ici :

some words :

"Le poète est un archer qui tire dans le noir." - Salah Stétié -
"Cette femme était si belle
Qu'elle me faisait peur."
 Guillaume Apollinaire

"In a place far away from anyone or anywhere, I drifted off for a moment." -- Haruki Murakami --


"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

"J'écris à cause du feu dans ma tête et de la mort qu'il faut nier."
Jacques Bertin

"O mon passé d'enfance,
pantin qu'on m'a cassé."
Fernando Pessoa


« La mort c’est l’infini des plaines
et la vie la fuite des collines. »
Joseph Brodsky



" LA GRANDE FORCE EST LE DESIR "
(Guillaume Apollinaire)



"Quand je dis « je », je désigne par là une chose absolument unique,
à ne pas confondre avec une autre."
Ugo Betti

"Le sens trop précis
rature
ta vague littérature"
Stéphane Mallarmé


" Je ne suis pas moi ni un autre

Je suis quelque chose d’intermédiaire :
Un pilier du pont d’ennui
qui s’étend de moi vers l’autre. "
Mario de Sa-Carneiro

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féminins "poèmes"

Lundi 19 juin 2006 1 19 /06 /Juin /2006 21:29
Dire
Redire
Laisser fuir
Laisser partir : le désir le désir
Le désir de plaire, de séduire, de paraître
Le faux-semblant, le paraître, l'apparence
Le superflu, l'inutile, le superficiel
Ce qui te dessert
Ce qui va contre toi
Ce qui baisse ton attraction

Par pitié
Par pitié
Par pitié : reste toi-même !

Oublie ton look
Oublie tes parfums
tes rouges à lèvres, tes bagues, tes machins
arrête de jouer à l'éternel féminin
de prendre tes poses
de poser tes hanches
de rire avec grand bruit pour qu'on te regarde
Oublie tes crêmes et pommades

Par pitié
Par pitié
Par pitié : reste toi-même !

Par the very famous french peterpan - Publié dans : féminins "poèmes"
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Lundi 12 juin 2006 1 12 /06 /Juin /2006 21:45
oui l'irréel a trop parfait
il dure murmure mots passés
découpage des haies
de nos sculptures éloignées
prétend nous fendre ennemi enneigé
silhouette de lunes enlacées
lit où d'adroites couvertures
pures de chevet flottent
laisse au fond qui allaite
cette enfance en liesse si peu muette
me dire dans tes creux
les cris atteints de mes cheminées
verdoyants doigts écartelés
sur ta couture défaite en fumée enfumée
il hésite sur les poses et ose
merveilleuses écritures offertes
et alertent tout ton éveil rose
il viendra dans des années
un temps de passe éveillé
mon sexe pieu défait en l'air
aurait l'air de tes yeux éclairés
oui l'irréel a trop parfait
le temps des temps est arrivé
défaits nos livres du passé
et les pages arrêtées
comme ces draps trop pliés
en nos corps dérangés.
 












"corps croisés fibrés"
gouache de Titouliv
marie-laurence Damon "Titouliv"
Par the very famous french peterpan - Publié dans : féminins "poèmes"
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Dimanche 28 mai 2006 7 28 /05 /Mai /2006 19:33
Le long du canal
ce chemin frais de halage, ensemble d’ombrages
t’en souviens-tu ?
Et ces grands arbres
Nous marchions ainsi sous les branches, les ombres fraîches
Main dans la main comme des enfants, des adolescents découvrant ce monde
Tu portais souvent  ces robes ou jupes fleuries, légères, et le vent les faisait vivre,
La future femme était là, grande et belle dans son arrogance fière
Dieu que tu étais jeune dans tes rires et tes sourires, tu cherchais alors encore beaucoup à séduire
Un simple bouquet en main te féminisait
Le monde était en eurythmie,
Dans tes yeux brillants des petits points absents, réveillons de peintre
Parfois les bords du canal étaient mal talutés, tu t’approchais alors de l’eau, tu me faisais croire à des plongeons
Et tu riais, diable que tu riais !
Dans des trous de lumière, au soleil, la rosée avait séché
Dépassaient tes jambes dans la clarté et tu riais

