Samedi 25 novembre 2006
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21:37
Sombres
Plaies
En mots urgence
urgence urgence
Sombre la vie
déshonnête d’un monde faux
s’imagine disparaître ; perspective en fuite
mes rêves décousus
Et ce sera une valve percée
déchirures des vents
silence, repos ; coeur malade, hypnose
Tout dépasse la vie
avalanche toute blanche
flocons maladifs enserrés compactés
méchants grains amenés par la mort
Ma marche est sans importance
le sang ne programme pas de cadence
pas de femmes aux allures de hanches
Cachée,
tu enroberais des soleils oubliés
des poissons argentés
glissant ; frétillant
Oh ! passent pensées de retard
tout dépasse cette courte vie
tout retombe tout se tait
un autre silence il se fait
"Hypnos" de Pat Andréa
Par the very famous french peterpan
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Mardi 25 juillet 2006
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25
/07
/2006
11:41
J'arrête je t'arrête
l'air en dessous rêve de nous surprendre, le frais
paumes ouvertes à l'été
il rêve des mots à l'emporte-pièce
très simples
dans des draps de nuages aux plis déjà parfaits
il me rêve ton nom en peau d'homme
avec ce grain singulier albâtre
on fera et oui et demain
et par dessus tout ton âme en chemin
on prendra en retour
quelques fleurs séchées
quelques couleurs de craie
des pétales en soin
et ta jeune poitrine à distribuer
toi alcool d'été
tes gestes attentifs et ta bouche versée
des lendemains sans suite sur mes ulcères rêvés
et des jambes ennuyeuses un collant mal venu
un chant inconnu un air de nulle part
mais ici là et nullement ailleurs
ce qui fait toi et puis rien
on s'enferme s'enferme et délire
il est beau ce geste du semeur
dans l'étreinte gauchement oubliée
il semble parfaire nous donner
et puis le fond en toi qui nous impose
ce cul chantant où tu t'assieds
parfaitement bien de ta pose
j'irai dormir l'été éclairé
sous les fenêtres de nos amis
on jurera leurs fenêtres fermées
alors qu'elles brillent jusqu'en été
oublier nos chants sombres
et fuir vers ce qu'on croit
prendre les restes ce qui reste
ramper proches des pourritures vitales
mourir au fin fond désemparés
c'est ainsi que tous ont fait
si vivre ainsi tout se défait
pourquoi nous avoir donné tant et tout
pourquoi ? c'est vraiment nous, vos avenirs ?
ces éclairages étranges balbutient
encore des bulles d'invraisemblance ?
je ne garde que cela : ton très jeune corps
en surbrillance en clair-obscur en infinie détachement
en vallées verdoyantes, éclairs solaires, gypse blanc
matins calmes
ruisseaux zigzaguants
grande fraicheur de ta nuque étirée
Photographie de Stéphane alias Barflyallez voir les photos belles et étranges de Barfly
Par the very famous french peterpan
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Lundi 24 juillet 2006
1
24
/07
/2006
12:14
je ne suis pas disponible aux mondes des autres
chaque autre en soi qui s'affirme
je ne veux plus être disponible ni à toi ni aux autres
je me veux silence
j'en montre mon individualité
mon ego non égal aux autres
je n'ai rien à dire
ni les rires ni les pleurs ne m'émeuvent
ni tes pleurs ni vos rires
royaume non silencieux on vous y bouffe à grands coups
d'erreurs de maladresses de certitudes
j'ai peur de vos certitudes comme de vos suffisances et vos ignorances
ne dites pas : c'est ceci, c'est cela ; écoutez les autres danser
vous n'avez rien à gagner de vous-mêmes rien à vouloir prouver
de toute façon je ne vous écoute plus
belle contradiction, n'est-ce pas !
à vrai dire : je n'ai goût à rien
"j'aurais voulu t'écrire une chanson d'amour, mais par les temps qui courrent, ce n'est pas chose commode."
