Marco = frenchpeterpan

mots - maux

"In a place far away from anyone or anywhere, I drifted off for a moment." -- Haruki Murakami --

"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

"J'écris à cause du feu dans ma tête et de la mort qu'il faut nier."
Jacques Bertin

« La mort c’est l’infini des plaines
et la vie la fuite des collines. »
Joseph Brodsky



" LA GRANDE FORCE EST LE DESIR "
(Guillaume Apollinaire)



"Quand je dis « je », je désigne par là une chose absolument unique,
à ne pas confondre avec une autre."
Ugo Betti


"Le sens trop précis
rature
ta vague littérature"
Stéphane Mallarmé


" Je ne suis pas moi ni un autre

Je suis quelque chose d’intermédiaire :
Un pilier du pont d’ennui
qui s’étend de moi vers l’autre. "
Mario de Sa-Carneiro


somme des égarés :

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b o n j o u r !

Chers lecteurs,
vous trouverez un peu de tout ici,
quelques poésies, quelques courtes nouvelles et autres textes à commenter et critiquer...
et puis coups de coeur de lecture : romans et poésies, théâtre et chansons poétiques ... enfin : photographies, peintures, voyages ...


je vous souhaite un bon passage / Marc

"Mais rien de cette nature n'est définitivement acquis. Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs. Puis se retire, et vous replace devant ce vide qu'on porte en soi, devant cette espèce d'insuffisance centrale de l'âme qu'il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui, paradoxalement est peut-être notre moteur le plus sûr."
Nicolas Bouvier


écrivez moi si vous le souhaitez :   

Soyez indulgent, je ne suis qu'un petit écrivaillon tentant d'écrivasser

Mai 2008 : "L'apéritif de la neige"
est "paru"

Si vous êtes intéressé : laissez moi un message
(133 pages de poèmes et textes poétiques, pour la plupart ici sur mon blog)

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Vendredi 10 avril 2009


pomme reinette et pomme d'api
ma chanson de petit
mon visage rond d'enfant bouilli
puis ma vie ronde sage d'enfant choisi

le temps passe
les souvenirs concassent
l'ocre rouge passe
je dormais mal
je croyais en avoir fini

Par frenchpeterpan - Publié dans : Enfances
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Vendredi 3 avril 2009

sur tapis clair-obscur (souvenirs inédits) ou

perdus,

j'irais /
  parfumer aux essences-regrets,

couloirs unicolores faits de rose et de rose,
j'y dormirais aux écorces faites granit, dans un
silence d'oubli total totalement bleu, j'endormirais
mes souvenirs déteints
détrempés ; tout près aussi ceux

de demain pour mieux parfaire alors aux aurores
en cercle, ma peau craquerait rimes en train, mon
coeur musclerait d'oubli, et ma mort, ma mort appuyée
au mur du doute ; un brouillard encore bleuissant qui
n'en finirait pas de s'étendre /

et
et

ce serait un poème doux

et frais qui parlerait sans savoir de bonheurs à
inventer / chanterait sans succès ton amour insatisfait /

et
et

ce sera un soleil persistant qui tressautte
veut domine et tonne et je raisonnerai de mots très
gros qui tonnent et bourdonnent criant dans le soir
vers le noir, le gris
la nuit du Mont Honeck pour moi
pour mou SEUL
gueulant dans l'air vosgien
afin que frétillent

enfin des accents d'heure heureuse et j'en remercierais
d'autant pour la douceur de la grande forêt pour la vertu
herbue étrange des collines,
et le signe doux et très triste,
des nuages très bas et très gris
et des hommes absents
dans le vent clair du matin


Par the very famous french peterpan - Publié dans : "poèmes" paysagers
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Lundi 30 mars 2009

mon ami Yvon Saillard expose quelques toiles à Paris en Avril
si vous passez par là allez y !
ses peintures sont de plus en plus "instructives" de notre monde vivant
et pas si  désordonnées que cela
avec le temps, sa peinture prend une place
certaine

bravo à lui !


