Vendredi 5 janvier 2007
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j'ensemence ton corps de mes mots de bonheur
grainetier enthousiaste en plein amour
j'inonde et j'entoure de mes phrases la courbe de tes fesses, la rondeur de tes seins, l'épure de tes hanches
ceci est un certificat d'amour, qu'on se le dise
je me jette à travers et à toute force dans ce plaisir aux yeux tintinnabulants de couleurs
j'ensemence de mes lèvres de futaie ton corps rond en un galbe de rêve
j'atteindrai le vent de ton sexe clochette
je m'y noierai de toute ma jeunesse ivre déjà
je mébrouerai couvert de tes liquides clairs
en pleine farniente sur ton ventreles moindres replis de ta peau succulenteje me ferai poussière pour mieux envahir ton corps blancpour m'abimer avec tant de vertige dans ton abîme, pour m'engouffrer dans ton gouffre, pour me perdre dans ce ravin de joie :
réellement je ferai le parcours de tes organes, de ceux qui gonflent, de ceux qui battent, de ceux où s'entasse ton sangje me ferai taupe pour bien creuser ton corps de ciel, tes yeux glauquessaoul de tes liqueurs, je tituberai et reverrai comme ces rêves d'enfance ces terribles animaux roses à points blancs
jouer du saxophone en dansant en boxe swinguée
je me glisserai dans le zeste de ta peau, je sentirai ton sexe d'aube, bien blanc, lisse comme la meilleure écorcesur tes tempeset l'ouragan de tes cheveux lourds et odorantsje teinte de ma bouche ta peau déjà coloréeje te bronze comme l'encre d'une seicheet je me fixe à toi comme l'oyat fixe le sablema salive - venin pacifique - mouille ton nombril rigoloj'y laisse l'empreinte de mes dents comme le sceau de mes désirs, j'y laisse l'ombre de mon front multicoloreje me nourris de ton sang, de ta lymphe, de tes muscles, de tes muesje mange le nougat de tes yeux, le chocolat de tes sourcils, la pâte de fruits de tes lèvreset le noroît de ton vagin qui courbe mon sexe et le modèle à ta façon, à tes besoinsje monopolise ton corps, ne laisse aucune miette, je me nourris de tout, tout me convientj'en gobe la perfectionje ferai de ta peau une infusion terribleet mes yeux privilégiés auront prise sur le soleil de dehors et sur celui de tes âmesje casserai mes lunettes rondes - inutile instrument - et je boirai ton sexeje m'asseois sur le site de tes collinesj'admire l'horizon de ta peauje renverse les sombres nostalgies et n'imagine que des printemps riches des hivers enneigésje ferai du ski sur tes fessesde la luge sur ta poitrineje serai une roussette rousse ondulant dans ton vaginme nourrissant de tes algues, buvant tes paroles fluidesje serai un homard tendre pinçant délicatement le rose aréolé de tes seinsje serai ibis pour te séduireiris pour me faire beauje me ferai de fer et d'argile
fer et nickel comme le noyau du monde
un tonnerre et une brise
la thèse l'antithèse
je me ferai coccinelle pour me perdre dans ton coeur ouvertceci était un certificat d'amour, tout le monde avait deviné, mercije me ferai moi, tout simplement, et m'endormirai, tout simplement, très en douceur le long de ton ombreEn foi de quoi le présent certificat pour servir et valoir ce que de droit.
"femme endormie" Matisse
Par the very famous french peterpan
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Jeudi 4 janvier 2007
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12:45
«Dans la rousseur d'un après-midi calme, à la limited'un champ nu ce reflet de vieil or : aux lèvres d'une taupinièreune pièce mérovingienne, un peu terniemais bientôt blonde plus qu'au soleil les cheveux decertains épis de maïs, même pour un berger des Caussescurieux et volontiers fouisseur, inventeur de fonds de cabane, tessons et silex, c'est une trouvaille qui vaut d'être montrée.Rare ainsi, et digne de cimaise, mais témoin, je souhaite le poème.» Michel-François Lavaur.
Par the very famous french peterpan
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Mardi 2 janvier 2007
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18:53
Les voeux de l'écrivain Alain Créhange
son site = ICI
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Voeux d'Annie et du grand Fred :
«Vous voir : sereins, courageux, fragiles, amoureux, sans compromis faciles, vous battre pour repousser la barbarie. Je trouve quelquefois refuge et ressource dans la poésie et vous offre ce merveilleux poème d'Antonio MACHADO. Nous avons les mots, l'art et l'amour pour résister.»
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"Tout passe" d'Antonio Machado
Jamais je n'ai cherché la gloire
Ni voulu dans la mémoire
des hommes
Laisser mes chansons
Mais j'aime les mondes subtils
Aériens et délicats
Comme des bulles de savon.
J'aime les voir s'envoler,
Se colorer de soleil et de pourpre,
Voler sous le ciel bleu, subitement trembler,
Puis éclater.
A demander ce que tu sais
Tu ne dois pas perdre ton temps
Et à des questions sans réponse
Qui donc pourrait te répondre ?
