Dimanche 27 mai 2007
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Comment croire à la réussite des éclats de ces arbres sur nos toits
nos toits en lumière
nos toits aux sexes de feuillages, ou verdures fortes
et dans les tresses des arbres, des pans de bonheur gesticulant
marionnettes oubliées en couleur indécise
et sur ce gazon à peine clos, encore des syllabes de fraicheur
cherchant des mots inconnus
ainsi : tout plaire tout découvrir tout renoncer
est-il simple de rédiger le ciel, dans mes écrits romancés
écarteler les feuilles des nuages ; y tracer une marge
doux temps
doux sexe
ma vie de peine
ô vous malades : verrez-vous ces taches sombres
dont le sang qui passe témoigne
le sang qui passe
et les coups que la vie donne
ou le textile doux du fleuve
ô nocher de la mort
j'attends vos venues
dans ma solitude féroce
comme ce lac noir au bout de la forêt au bout de mon coeur
mes amours sont finies
mes mains mortes
mon sang fatigué
le bonheur m'a effleuré, puis s'est abcédé
j'ai oublié son goût de réglisse et l'affolement des coeurs
mon coeur hirondelle tendu à son fil d'adieu
le papier peint de ton visage aux pétales longs et soyeux
la vigne de tes cheveux
l'ondoiement lumineux des peaux
on me visse dans le coeur
à l'endroit précis où
je cherche la ferveur, oui mon ami, "cette" ferveur
la noirceur. la suie. la mélancolie. l'ennui. le deuil. la panique. l'éclatement.
m'envahissent. me hissent. me prennent. me freinent. me peinent. me flairent.
ô vie en arrière
vie invendue
j'attends la "mise en mots" de ma vie
dans ce dédale incompréhensible
j'attends des ponts et des pages, des lianes amies
des passages, des croisements
des sources en résurrection
comme des champs infinis fleuris et parfumés
je rêve à revers
il y a longtemps que mon coeur plein d'encre
est parti inviter le silence
je n'ai pas eu le temps
de me nourrir
suffisamment
de
toi
" L'incube " de Giorgio Finamore
Par the very famous french peterpan
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Publié dans : spleen "poèmes"
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Jeudi 12 avril 2007
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à Jacques Bertin,
une maison en douceur
entre deux silences
deux hautes rives
des airs arrachés
après leur silence
mon nom de personne retrouvé
un chat silencieux aux odeurs aimées
fourrure rustre de poussière
la terre aux sentes de grenat
l'eau de la Loire ronronne
après deux chansons, tu t'es retournée
belle jeune fille, belle jeunesse
ma jeune jeunesse, mon amour
ô ma douce aux herbes de chênaie
ma mie d'univers tu y dansais
ô sonne à ma porte mon amour
mon chat jaune t'attend
sa moustache éclairée
un air de piano très lent où un chanteur s'enrhume
je te cherche encore dans les cités bruyantes des hommes
j'erreinte mon corps à t'inventer
un chant pour le mépris et l'insolence
un chant pour les hommes torturés
un troisième chant pour les femmes aimées
mes pas me portent ailleurs, je ne vais pas loin, ici le peu me suffit
quelques fleurs séchées ensemble
ta main blanche nichée près de mon ventre, mon chat en boule
"venez le soir, venez très tard" à l'impossible rêve près de moi confondu
immobilisé mon chant s'égare
aimable mon visage même trop, même mal
peu importe
"vous avez fait taire les coeurs vous écoutez"
pour atteindre
ou rejoindre les temps durs les soleils noirs et les herbes assoiffées
odeurs de Loire, sable froid et grossier des rivières
touffes perdues aux rives de l'amitié
Par the very famous french peterpan
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Publié dans : spleen "poèmes"
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Vendredi 6 avril 2007
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cette bouteille de bière attablée - là - c'est un corps de femme
aux contours blonds
j'y abreuve mes soifs comme des paquets de peur
l'air embaumé y stagne en gros flocons jolis
les tables sont les navires de l'au-delà
et mes amis des mouettes endormies colorées d'amour
cette bouteille là de bière c'est un corps de femme inutile et serein
cette pièce ce sable qui languit c'est ma langue
je veux me parfumer de ces essences
je veux oublier mes peines qui se distendent
je veux terminer ma course au plus vite vers l'incroyable
je veux m'ouvrir à cela comme un enfant
dans le désert de cette vie
où je souffre où j'ai peur
bière endormie dans ma bouche timide
tu tangues ma vie sur des pavés tristes .point.