en cliquant sur son tableau : tombez sur son site



Par frenchpeterpan - Publié dans : peintures et peintres
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Dimanche 29 mars 2009


    Sergueï Essénine est né en Russie centrale en 1895 dans la campagne russe, ses origines sont profondément paysannes ;  à l’âge de14 ans il écrit déjà des vers reconnus. Il se lie avec de grands poètes du moment tel Marina Tsvetaiéva, mais on lui refusera de rentrer au parti bolchévique pour cause d’individualisme ( !!!) en 1918. Dès lors et très tôt, il prend conscience de l’échec de cette révolution. Il rencontre Isadora Duncan, plus âgée que lui, et l’ épouse. Ce fut l'un des premiers pas d'une vie amoureuse très tumultueuse, parmi lesquels sa difficulté de vivre son "homosexualité" et de la reconnaitre. Dès 1922, il parle de suicide, devient dépressif. Pourtant il est alors l’un des poètes les plus lus en Russie et est très populaire :
« Je n’écris plus de poésie, je ne fais que des vers »
Il rentre en clinique en 1925.
Il se suicidera en décembre à l’âge de 30 ans (Depuis il est probable qu’il ait été plutôt assassiné par la police secrète soviétique, (la Guépéou) car de nombreuses zones d’ombre demeurent…), mais son suicide reste tout à fait probable vu le personnage.


il laissera un dernier poème écrit avec son sang adressé au jeune poète juif Kliouïev


Ami, adieu
Ami, adieu. Mon ami, au revoir.
Toi jamais perdu, je n’oublie rien.
Prédestiné, il en était ainsi, tu le sais, de ce parcours.
Il en sera ainsi : ce revoir promis.

Main et mot ? Non, laisse - pourquoi encore parler ?
Ne te lamente pas et ne t’efface pas de moi.
Mourir -, maintenant, je sais, cela est déjà arrivé ;
mais, vivre aussi cela a du déjà avoir lieu une fois.



    Je viens de lire le seul roman écrit ( tout le reste est poésie, et quelle poésie ! somptueuse ! )par cet auteur et ce à 18 ans, bien que ce roman soit extrêmement sombre et voit défiler une quantité invraisemblable de morts, il reste incroyablement heureux et joyeux, heureux de décrire le monde naturel de la « ravine », le monde paysan, le fort côté païen de réception du monde et de ses paysages naturels. La vie soudée et commune et profondément humaine de tous les personnages. Enfin , une langue ! un langage comme personne n’a écrit, c’est somptueux, une sorte de long poème en prose, les descriptions des forêts, des animaux, des hommes vivant là sont superbes, on est bien loin de "la mare au diable". Il ya un fort sentiment rimbaldien dans cette lecture-là, et je me suis amusé à me penser que Rimbaud aurait pu lui aussi écrire à 18 ans un tel récit. Bref : à mon humble avis : un chef-d'oeuvre !

    « La Ravine » ? un roman à lire de toute urgence pour retrouver quelque part un peu les fondamentaux d’une littérature de qualité, exigeante et sereine. A dessein.



   

    "Serguei Essenine fut élevé dans les traditions des paysans de Riazan. Cependant, la mythologie slave païenne viendra véritablement édifier sa perception du monde. Son paradis est celui de la terre et c’est ainsi que dans « La Ravine » il nous restitue quelque chose d’une sagesse mythique du paysan. Jardinier, Essenine fait germer une sève, une histoire qui est celle de la grandeur tragique de l’existence. Entre loups et ours, parmi les forêts de bouleaux et les isbas, les hommes travaillent dur et boivent sans modération. Ils sont habités par une nature épaisse qui réveille la sauvagerie et l’intuition animale. Les femmes, elles, sont beaucoup plus légères et la belle Olimpia aussi passionnée que l’aube. Les vies de tous ces villageois leurs échappent et se tissent à la fois, noblesse et pureté se mêlent sans cesse aux cris douloureux des corps et des coeurs. En cette vaste terre froide, l’existence humaine est habitée par le désespoir et la rosée du merveilleux. La langue de « La Ravine », imprégnée de paganisme, procède du conte et de l’opéra littéraire. Une atmosphère de fable, au goût de terre et de sang mélangé, imprègne le lecteur au fil des pages parcourues, les vapeurs de vodka partagée et le goût des lèvres des femmes donnent à l’atmosphère le sentiment d’une grande générosité. De cette tension, les mots s’articulent comme des sons, comme une marche en cette terre russe qu’Essenine aimait tant. Il faut donc lire absolument « La Ravine », symphonie composée avec exigence par Harpo &, pour notre plus grand bonheur."
       