J’étais jadis ta volve, mais ton amour grandissant, elle s’était déchirée

Je reviens seul souvent longer cette eau splendide ; je ne viens ici que pour songer à toi
Les talus n’ont pas changé, en respiration du lieu d’immenses bouffées d’ancien temps me reviennent en gros paquets étincelants, clairement lumineux, nostalgie de ces temps anciens
de ta peau d’enfant, l’été de tes iris, ta peau d’enfant où mes lèvres se posaient
Je récitais mes logogriphes, tu te moquais gentiment de mes airs de poète maudit, gentillet romantique et vilain pessimiste, quant à toi tu vivais

Clairement tu vivais
En cela déjà tu te différenciais
Du mal j’avais
à comprendre une telle joie d’enfanter la vie, de gagner chaque seconde sur les ombres, rire chaque été

Clairement tu vivais
Alors à tes côtés
Petit amant désemparé par ta richesse
Je t’ai laissée fuir par les côtés
Tu en voulais tant
Tu voulais vivre « à ce point »

Le canal est toujours là malgré une eau malade
Les grands arbres respirent encore, feuilles vivantes
L’eau coule avec de grands traits fluides et fades
Parfois encore ton rire tes cheveux, ton corps me hantent


------------- dessin au feutre de cocole--------------------
allez voir ses excellents dessins et peintures sur son site :


Par the very famous french peterpan - Publié dans : féminins "poèmes"
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Dimanche 7 mai 2006 7 07 /05 /Mai /2006 17:39
Je me souviens je me rappelle
de ces éclats de tes grands yeux
Le soir couleur de caramel
tachait déjà tes seins neigeux

Je suis allé dans l’hiver en gelée
Bien loin parfumé déjà et racines gelées
Me perdre dans des hivers écartelés
et cassants / des brindilles givrées

Je me souviens je me rappelle
de ces éclats de tes grands yeux
Le ciel couleur de caramel
Neigeaient fort tes seins joyeux

Perdu dans des chemins très étoilés
Aux étoiles glacées perlent à nos pieds
Gouttes d’hiver miniaturisé
Je me suis étendu pour toutes les compter

Je me souviens je me rappelle
de ces éclats de tes grands yeux
L’aube couleur de mirabelle
teintait déjà tes seins soyeux

Par the very famous french peterpan - Publié dans : féminins "poèmes"
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Dimanche 23 avril 2006 7 23 /04 /Avr /2006 10:45
En lueurs qui brillent
Où Tes yeux scintillent
Amers comme en mer nous deux
Vers luisants égarés dans nos nuits
Comme hypnotisés de nos chemins
Toi empyrée et moi au sol
Je rêvais ton corps en brûlis
Je décidais de t'écrire en MAJUSCULE
Je m’assoupissais sous ta gloriette
Et je t’embrassais jusqu’à la glotte
Ta peau même fleurait vanillé
Ou à coups d’ylang-ylang très corporel
En mimétisme minéral je m’étais caillouté
J’avais voulu ton corps macadamiser
Ou alors J’étais adonis renonculacée
Il brumassait devant tes yeux ils pleuraient
D’une bouche arrondie tu me réveillais
Délaissant pierres et fleurs je revivais
Amers comme en mer nous deux
Nous recommencions à vivre à deux
Par the very famous french peterpan - Publié dans : féminins "poèmes"
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Samedi 15 avril 2006 6 15 /04 /Avr /2006 20:00
tresses tressées dans tes yeux
    longs restent longs
blessent ma peau
    pour refaire des reliefs
de soleil de soleil
tresses tressées dans tes lèvres
    de soufre qui soufflent
et débouclent pour
    distraire les bouches
du soleil du soleil
tresses tressées dans tes cils
    fragiles qui filent
s'exilent dans des traits
    pour traire les mamelles
du soleil du soleil du soleil
Par the very famous french peterpan - Publié dans : féminins "poèmes"
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Jeudi 6 avril 2006 4 06 /04 /Avr /2006 13:42
fine musique étrange
qui me dérange qu'est-ce
c'est ton corps lourd qui balance
en rythme en cadence et attirance
il est lourd et profond
et je me baigne en son sein
c'est ton cul fin et blanc
comme une hostie d'odeurs
c'est ma religion ce cul tout rond
une lune femelle que j'aime par coeur
il danse il danse ce cul magnifique
comme un cul du dimanche
il se dresse étonnant mirifique
et se vante de bonheur à revendre