Par the very famous french peterpan
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Vendredi 2 mars 2007
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10:24
je reviens dans un dimanche aux herbes coupées
une odeur presqu'oubliée
une très lointaine partie de mon enfance
un jouet égaré, caché ; un air de musique peut-être
l'air est froid et je m'enivre d' herbes
il est une femme d'une gare, d'un train ou d'ailleurs
me cherche ou attends
je parfume mon ennui de ses jambes fines
un matin je m'éveillerais dans son sexe
mes mains sentiraient le chaud je serais tout petit
mais mon temps est de marcher
et cette femme m'est éloignée
c'est un ami que l'on attendait sans trop attendre
c'est un amour que l'on cherche sans deviner
c'est mon chien qui est mort l'autre jour d'avoir trop rêvé
j'imagine c'est le matin
il fait rouge gris et frais, l'herbe coupée n'a pas séché encore
les arbres perlent leur grosse sève éventée
il est ce matin il est mon jardin
j'imagine encore mon enfance derrière tant de bosquets
elle s'allume quand je vois cette femme
ô mon ami toi qui m'est disparu
je cherche mes mots pour t'aimer
j'imagine un monde entier
où mon enfance était en partage
ce serait mon plus beau cadeau
ce matin avec cette herbe j'ai peur de toi d'elle de ces voyages
peur d'être vivant dans un monde enfermé
Par the very famous french peterpan
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Mercredi 10 janvier 2007
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08:32
Voici du vent les branches agitéesdans les matins des clairs obscurs toi qui écoutes le chant des ramuresle soleil à peine se lève irritéil fait clair encore et froidtout à l'heure les filles viendrontaux premiers rayons de chaleurAmi ta mine est si tristetu te perds, tu imagines les temps d'ailleursne perds plus ton temps à t'oublierreste près de moi ami ignoréje suis prêt moi aussi pour la batailleles dis moi tout dis moi ouiet je signe moi aussidans tes amitiés en pagaille
regards de Jeanne et Marilyn
Par the very famous french peterpan
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Lundi 27 novembre 2006
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22:17
(sur une idée de l'amie Nathalie)...
La peur c’est comme Allende entendant la dernière porte défoncée
La liberté c’est comme le pays qu’Allende cherchait à réinventer
L’écriture c’est comme Neruda criant leurs mots liberté fraternité amitié
La peur c’est comme toi s’approchant de moi
La liberté c’est comme toi s’éloignant de moi
L’écriture c’est comme toi bien trop loin de moi
La peur c’est ce sexe féminin toujours inconnu
La liberté c’est de jouir de tes paysages connus
L’écriture c’est comme le délié des voyelles de ton corps
La peur c’est comme la haine et le racisme qui renaît
La liberté c’est comme le chant des partisans qui renaît
L’écriture c’est comme l’échec des années d’écoliers
La peur c’est comme le noir de mes spleens
La liberté c’est comme le blanc de tes lignes
L’écriture c’est comme le gris de mes songes
La peur c’est comme cette montagne où mon ami est mort il y a 15 jours
La liberté c’est comme la sienne de grimper seul en être humain décidé
L’écriture c’est comme son corps recroquevillé en virgule au matin retrouvé
La peur c’est comme la mort que j’entends mais ne vois
La liberté c’est comme les injures que je lui dis en abois
L’écriture c’est comme mes refus d’entrer en elle en toi
La peur c’est comme ce paysage si beau qu’il fait peur
La liberté c’est comme ces monts où je marcherais
L’écriture c’est comme la somme de mes pas en cette fin d’été
La peur c’est comme vous perdre tous, tous en allés
La liberté c’est comme ma solitude belle en allée
L’écriture c’est comme la somme de toutes ces amitiés
La peur c’est comme des mots impossibles à rimer
La liberté c’est comme ces poèmes un jour de prose
L’écriture c’est comme féminines et masculines mélangées
La peur c’est comme le grand méchant loup en dim up
La liberté c’est comme ton sourire qui dit allez Hop !