    Frédéric Calmettes, décembre 2008
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Très intéressant article de synthèse sur Essénine sur "esprits nomades" , cliquez sur le visage du poète / bonne lecture /


Par frenchpeterpan - Publié dans : Livres Coup de coeur
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Samedi 28 mars 2009
Attention : chef d'oeuvre !



« Le Hibou et la Baleine »
date de 1992-1993. film de Patricia PLATTNER.

Sur l'écrivain, photographe et voyageur
Nicolas BOUVIER.



« pour parrain et marraine,
le hibou et la baleine ».


« si tu n'es pas toi-même, qui pourrait l'être à ta place ? »
Thoreau.



Il y parle de la présence aux choses

Du travail pour trouver le mot juste
Qu'il ne faut pas craindre l'échec
Qu'il peut être important d'avoir « un port d'attache »
De la découverte, enfant, des beautés des cartes de géographie et du ravissement à les parcourir avec le doigt « comme des polars »
Que l'espace est sa drogue, cette immensité qui le rendra « saoûl de bonheur »
Le déplacement géographique c'était son écriture
Et la liberté de son espace, sa liberté intérieure
On peut voyager seul, avec un ami, ou en famille, mais voyager est le seul moyen pour rapporter des « scories », des « gri-gri ».
La route est le défilement heureux ; chaque événement dictera la forme littéraire
Et tout cela 20 ans avant Kerouac !



On apprend qu'il écrit debout en fixant des feuilles aux murs « à la main »
On y apprend qu'il est gaucher et qu'il aime écrire avec un feutre
(on a l'impression qu'il appuie trop fort sur son crayon, j'ai l'impression que le bruit que fait le feutre frotté sur le papier participe au bonheur de l'écriture ?) il a une écriture déjantée, je la trouve cunéiforme

Qu'il recopiait des poèmes pour les mémoriser, une « magie blanche »
(« l'exercice de la main est salubre »)
Tous les livres importants nous aident à régler notre mort et donnent aussi le courage nécessaire pour continuer, le livre c'est la multi-vitamine
Cela permet de relativiser les problèmes, certaines lectures « choc » comme « l'arrangement » d'Elia Kazan ...
Il serait donc possible de « vivre autrement ? »

Aimer les mots (j'avais écrit « morts » : lapsus calami ?) comme des personnages ?
« les mots pèsent le bon poids »
le plus important ne peut pas être dit par les mots, on est vaincu par les mots, mais on peut souvent le dire en musique...
Tomber amoureux ? « monter » amoureux serait plus juste
La musique était la seconde moitié de sa vie
Que l 'humour est essentiel : Kurdes et Beloutchs aimaient rire, il y restera plusieurs mois...
« mourir de rire » « idéalement avec une dame » ..
la géographie inépuisable du corps aimé

