abord le meilleur
en couleurs vivantes refuser les
mauvais cris
en pastels doux et tendres accepter nos vies
car c'est d'avancer qu'il faudrait
j'ai tendu la main au monde
qui se dressait
les ombres amies dans les
pénombres avançaient
death isn't, huile de pat Andréa, 1999
Par the very famous french peterpan
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Publié dans : spleen "poèmes"
4
Dimanche 19 août 2007
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19
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/Août
/2007
13:02
... joue contre jour
paume à la vitre
de toute cette glace
dans le sang qui fige
immobilisation
de toute articulation
désordre léger qui poisse
ou corridor de l'ennui
qui draine
cortèges difficiles de nuits déplacées
... joue contre jour
paume à la vitre
carreau de vitre qui fige
l'air moche en vrilles
épilepsie du vivre
Allez :
larguez les samares
les samares de la mort
allez : samares samares : tombez
allez samares : tombez tourbillonnez, dansez !
que la mort vienne donc
comme le fruit des arbres
une très légère / douce chute
Par the very famous french peterpan
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7
Lundi 18 juin 2007
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/06
/Juin
/2007
20:37
Je devrais dire je dirai je dis j'aime à dire
c'est ce qui sonne
dans leurs têtes affolées
en coup d'algues assombries chaudes dans ma nuit buccale
ce que j'ai à dire c'est à vous que je dis
et c'est amour bien sûr de dire :
c'est une étoffe vacillante
où tremble un corps étoile (étoffe-étoile)
étourdi dans de pures étreintes (étourdi-étreinte)
avec moi : toujours mon air morose morne éteint (morose-morne)
j'atterris toujours à l'heure du jour
quand il lève et crie sa levée
ou dans le grain foncé de cette peau brûlante
fluette fluide dans cette nudité (fluette-fluide)
il m'est loisible d'y voir ton corps
encore tu dors
dans les rêves tu aimes bouges les cils les yeux
c'est une onde désireuse une ondée parfumée (onde-ondée)
c'est une meule paillée
où je me meuble sur tes lombes en crevassées
(meule-meuble-lombe)
J'ai donc dit ce qu'il faut comme un écrivain satisfait
Silence
je me restaure dans le passé ces hotels du passé
aux draps défaits toujours
c'est ma jeunesse qui passe aux bras de filles colorées
vivantes de leur jeunesse
au héné dans des chapiteaux surpeuplés
coeurs chargés de drogue d'amour
j'aime ce venin du passé où je passe souvent
pour satisfaire mon air de tristesse car il le faut
cet air c'est mon standing qui le veut
je revois ainsi avide me vider de plein de sang
sang de vitesse où mes mains discrêtes troublent
demain oui je revois aussi ces corps flexibles ou non que
nous déchirions à souhait
ces accents de guitare où tant de pureté siège
c'est la jeunesse qui siège à St Sernin dans de
grands manteaux impassibles et râpés bonnets
à vendre bagues pierres fleurs cartons amours amitiés
de jeunes enfants turbulents qui passent vite
on se frôle on se touche
il y a de l'amitié dans nos effleurements
j'ai peur de perdre cette enfance
dans la dureté sauvage du monde de survie
je survis avec poètes musiques les amis
mais demain que sera ?
Par the very famous french peterpan
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Publié dans : spleen "poèmes"
3
Dimanche 27 mai 2007
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27
/05
/Mai
/2007
21:57
Comment croire à la réussite des éclats de ces arbres sur nos toits
nos toits en lumière
nos toits aux sexes de feuillages, ou verdures fortes
et dans les tresses des arbres, des pans de bonheur gesticulant
marionnettes oubliées en couleur indécise
et sur ce gazon à peine clos, encore des syllabes de fraicheur
cherchant des mots inconnus
ainsi : tout plaire tout découvrir tout renoncer
est-il simple de rédiger le ciel, dans mes écrits romancés
écarteler les feuilles des nuages ; y tracer une marge
doux temps
doux sexe
ma vie de peine
ô vous malades : verrez-vous ces taches sombres
dont le sang qui passe témoigne
le sang qui passe
et les coups que la vie donne
ou le textile doux du fleuve
ô nocher de la mort
j'attends vos venues
dans ma solitude féroce
comme ce lac noir au bout de la forêt au bout de mon coeur
mes amours sont finies
mes mains mortes
mon sang fatigué
le bonheur m'a effleuré, puis s'est abcédé
j'ai oublié son goût de réglisse et l'affolement des coeurs
mon coeur hirondelle tendu à son fil d'adieu
le papier peint de ton visage aux pétales longs et soyeux
la vigne de tes cheveux
l'ondoiement lumineux des peaux
on me visse dans le coeur
à l'endroit précis où
je cherche la ferveur, oui mon ami, "cette" ferveur
la noirceur. la suie. la mélancolie. l'ennui. le deuil. la panique. l'éclatement.
m'envahissent. me hissent. me prennent. me freinent. me peinent. me flairent.
