Lundi 19 juin 2006
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21:29
Dire
Redire
Laisser fuir
Laisser partir : le désir le désir
Le désir de plaire, de séduire, de paraître
Le faux-semblant, le paraître, l'apparence
Le superflu, l'inutile, le superficiel
Ce qui te dessert
Ce qui va contre toi
Ce qui baisse ton attraction
Par pitié
Par pitié
Par pitié : reste toi-même !
Oublie ton look
Oublie tes parfums
tes rouges à lèvres, tes bagues, tes machins
arrête de jouer à l'éternel féminin
de prendre tes poses
de poser tes hanches
de rire avec grand bruit pour qu'on te regarde
Oublie tes crêmes et pommades
Par pitié
Par pitié
Par pitié : reste toi-même !
Par the very famous french peterpan
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Lundi 12 juin 2006
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21:45
oui l'irréel a trop parfait
il dure murmure mots passés
découpage des haies
de nos sculptures éloignées
prétend nous fendre ennemi enneigé
silhouette de lunes enlacées
lit où d'adroites couvertures
pures de chevet flottent
laisse au fond qui allaite
cette enfance en liesse si peu muette
me dire dans tes creux
les cris atteints de mes cheminées
verdoyants doigts écartelés
sur ta couture défaite en fumée enfumée
il hésite sur les poses et ose
merveilleuses écritures offertes
et alertent tout ton éveil rose
il viendra dans des années
un temps de passe éveillé
mon sexe pieu défait en l'air
aurait l'air de tes yeux éclairés
oui l'irréel a trop parfait
le temps des temps est arrivé
défaits nos livres du passé
et les pages arrêtées
comme ces draps trop pliés
en nos corps dérangés.
"corps croisés fibrés"gouache de Titouliv
marie-laurence Damon "Titouliv"
Par the very famous french peterpan
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Dimanche 28 mai 2006
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19:33
Le long du canalce chemin frais de halage, ensemble d’ombragest’en souviens-tu ?Et ces grands arbresNous marchions ainsi sous les branches, les ombres fraîchesMain dans la main comme des enfants, des adolescents découvrant ce mondeTu portais souvent ces robes ou jupes fleuries, légères, et le vent les faisait vivre,La future femme était là, grande et belle dans son arrogance fièreDieu que tu étais jeune dans tes rires et tes sourires, tu cherchais alors encore beaucoup à séduireUn simple bouquet en main te féminisaitLe monde était en eurythmie,Dans tes yeux brillants des petits points absents, réveillons de peintreParfois les bords du canal étaient mal talutés, tu t’approchais alors de l’eau, tu me faisais croire à des plongeonsEt tu riais, diable que tu riais !Dans des trous de lumière, au soleil, la rosée avait séchéDépassaient tes jambes dans la clarté et tu riaisJ’étais jadis ta volve, mais ton amour grandissant, elle s’était déchiréeJe reviens seul souvent longer cette eau splendide ; je ne viens ici que pour songer à toiLes talus n’ont pas changé, en respiration du lieu d’immenses bouffées d’ancien temps me reviennent en gros paquets étincelants, clairement lumineux, nostalgie de ces temps anciensde ta peau d’enfant, l’été de tes iris, ta peau d’enfant où mes lèvres se posaientJe récitais mes logogriphes, tu te moquais gentiment de mes airs de poète maudit, gentillet romantique et vilain pessimiste, quant à toi tu vivaisClairement tu vivaisEn cela déjà tu te différenciaisDu mal j’avaisà comprendre une telle joie d’enfanter la vie, de gagner chaque seconde sur les ombres, rire chaque été
Clairement tu vivaisAlors à tes côtésPetit amant désemparé par ta richesseJe t’ai laissée fuir par les côtésTu en voulais tantTu voulais vivre « à ce point »Le canal est toujours là malgré une eau maladeLes grands arbres respirent encore, feuilles vivantesL’eau coule avec de grands traits fluides et fadesParfois encore ton rire tes cheveux, ton corps me hantent
------------- dessin au feutre de cocole--------------------
allez voir ses excellents dessins et peintures sur son site :
Par the very famous french peterpan
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Dimanche 7 mai 2006
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17:39
Je me souviens je me rappelle
de ces éclats de tes grands yeux
Le soir couleur de caramel
tachait déjà tes seins neigeux
Je suis allé dans l’hiver en gelée
Bien loin parfumé déjà et racines gelées
Me perdre dans des hivers écartelés
et cassants / des brindilles givrées
Je me souviens je me rappelle
de ces éclats de tes grands yeux
Le ciel couleur de caramel
Neigeaient fort tes seins joyeux
Perdu dans des chemins très étoilés
Aux étoiles glacées perlent à nos pieds
Gouttes d’hiver miniaturisé
Je me suis étendu pour toutes les compter
Je me souviens je me rappelle
de ces éclats de tes grands yeux
L’aube couleur de mirabelle
teintait déjà tes seins soyeux