L’écriture c’est comme un son délié de vêtements qui chutent
La peur c’est comme la page blanche et qui le reste
La liberté c’est comme Eluard écrivant ce nom
L’écriture c’est comme celle des poètes délicieux exquis
La peur c’est comme vivre sans alentour des enfants
La liberté c’est comme les regarder grandir en cachette
L’écriture c’est comme leurs rires à mettre en chapelets
La peur c’est comme se retrouver seul en ce salon
La liberté bien sûr de rester là tourner en rond
Et d’y dessiner avec mes pas de sombres tracés d’écriture
à toi, mon ami Henri, je t'offre ce beau chemin vers cette montagne que tu aimais tant, à bientôt... M.
Par the very famous french peterpan
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Samedi 25 novembre 2006
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21:37
Sombres
Plaies
En mots urgence
urgence urgence
Sombre la vie
déshonnête d’un monde faux
s’imagine disparaître ; perspective en fuite
mes rêves décousus
Et ce sera une valve percée
déchirures des vents
silence, repos ; coeur malade, hypnose
Tout dépasse la vie
avalanche toute blanche
flocons maladifs enserrés compactés
méchants grains amenés par la mort
Ma marche est sans importance
le sang ne programme pas de cadence
pas de femmes aux allures de hanches
Cachée,
tu enroberais des soleils oubliés
des poissons argentés
glissant ; frétillant
Oh ! passent pensées de retard
tout dépasse cette courte vie
tout retombe tout se tait
un autre silence il se fait
"Hypnos" de Pat Andréa
Par the very famous french peterpan
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Mardi 25 juillet 2006
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/Juil
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11:41
J'arrête je t'arrête
l'air en dessous rêve de nous surprendre, le frais
paumes ouvertes à l'été
il rêve des mots à l'emporte-pièce
très simples
dans des draps de nuages aux plis déjà parfaits
il me rêve ton nom en peau d'homme
avec ce grain singulier albâtre
on fera et oui et demain
et par dessus tout ton âme en chemin
on prendra en retour
quelques fleurs séchées
quelques couleurs de craie
des pétales en soin
et ta jeune poitrine à distribuer
toi alcool d'été
tes gestes attentifs et ta bouche versée
des lendemains sans suite sur mes ulcères rêvés
et des jambes ennuyeuses un collant mal venu
un chant inconnu un air de nulle part
mais ici là et nullement ailleurs
ce qui fait toi et puis rien
on s'enferme s'enferme et délire
il est beau ce geste du semeur
dans l'étreinte gauchement oubliée
il semble parfaire nous donner
et puis le fond en toi qui nous impose
ce cul chantant où tu t'assieds
parfaitement bien de ta pose
j'irai dormir l'été éclairé
sous les fenêtres de nos amis
on jurera leurs fenêtres fermées
alors qu'elles brillent jusqu'en été
oublier nos chants sombres
et fuir vers ce qu'on croit
prendre les restes ce qui reste
ramper proches des pourritures vitales
mourir au fin fond désemparés
c'est ainsi que tous ont fait
si vivre ainsi tout se défait
pourquoi nous avoir donné tant et tout
pourquoi ? c'est vraiment nous, vos avenirs ?
ces éclairages étranges balbutient
encore des bulles d'invraisemblance ?
je ne garde que cela : ton très jeune corps
en surbrillance en clair-obscur en infinie détachement
en vallées verdoyantes, éclairs solaires, gypse blanc
matins calmes
ruisseaux zigzaguants
grande fraicheur de ta nuque étirée
Photographie de Stéphane alias Barflyallez voir les photos belles et étranges de Barfly
Par the very famous french peterpan
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Lundi 24 juillet 2006
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12:14
je ne suis pas disponible aux mondes des autres
chaque autre en soi qui s'affirme
je ne veux plus être disponible ni à toi ni aux autres
je me veux silence
j'en montre mon individualité
mon ego non égal aux autres
je n'ai rien à dire
ni les rires ni les pleurs ne m'émeuvent
ni tes pleurs ni vos rires
royaume non silencieux on vous y bouffe à grands coups
d'erreurs de maladresses de certitudes
j'ai peur de vos certitudes comme de vos suffisances et vos ignorances
ne dites pas : c'est ceci, c'est cela ; écoutez les autres danser
vous n'avez rien à gagner de vous-mêmes rien à vouloir prouver
de toute façon je ne vous écoute plus
belle contradiction, n'est-ce pas !
à vrai dire : je n'ai goût à rien
"j'aurais voulu t'écrire une chanson d'amour, mais par les temps qui courrent, ce n'est pas chose commode."