et je me vautre à l'intérieur
bien vautré je m'égare dedans
et j'en perds la vie je m'épuise en toi
tout bien à l'intérieur au chaud
de ton cul farceur
Par the very famous french peterpan - Publié dans : féminins "poèmes"
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Mercredi 22 mars 2006 3 22 /03 /Mars /2006 20:51
des graffiti d'eau pulpent tes yeux
    si près muets de floraison
       grêle gracieuse d'hier (ô parfums de chute)
          tu récoltes mes mots nourris de couleurs

ô récif ensoleillé plein de sable (ton corps ?)
    balancement parsemé d'étoiles
       pour nous noble noce du ciel
          mon coeur se love lissé de tes herbes
          mon coeur se love lissé de tes cils
            aux écorces roses

et d'emblée l'aorte
du vent crache son
fluide farceur de fête
sur ton corps j'écris mes maux
je suis le GRAND graffiteur
Par the very famous french peterpan - Publié dans : féminins "poèmes"
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Jeudi 16 mars 2006 4 16 /03 /Mars /2006 13:51
ce goût de thé dedans les vagues brunes
    et le vague de ton corps
comme un dessin de mer avec mes deux soleils
    comme projecteurs
où l'on imprime ces traces d'algue à moitié gommées
    comme la sève de mes soleils
eh oui qui lave lentement (comme regrettant) tes petites formes
    tendues eh oui tendues
Par the very famous french peterpan - Publié dans : féminins "poèmes"
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Mercredi 15 mars 2006 3 15 /03 /Mars /2006 13:16
à la place de tes yeux deux
       nénuphars doucement blancs
       dont les pétales battent au
       rythme de ton coeur lent
deux nénuphars unis et ravissants
       et ce pollen semé qui pique
       tous mes pores ma peau
       lisse et mes yeux de lavande
deux nénuphars blancs doucement
unis doucement et ravissants
à la place de tes yeux deux
                        
Par the very famous french peterpan - Publié dans : féminins "poèmes"
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Dimanche 5 mars 2006 7 05 /03 /Mars /2006 12:25
couleurs heurtées
dans ces rêves d'hier, d'hier et là
l'inde de tes yeux grands longs, rivages fleuves
s'inversant coulant à reverse le creux dans moi
je tire des rimes incréées sur ta peau brune
jungle de tes cheveux
le soleil montre ses fesses à la lune
nous sourions devant nous-mêmes

je me prolonge dans les cieux gros et je rate mon virage
j'aurais tout perdu
dans cet univers étoilé des villes sans étoiles
ton corps d'aluminium qui tangue
dans l'eau ou ailleurs ou plus loin ou dehors
j'estime ma position
longitudinalement je meurs comme un crapaud ivre d'irréel

je ne vivrai plus dans ce passé là
la brune chevelure dans ses détours m'a fini
je n'espère rien de cette douce chevelure-là

me reste des accords de guitare
me reste des odeurs de papier pourri sur des murs humides insalubres
des odeurs de soupe
un escalier et en haut une chambre offerte à une cour
un lit au sol défait
et : mon premier passage toulousain


Par the very famous french peterpan - Publié dans : féminins "poèmes"
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