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"Soyez un écrivain mineur, cela vous rajeunira." 
Dominique Noguez

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 Guillaume Apollinaire

"In a place far away from anyone or anywhere, I drifted off for a moment." -- Haruki Murakami --


"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

"J'écris à cause du feu dans ma tête et de la mort qu'il faut nier."
Jacques Bertin

"O mon passé d'enfance,
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Fernando Pessoa


« La mort c’est l’infini des plaines
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Joseph Brodsky

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"Quand je dis « je », je désigne par là une chose absolument unique,
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"Mais rien de cette nature n'est définitivement acquis. Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs. Puis se retire, et vous replace devant ce vide qu'on porte en soi, devant cette espèce d'insuffisance centrale de l'âme qu'il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui, paradoxalement est peut-être notre moteur le plus sûr."  Nicolas Bouvier

« La poésie vient vers nous, on ne sait d’où, et elle nous quitte, allant vers on ne sait quel au-delà. Mais en passant, elle nous laisse des mots et elle nous fait des signes dont l’interprétation est inépuisable. » Gabriel Bounoure

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Mai 2008 : "L'apéritif de la neige"
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(133 pages de poèmes et textes poétiques, pour la plupart ici sur mon blog)

"Le meilleur choix de poèmes est celui que l'on fait pour soi." Paul Eluard

"Savoir que nous ignorons tant de choses suffit à mon bonheur." George Oppen

______________________________________________

 

12 mars 2019 2 12 /03 /mars /2019 12:04

 

La demi lune

Eclaire au sol le demi sol

Mon corps à demi blanchi

Est immobile dans le froid hivernal

 

Derrière moi : la maison

La maison où je vis depuis bientôt trente ans, elle a donc dépassé ma première maison, celle de mes parents, devenue celle de mon frère où l’enfance s’exprima « de toute façon » ;  il y a bien longtemps avec plus ou moins de réussite. Cette nouvelle maison ? Est-elle la bonne ? Ou dois-je rechercher un autre toit ? Jacques Bertin disait déjà qu’il cherchait inlassablement le lieu où il retrouverait son enfance…

Comment peut-on être sûr qu’il s’agisse du bon endroit ? Faire venir un sourcier ? Etudier les flux qui se croisent là-bas dessous ? Tout est affaire de sources, donc. Et de courants marins. Ou d’ondes inconnues.

Auprès de moi, tu dors… Et toi, cette maison te satisfait-elle ?

Laisse une fenêtre ouverte vers vos amitiés entre le museau des chiens et  le bon vin, les chants des hommes et les sourires curieux des femmes

Leurs très grands yeux maquillés de noir, de nuit, pleins d’insistance

 

Il fait froid

La demi lune éclaire au sol le demi sol

Mon corps est à demi blanchi

Ombre allongée démesurée

Je suis immobile au froid hivernal

Indécis sur les lieux à partager

 

Mon corps, incertain

Immobile comme un arbre

Pieds comme des racines, les racines comme chaussettes

Faut-il se détacher de ce pays natal ?

Cette sortie de route, jadis,

Dans le talus ? Le fossé ?

Les berges – une protection – dit-on ?

Vite, le tapage de la vie, cet entonnoir m’a dirigé ici, ici les pieds au sol à la demi lune…

Je cherche moi aussi l’infini pays qui serait le mien

Avec les amis de l’enfance, « un endroit préparé dans ma mémoire »,

Non séparés, nous pourrions alors vivre

Et pourquoi pas ici, là où mes pieds s’enracinent ?

 

Tes yeux de fausse émeraude me fixent derrière les vitres embuées

Ardemment tu examines ce monde qui est – ma foi – un peu le tien aussi

Mais qu’en sais-je ?

 

 

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commentaires

cão 13/03/2019 07:01

chercher, c’est être habité tout en étant chez soi ...
j’aime beaucoup ton texte. Laisse la fenêtre ouverte !

Peter 14/03/2019 20:20

envie d'écrire sur ce sujet après avoir lu un petit bouquin de psychanalyse sur "la maison" ; très intéressant

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