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"Le poète est un archer qui tire dans le noir." - Salah Stétié -
"Soyez un écrivain mineur, cela vous rajeunira." 
Dominique Noguez

"Cette femme était si belle
Qu'elle me faisait peur."
 Guillaume Apollinaire

"In a place far away from anyone or anywhere, I drifted off for a moment." -- Haruki Murakami --


"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

"J'écris à cause du feu dans ma tête et de la mort qu'il faut nier."
Jacques Bertin

"O mon passé d'enfance,
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Fernando Pessoa


« La mort c’est l’infini des plaines
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Joseph Brodsky

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Nous entourent « et les voir

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"Quand je dis « je », je désigne par là une chose absolument unique,
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" Je ne suis pas moi ni un autre

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"Mais rien de cette nature n'est définitivement acquis. Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs. Puis se retire, et vous replace devant ce vide qu'on porte en soi, devant cette espèce d'insuffisance centrale de l'âme qu'il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui, paradoxalement est peut-être notre moteur le plus sûr."  Nicolas Bouvier

« La poésie vient vers nous, on ne sait d’où, et elle nous quitte, allant vers on ne sait quel au-delà. Mais en passant, elle nous laisse des mots et elle nous fait des signes dont l’interprétation est inépuisable. » Gabriel Bounoure

" Avec tes défauts. Pas de hâte. Ne va pas à la légère les corriger. Qu'irais tu mettre à la place ? " Henri Michaux


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Mai 2008 : "L'apéritif de la neige"
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(133 pages de poèmes et textes poétiques, pour la plupart ici sur mon blog)

"Le meilleur choix de poèmes est celui que l'on fait pour soi." Paul Eluard

"Savoir que nous ignorons tant de choses suffit à mon bonheur." George Oppen

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25 août 2018 6 25 /08 /août /2018 15:14

 

 

 

En fermant les yeux, des îles apparaissent, elles sont vertes sur fond bleu ; selon le relâchement des paupières ou leur crispation, les formes et les couleurs varient : ainsi des continents surgissent en totale apesanteur et attendent d’habiles découvreurs. 

En ouvrant les yeux, les carreaux de la fenêtre apparaissent, selon leur inclinaison, des morceaux du monde externe sont dévoilés ; et le vent par d’adroits mouvements massent ces vitres doucement variant ainsi les paysages ; derrière, les feuilles des arbustes proposent dans des verts unis des carreaux de lumière qui eux aussi par des alternances subtiles évoquent un kaléidoscope vert-blanc du pays de mon enfance. 

En me levant du lit, lentement, les douleurs de ma polyarthrite sont telles que je pouffe des cris – que j’étouffe – de douleur ; à les retenir ainsi, une envie de tousser survient ; à la toux, d’ignobles élancements naissent entre chaque côte, chaque muscle et tendon intercostaux, c’est alors une autre souffrance, une nouvelle, reliant le tout dans une puissance inouïe. 

Dehors, le soleil chauffe toutes les herbes, arbres, arbustes dont je suis propriétaire. De même de nombreux insectes, coléoptères et papillons, je les désigne tous par leur nom, voire leur prénom pour certains, je les montre du doigt à la foule silencieuse qui me regarde. Jadis, c’était sur un court de tennis où je marquais l’ultime et nécessaire point de la victoire sous d’innombrables hourrahs. Là, je suis seul sur le terrain à écouter les voltiges du vent et à célébrer ma victoire.

La victoire de ma vie qui a bien attendu la dernière ligne droite pour me dire : c’est enfin là. 

Le haut des arbres bouge lentement, on dit que le meilleur moment pour planter un arbre c’était il y a vingt ans, on rajoute que l’autre meilleur moment c’est maintenant. J’ai encore à planter ! Même si les places deviennent rares. Les grands arbres sont beaux dans leur croissance lente mais puissante, leur présence me rassérène. L’adoucissement des douleurs. Les douleurs s’adoucissent.

Revenons aux îles de mes méditations, elles forment ma géographie intime, je leur imagine des noms et des particularités ; Nicolas Bouvier disait qu’il lisait les cartes de géographies comme des polars ; c’est pareil pour moi, les cartes m’ont toujours attiré comme des aimants : les noms des lieux, des fleuves, des monts et collines. Il y aurait eu tant à découvrir ! Que fais-je ici ? Dans ma douleur statique et perpétuelle ? En finir avec moi même ? Maintenant que le temps probable est déjà passé ? 

Je foule l’herbe verte d’Août, entre mes doigts de pied, la pelouse sauvage me chatouille. Le ciel est très bleu – ce bleu des cartes postales - . Fertiliserais-je la terre ? Au milieu de ces fourmis infatigables ? Je suis confus, les yeux embués ; il faut que je change de braquet, sinon tout cela va mal finir. 

 

 

 

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commentaires

cão 26/08/2018 08:17

la plus lassante : la carte de visite.

peter 26/08/2018 11:17

c'est sûr qu'on est loin du polar, là...

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