Par the very famous french peterpan
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Mercredi 14 juin 2006
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20:05
prends garde où te mène la vie
sentiers sans naissance
où tes folies t'amènent
jeune homme peureux du silence
ivre où la pureté du vivre te mène
fuyard perdu à l'aube de tes déchirements
fêtard perdant des illusions de vivre
dangereux vainqueur de tes batailles solitaires
ours qui ferme la porte au monde qui te vide
ferme la mort à ceux que tu veux
pour les cacher dans tes velours
fiançailles inouïes de tes désirs de vivre
rejets commodes du monde à venir
Il est un jour impossible ou perdu où tu t'enfuiras et tu seras fou sans doute de ta fuite, tu fuiras sans aucun demi-tour, et laissant dans le passé tous tes dimanches d'amitié, toutes tes foires du souvenir et tes regrets d'aimer et tes orgueils maladifs et tes mots qui ne sont plus de poèmes ;
tu fuiras l'eau changeante des autres, l'eau grasse des villes enfumées, l'eau noire encrée de cette nature moribonde et là-dedans tu jetteras toutes tes vieilles rimes vêtues de peur, feuilles encombrantes, moisissures, métrique et fiasco
romans non écrits sans titre ni chapitres
femmes à moitié nues encore en dormance
et qui pourra dire que ce jour sera béni ?
Par the very famous french peterpan
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Mercredi 31 mai 2006
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31
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12:19
comme feuilles mortes au fleuve
il dure lentement le temps où
nous avançons en perpétuel leurre
lièvres enivrés de vents matinaux
en cohortes légères et la rosée
qui doucement au creux perlait
et nos flancs s'agitaient
et battaient comme coeurs s'affolant
même le vent criait déjà nos noms
en plaintes de feuillages en cris
les hautes herbes faisaient pièges
et nos ombres écrans sur les pierres
nous finissions totalement de vivre
en ombres plates en longue glissade
"pourquoi ne pas vivre puisque tu vis"
Par the very famous french peterpan
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Lundi 8 mai 2006
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08
/05
/2006
18:18
J’étais l’étrave ou le javelot, jeuneCe monde s'éclairait nourri de joies, jeuneFendant l’air et l’innocence en tout, jeuneNouveau lauréat j’aurais avancé droit, jeuneDans tes arrière-cours j’imaginais, jeuneDes alvéoles et des miellats de muscat, jeuneDes jambes fines de grande reine, jeuneJ’étais jockey du monde vivant, jeuneA mon passage les ronces s’écartaient, jeuneDéclic déclin déchu, à genouxEn acousmie et à genouxEt mes hantises d’alorsLapsus et ton corps latéral : tu te mis à fuireJe suis MaintenantMaintenantMaintenantdéfinitivement à côté, à côté, à côté
Autoportrait de l'auteur alors qu'il était jeune et romantique ;-)
(je portais déjà des vêtements troués alors que ce n'était pas du tout la mode, j'étais déjà "fashion" sans le savoir ! quelle maitrise ! 8-D )
Par the very famous french peterpan
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Lundi 1 mai 2006
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01
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/2006
09:45
Au crépuscule : visage perdu
dans des tiers d'amour aux petites couleurs de blanc-cass
au cafés d'hier enfermés dans des odeurs de passe
"Dame nue" passait et flottait en un ballet nostalgique
elle fumait ses jambes en un long roucoulement
qu'elle avait ma foi fort belles et sentait bon
elle s'éteignait elle-même tout près de nos âmes
dans de longues touffes verticales où mes allumettes erraient
le plus doucement possible lisière d'horizons indiscrets
nous jeunes hommes encore éperdus de tant de grâce
nous aimions ces moments érotiques où "Dame nue" décidait
de se fumer toute entière et où dans le noir silence du café belge
peu après 2 heures du matin
une terrible odeur âcre et puissante de femme
enfumait notre oxygène et où surtout fantastique ballet
de plaisir dans le silence noir de ce petit café
au beau milieu des clients hébétés dans une pénombre irréelle
une bouche très cerise deux grosses lèvres et fermes
semblaient nous lancer immobiles un cri d'orgasme terrible et vainqueur
mais ce n'était que l'illusion du plaisir
dans nos tempes de gamins fous
Par the very famous french peterpan
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