ô vie en arrière
vie invendue
j'attends la "mise en mots" de ma vie
dans ce dédale incompréhensible
j'attends des ponts et des pages, des lianes amies
des passages, des croisements
des sources en résurrection
comme des champs infinis fleuris et parfumés
je rêve à revers
il y a longtemps que mon coeur plein d'encre
est parti inviter le silence
je n'ai pas eu le temps
de me nourrir
suffisamment
de
toi
" L'incube " de Giorgio Finamore
Par the very famous french peterpan
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4
Jeudi 12 avril 2007
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/2007
21:52
à Jacques Bertin,
une maison en douceur
entre deux silences
deux hautes rives
des airs arrachés
après leur silence
mon nom de personne retrouvé
un chat silencieux aux odeurs aimées
fourrure rustre de poussière
la terre aux sentes de grenat
l'eau de la Loire ronronne
après deux chansons, tu t'es retournée
belle jeune fille, belle jeunesse
ma jeune jeunesse, mon amour
ô ma douce aux herbes de chênaie
ma mie d'univers tu y dansais
ô sonne à ma porte mon amour
mon chat jaune t'attend
sa moustache éclairée
un air de piano très lent où un chanteur s'enrhume
je te cherche encore dans les cités bruyantes des hommes
j'erreinte mon corps à t'inventer
un chant pour le mépris et l'insolence
un chant pour les hommes torturés
un troisième chant pour les femmes aimées
mes pas me portent ailleurs, je ne vais pas loin, ici le peu me suffit
quelques fleurs séchées ensemble
ta main blanche nichée près de mon ventre, mon chat en boule
"venez le soir, venez très tard" à l'impossible rêve près de moi confondu
immobilisé mon chant s'égare
aimable mon visage même trop, même mal
peu importe
"vous avez fait taire les coeurs vous écoutez"
pour atteindre
ou rejoindre les temps durs les soleils noirs et les herbes assoiffées
odeurs de Loire, sable froid et grossier des rivières
touffes perdues aux rives de l'amitié
Par the very famous french peterpan
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2
Vendredi 6 avril 2007
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06
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/Avr
/2007
11:24
cette bouteille de bière attablée - là - c'est un corps de femme
aux contours blonds
j'y abreuve mes soifs comme des paquets de peur
l'air embaumé y stagne en gros flocons jolis
les tables sont les navires de l'au-delà
et mes amis des mouettes endormies colorées d'amour
cette bouteille là de bière c'est un corps de femme inutile et serein
cette pièce ce sable qui languit c'est ma langue
je veux me parfumer de ces essences
je veux oublier mes peines qui se distendent
je veux terminer ma course au plus vite vers l'incroyable
je veux m'ouvrir à cela comme un enfant
dans le désert de cette vie
où je souffre où j'ai peur
bière endormie dans ma bouche timide
tu tangues ma vie sur des pavés tristes .point.
Par the very famous french peterpan
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Publié dans : spleen "poèmes"
2
Vendredi 2 mars 2007
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/Mars
/2007
10:24
je reviens dans un dimanche aux herbes coupées
une odeur presqu'oubliée
une très lointaine partie de mon enfance
un jouet égaré, caché ; un air de musique peut-être
l'air est froid et je m'enivre d' herbes
il est une femme d'une gare, d'un train ou d'ailleurs
me cherche ou attends
je parfume mon ennui de ses jambes fines
un matin je m'éveillerais dans son sexe
mes mains sentiraient le chaud je serais tout petit
mais mon temps est de marcher
et cette femme m'est éloignée
c'est un ami que l'on attendait sans trop attendre
c'est un amour que l'on cherche sans deviner
c'est mon chien qui est mort l'autre jour d'avoir trop rêvé
j'imagine c'est le matin
il fait rouge gris et frais, l'herbe coupée n'a pas séché encore
les arbres perlent leur grosse sève éventée
il est ce matin il est mon jardin
j'imagine encore mon enfance derrière tant de bosquets
elle s'allume quand je vois cette femme
ô mon ami toi qui m'est disparu
je cherche mes mots pour t'aimer
j'imagine un monde entier
où mon enfance était en partage
ce serait mon plus beau cadeau
ce matin avec cette herbe j'ai peur de toi d'elle de ces voyages
peur d'être vivant dans un monde enfermé
Par the very famous french peterpan
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Publié dans : spleen "poèmes"
1
Mercredi 10 janvier 2007
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10
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/2007
08:32
Voici du vent les branches agitéesdans les matins des clairs obscurs toi qui écoutes le chant des ramuresle soleil à peine se lève irritéil fait clair encore et froidtout à l'heure les filles viendrontaux premiers rayons de chaleurAmi ta mine est si tristetu te perds, tu imagines les temps d'ailleursne perds plus ton temps à t'oublierreste près de moi ami ignoréje suis prêt moi aussi pour la batailleles dis moi tout dis moi ouiet je signe moi aussidans tes amitiés en pagaille
regards de Jeanne et Marilyn
Par the very famous french peterpan
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Publié dans : spleen "poèmes"
2
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