proverbe beloutch : « naître, errer, mourir, pourrir, être oublié. »
le génie des lieux ! = donner au lieu le temps qu'il mérite (c'est à dire : beaucoup de temps)
l'homme est grotesque
rires et larmes sont cousins (très belle anecdote à ce sujet sur la mort brutale de son père).
Etre omnivore et attentif
La mort c'est le sceau qui ferme la lettre, à qui est-elle adressée ?
Mort et temps / le suicide ? oui, mais ...
On doit TOUT à tout le monde : « un homme sans dettes est un homme suspect ».
La passion des iconographies , des planches anatomiques, l'image qui fut le métier « officiel » de Bouvier (« l'image m'a cultivé autant que les livres »)
Il faut être témoin, par l'écriture, par l'image, ne pas porter de jugement
Le bruit est horreur, le silence magnifique
Il fut distrait et rêveur
RIRE ( !) alors que triste de nature, le rire est essentiel, il a facilement les larmes aux yeux
L'amour de la poésie : Michaux, Holan ...
il faut le voir lire un poème de Michaux, il a la conviction d'un adolescent découvrant la poésie ; et puis sa voix, oh ! sa voix, belle dans les volutes d'une cigarette toujours présente...
le livre de Michaux éculé, est là présent à lui et en nous...

Nicolas Bouvier est mort à Genève en 2003, il allait avoir 63 ans.

film exceptionnel sur un écrivain et un homme d'exception


    "C'est grâce à Holan, autant qu'à Michaux, que j'ai compris que certaines visites que la vie nous rend sont si mystérieuses qu'elles doivent prendre la forme d'un poème, que la prose la plus éclatante ne rendrait justice ni à leur transparence ni à leur opacité qui sont forcément voisines puisque nous ne comprenons pas la transparence mais pouvons seulement la flairer comme un limier flaire un gibier dont il sait qu'il n'est pas pour lui. Ce sont eux qui m'ont, sur le tard, conduit à écrire des poèmes, non par ambition littéraire, mais pour survivre et mieux vivre, sachant, à travers eux, que la poésie est le seul antidote contre la solitude et la mort."
Par the very famous french peterpan - Publié dans : Ecrivains divers...
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Mercredi 25 mars 2009
enfin je polissais ton Acajou
et tu aimais mon côté ébéniste
longeant seul tes chemins inouïs
je me perdais parmi enfants joncs et manilles
j'avais la pépie de tes corps en artifice
et de tes pênes et de tes gâches
de tes pelvis en puissant lamento
je jargonnais tes jambes-jarretelles
où ton corps en jachère prenait son printemps
en accalmie je m'affamais moi-même
de tes ornières humides et crapaudières
je me raidissais robuste et en lumière
je tressais tes oseraies de lavandine
et j'aimais de tes gras et beurres oindre
tes replis et dorures, plissements et feintes
j'ornais tes chapiteaux de magnifiques acanthes
tes portunes et étrilles fatiguaient mes jambes
je croquais un à un tous tes pépins amers
acclamés ainsi nous saluions les foules
peut-être écrivions-nous  alors ainsi
enfin et pour longtemps ce que tu voulais :
un grand roman-fleuve qui lentement nous tissait

apparition du visage d'Aphrodite
S. Dali

Par the very famous french peterpan - Publié dans : féminins "poèmes"
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Mardi 24 mars 2009
Ce
matin
j'ai reçu un télégramme
de ton c o r p s

rédigé dans une langue
inconnue de moi
je n'ai pas compris
son s e n s

Par frenchpeterpan - Publié dans : pensée spécieuse et inutile de la journée
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Lundi 23 mars 2009
dans la célèbre série "mes animaux poétiques préférés"
VOICI la chèvre de montagne :




j'aime particulièrement cette photographie de chèvre de montagne trouvée sur le net
tout dans cette photo est parfait
en plus elle a vraiment la tronche d'un poème
on a envie de lui secouer sa barbichette
ou de l'attraper par ses cornes
ou de lui donner des berlingots de Carpentras
ou un verre de Porto
Par frenchpeterpan - Publié dans : mes animaux poétiques préférés
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Dimanche 22 mars 2009


John Donne (1572-1631), poète et prédicateur anglais est considéré comme l’inventeur de la poésie « métaphysique », je suis tombé par hasard sur ces vers énigmatiques dont deux traductions différentes suivent :
 qu’il est délicat encore une fois de traduire de la poésie…


WHERE, like a pillow on a bed,
A pregnant bank swell'd up,
to rest The violet's reclining head,
Sat we two, one another's best.