Par the very famous french peterpan
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Mercredi 14 juin 2006
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prends garde où te mène la vie
sentiers sans naissance
où tes folies t'amènent
jeune homme peureux du silence
ivre où la pureté du vivre te mène
fuyard perdu à l'aube de tes déchirements
fêtard perdant des illusions de vivre
dangereux vainqueur de tes batailles solitaires
ours qui ferme la porte au monde qui te vide
ferme la mort à ceux que tu veux
pour les cacher dans tes velours
fiançailles inouïes de tes désirs de vivre
rejets commodes du monde à venir
Il est un jour impossible ou perdu où tu t'enfuiras et tu seras fou sans doute de ta fuite, tu fuiras sans aucun demi-tour, et laissant dans le passé tous tes dimanches d'amitié, toutes tes foires du souvenir et tes regrets d'aimer et tes orgueils maladifs et tes mots qui ne sont plus de poèmes ;
tu fuiras l'eau changeante des autres, l'eau grasse des villes enfumées, l'eau noire encrée de cette nature moribonde et là-dedans tu jetteras toutes tes vieilles rimes vêtues de peur, feuilles encombrantes, moisissures, métrique et fiasco
romans non écrits sans titre ni chapitres
femmes à moitié nues encore en dormance
et qui pourra dire que ce jour sera béni ?
Par the very famous french peterpan
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Publié dans : spleen "poèmes"
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Mercredi 31 mai 2006
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comme feuilles mortes au fleuve
il dure lentement le temps où
nous avançons en perpétuel leurre
lièvres enivrés de vents matinaux
en cohortes légères et la rosée
qui doucement au creux perlait
et nos flancs s'agitaient
et battaient comme coeurs s'affolant
même le vent criait déjà nos noms
en plaintes de feuillages en cris
les hautes herbes faisaient pièges
et nos ombres écrans sur les pierres
nous finissions totalement de vivre
en ombres plates en longue glissade
"pourquoi ne pas vivre puisque tu vis"
Par the very famous french peterpan
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Lundi 8 mai 2006
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/2006
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J’étais l’étrave ou le javelot, jeuneCe monde s'éclairait nourri de joies, jeuneFendant l’air et l’innocence en tout, jeuneNouveau lauréat j’aurais avancé droit, jeuneDans tes arrière-cours j’imaginais, jeuneDes alvéoles et des miellats de muscat, jeuneDes jambes fines de grande reine, jeuneJ’étais jockey du monde vivant, jeuneA mon passage les ronces s’écartaient, jeuneDéclic déclin déchu, à genouxEn acousmie et à genouxEt mes hantises d’alorsLapsus et ton corps latéral : tu te mis à fuireJe suis MaintenantMaintenantMaintenantdéfinitivement à côté, à côté, à côté
Autoportrait de l'auteur alors qu'il était jeune et romantique ;-)
(je portais déjà des vêtements troués alors que ce n'était pas du tout la mode, j'étais déjà "fashion" sans le savoir ! quelle maitrise ! 8-D )
Par the very famous french peterpan
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Publié dans : spleen "poèmes"
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Lundi 1 mai 2006
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09:45
Au crépuscule : visage perdu
dans des tiers d'amour aux petites couleurs de blanc-cass
au cafés d'hier enfermés dans des odeurs de passe
"Dame nue" passait et flottait en un ballet nostalgique
elle fumait ses jambes en un long roucoulement
qu'elle avait ma foi fort belles et sentait bon
elle s'éteignait elle-même tout près de nos âmes
dans de longues touffes verticales où mes allumettes erraient
le plus doucement possible lisière d'horizons indiscrets
nous jeunes hommes encore éperdus de tant de grâce
nous aimions ces moments érotiques où "Dame nue" décidait
de se fumer toute entière et où dans le noir silence du café belge
peu après 2 heures du matin
une terrible odeur âcre et puissante de femme
enfumait notre oxygène et où surtout fantastique ballet
de plaisir dans le silence noir de ce petit café
au beau milieu des clients hébétés dans une pénombre irréelle
une bouche très cerise deux grosses lèvres et fermes
semblaient nous lancer immobiles un cri d'orgasme terrible et vainqueur
mais ce n'était que l'illusion du plaisir
dans nos tempes de gamins fous
Par the very famous french peterpan
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Publié dans : spleen "poèmes"
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