Par the very famous french peterpan
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Dimanche 23 avril 2006
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10:45
En lueurs qui brillentOù Tes yeux scintillentAmers comme en mer nous deuxVers luisants égarés dans nos nuitsComme hypnotisés de nos cheminsToi empyrée et moi au solJe rêvais ton corps en brûlisJe décidais de t'écrire en MAJUSCULEJe m’assoupissais sous ta glorietteEt je t’embrassais jusqu’à la glotteTa peau même fleurait vanilléOu à coups d’ylang-ylang très corporelEn mimétisme minéral je m’étais cailloutéJ’avais voulu ton corps macadamiserOu alors J’étais adonis renonculacéeIl brumassait devant tes yeux ils pleuraientD’une bouche arrondie tu me réveillaisDélaissant pierres et fleurs je revivaisAmers comme en mer nous deuxNous recommencions à vivre à deux
Par the very famous french peterpan
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Samedi 15 avril 2006
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20:00
tresses tressées dans tes yeux longs restent longsblessent ma peau pour refaire des reliefsde soleil de soleiltresses tressées dans tes lèvres de soufre qui soufflentet débouclent pour distraire les bouchesdu soleil du soleiltresses tressées dans tes cils fragiles qui filents'exilent dans des traits pour traire les mamellesdu soleil du soleil du soleil
Par the very famous french peterpan
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Jeudi 6 avril 2006
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fine musique étrangequi me dérange qu'est-cec'est ton corps lourd qui balanceen rythme en cadence et attiranceil est lourd et profondet je me baigne en son seinc'est ton cul fin et blanccomme une hostie d'odeursc'est ma religion ce cul tout rondune lune femelle que j'aime par coeuril danse il danse ce cul magnifiquecomme un cul du dimancheil se dresse étonnant mirifiqueet se vante de bonheur à revendreet je me vautre à l'intérieurbien vautré je m'égare dedanset j'en perds la vie je m'épuise en toitout bien à l'intérieur au chaudde ton cul farceur
Par the very famous french peterpan
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Mercredi 22 mars 2006
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20:51
des graffiti d'eau pulpent tes yeux si près muets de floraison grêle gracieuse d'hier (ô parfums de chute) tu récoltes mes mots nourris de couleursô récif ensoleillé plein de sable (ton corps ?) balancement parsemé d'étoiles pour nous noble noce du ciel mon coeur se love lissé de tes herbes mon coeur se love lissé de tes cils aux écorces roseset d'emblée l'aortedu vent crache sonfluide farceur de fêtesur ton corps j'écris mes mauxje suis le GRAND graffiteur
Par the very famous french peterpan
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Jeudi 16 mars 2006
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13:51
ce goût de thé dedans les vagues brunes et le vague de ton corpscomme un dessin de mer avec mes deux soleils comme projecteurs
où l'on imprime ces traces d'algue à moitié gommées comme la sève de mes soleilseh oui qui lave lentement (comme regrettant) tes petites formes tendues eh oui tendues
Par the very famous french peterpan
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Mercredi 15 mars 2006
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à la place de tes yeux deux nénuphars doucement blancs dont les pétales battent au rythme de ton coeur lentdeux nénuphars unis et ravissants et ce pollen semé qui pique tous mes pores ma peau lisse et mes yeux de lavandedeux nénuphars blancs doucement
unis doucement et ravissantsà la place de tes yeux deux
Par the very famous french peterpan
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Dimanche 5 mars 2006
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12:25
couleurs heurtéesdans ces rêves d'hier, d'hier et làl'inde de tes yeux grands longs, rivages fleuvess'inversant coulant à reverse le creux dans moije tire des rimes incréées sur ta peau brunejungle de tes cheveuxle soleil montre ses fesses à la lunenous sourions devant nous-mêmesje me prolonge dans les cieux gros et je rate mon viragej'aurais tout perdudans cet univers étoilé des villes sans étoileston corps d'aluminium qui tanguedans l'eau ou ailleurs ou plus loin ou dehorsj'estime ma positionlongitudinalement je meurs comme un crapaud ivre d'irréelje ne vivrai plus dans ce passé làla brune chevelure dans ses détours m'a finije n'espère rien de cette douce chevelure-làme reste des accords de guitareme reste des odeurs de papier pourri sur des murs humides insalubresdes odeurs de soupeun escalier et en haut une chambre offerte à une courun lit au sol défaitet : mon premier passage toulousain
Par the very famous french peterpan
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