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Là où comme sur un lit un oreiller,
Une rive en crue invitait les violettes
A reposer leurs testes,
Nous nous assîmes, l'un à l'autre tout entiers.
(traduction : Gilles de Sèze)

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Où, comme oreiller sur un lit,
Un talus s’enflait, soutenant
Le front penché des violettes,
Nous étions assis, l’un à l’autre.  
(traduction par Jean de Menasce)
(Paru en 1927 dans Le Roseau d’or)




Un autre texte de John Donne, « No man is an island , entire of itself... » a inspiré, dit-on, le titre du roman d' Hemingway Pour qui sonne le glas :
« Aucun homme n’est une île, un tout, complet en soi ; tout homme est un fragment du continent, une parti de l’ensemble ; si la mer emporte un motte de terre, l’Europe en est amoindrie, comme si les flots avaient emporté un promontoire, le manoir de tes amis ou le tien ; la mort de tout homme me diminue, parce que j’appartiens au genre humain, aussi n’envoie jamais demander pour qui sonne le glas : c’est pour toi qu’il sonne »  (Devotions upon Emergent Occasions, 1624)  »

-------------

Il défendait aussi l'idée du suicide, exceptionnel pour cette époque !
pris sur le net :


    Que l’homicide de soi-même n’est pas si naturellement un péché qu’il ne puisse jamais en être autrement. Ce traité défend l’idée que «l’autonomie* humaine est assez grande pour […] laisser le libre choix entre la vie et la mort» (G. Minois, Histoire du suicide, p. 118). La mort volontaire est justifiée dans certaines circonstances. Le livre comprend trois parties: le suicide est-il contraire à la loi de la nature? contraire à la loi de la raison? contraire à la loi de Dieu?
Le suicide n’est pas contraire à la loi de la nature, sinon il faudrait condamner toutes les pratiques de mortification par lesquelles les humains cherchent à maîtriser leur corps. La nature de l’homme, c’est la raison, qui peut lui indiquer si le suicide peut être bon ou mauvais dans une situation particulière. Le suicide n’est pas contraire à l’inclination naturelle, car c’est un phénomène universel que l’on rencontre dans tous les lieux et à toutes les époques. Le suicide n’est pas contraire à la loi de la raison, la raison guide les lois. Or, celles de la Rome antique ne condamnent pas le suicide. Thomas d’Aquin* prétend que le suicide est un péché contre la société, parce qu’il la prive d’un membre utile. Mais un émigré qui quitte son pays ou un général qui se fait moine fait de même. Nous pouvons renoncer à la vie pour un bien supérieur. De nombreux homicides sont commis à la guerre* et dans les exécutions capitales. Le suicide n’est pas contraire à la loi de Dieu, car il n’est pas condamné par la Bible*. La mort de Samson et du Christ ainsi que le martyre* sont des morts volontaires. «Le raisonnement de John Donne n’est pas sans faiblesse: pesant et fastidieux, il abuse du syllogisme et de l’analogie. Il a cependant une force indéniable» (G. Minois, Histoire du suicide, p. 117).
Par frenchpeterpan - Publié dans : mes poètes et poèmes préférés
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Dimanche 22 mars 2009
"Tant pis pour le lecteur paresseux : j’en veux d’autres. Inquiéter, tel est mon rôle. Le public préfère toujours qu’on le rassure. Il en est dont c’est le métier. Il n’en est que trop."

"Ce n’est point tant en apportant la solution de certains problèmes que je puis rendre un réel service au lecteur, mais bien en le forçant à réfléchir lui-même sur ces problèmes dont je n’admets guère qu’il puisse y avoir d’autre solution que particulière et personnelle."

André Gide dans le Journal des faux monnayeurs


Par frenchpeterpan - Publié dans : citations
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