Chantez en coeur avec moi :
Savoir ? Nous ne savons rien
Venus d'une mer de mystère
Vers une mer inconnue nous allons
Et entre les deux mystères
Règne la grave énigme
Une clef inconnue ferme les trois coffres
Le savant n'enseigne rien, lumière n'éclaire pas
Que disent les mots ?
Et que dit l'eau du rocher ?
Voyageur, le chemin
C'est les traces de tes pas
C'est tout ; voyageur,
Il n'y a pas de chemin,
Le chemin se fait en marchant
En marchant se fait le chemin
Et quand tu regardes en arrière
Tu vois le sentier que jamais
A nouveau tu ne fouleras
Voyageur ! Il n'y a pas de chemins
Rien que des sillages sur la mer.
Tout passe et tout demeure
Mais notre affaire est de passer
De passer en traçant
Des chemins
Des chemins sur la mer
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Voeux d'Aleksandra Miarczynski
son bien beau site = ICI
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Voeux de l'écrivaine Françoise Renaud
son site récent = ICI
et son texte : «que les temps à venir soient à l'image de ce mur de Bretagne...
Solides et beaux
Le dur et le tendre astucieusement mêlés
Et puis toujours la vie à fleur de pierre issue du pays même...»
Par the very famous french peterpan
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Mardi 2 janvier 2007
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10:10
«La lecture est une aventure de deux qui n'appartient qu'à l'autre.»Yves Navarre
Par the very famous french peterpan
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Lundi 1 janvier 2007
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11:33
BONNE ANNEE 2007
que cette année soit douce équitableet bien balancée
Par the very famous french peterpan
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Lundi 1 janvier 2007
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09:00
Bon personne n’a trouvé Norge (initialement Géo Norge), pseudonyme de Georges Mogin, poète belge francophone né en 1898 à Bruxelles et décédé en 1990.
Tout cela n'est pas très bon pour mon foie.
Sa poésie revêt une grande diversité de formes. Sous un habit trompeur, celui d'un langage simple, accessible, parfois enfantin, à l’humour omniprésent, la poésie de Norge a une réelle dimension métaphysique. Poète inclassable, ce grand « Stupéfait » d'exister ne cesse de s'étonner : comment peut-on être un humain ? Sa poésie allie concret et métaphysique, sensualité et cruauté, vérité et incrédulité, fringales terrestres et soif d'infini. Passionné par la vie dans la diversité de ses formes, il traite aussi bien des étoiles que du lombric ou de la mouche. (Wikipedia).
En 1959, Norge reçoit le Prix triennal de Poésie 1956-58 pour son célèbre recueil « Les oignons ».
Les Poèmes de Norge ont été chantés par son amie Jeanne Moreau sur des musiques de Philippe Gérard, ce dernier recevra encore un prix Charles Cros pour ce disque.
Comme il ne se prenait pas beaucoup au sérieux, on a souvent tendance à ne pas le prendre au sérieux.
C'est un tort : sa poésie, pour légère qu'elle puisse paraître (dans le sens où la poésie de Charles Cros, de Germain Nouveau ou de Jules Laforgue est légère) n'en rend pas moins compte d'une palette étendue de bouleversements intérieurs, où, entre autres, la foi et le désespoir ont chacun leur tour. Comme René Depestre, Max Jacob, Desnos, il ne joue pas au poète, il est "le plus naturellement du monde poète" et plutôt que d'essayer de nous impressionner par des acrobaties verbales, il voudrait bien nous parler et nous rejoindre. Sa langue colorée, charnelle, vivante, joueuse, sa "langue verte" pour emprunter le titre d'un de ses livres publiés à la NRF, y parvient le plus souvent.
Piers Tenniel
indice 1 = feuilles végétales
indice 2 = larmes aux yeux
indice 3 =
UN JEU par MOIS
UNE PETITE BOITE DE CALISSONS à Gagner à chaque fois !
le premier ou la première à répondre gagne...
de qui sont ces "vers" ? =
"Joli tambour qui jette dans l'automne
Et rataplan planplan, ventre de biche,
Cette voyelle éclose de consonnes,
Ta peau répand une clameur si riche
Qu'un noble soir, un noble soir se lève
A nos côtés dans les rouges du rêve,
Un noble soir exalte la misère
Et rataplan planplan, ventres ouverts,
D'être si jeune et mourir à la guerre."
Si le 31 décembre à minuit, personne n'a trouvé, je mangerais mes calissons en toute gaieté :-)
NB : 3 réponses maximum par joueur (euse) S V P
indice 1 vers le 10 déc et indice 2 vers le 20 si nécessaire...
un indice 3 "très facile" le 31 si besoin, parce que mon vilain médecin m'interdit de manger des calissons son son . :-(
Par the very famous french peterpan
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Publié dans : Jeu poétique
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Mardi 26 décembre 2006
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20:27
ciel bleu
tache grise
l'horizon moule la brise
verte de fleurs fêlées
perce dans mon coeur
ton oeil maladroit
Par the very famous french peterpan
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Publié dans : petits "poèmes"
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Lundi 25 décembre 2006
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14:29
peinture de martial Raysse
(soudain l'été dernier, 1963)
cette balafre de tes cuissessi lisse si lisse si lissej'en balanite en toi fou de mes rêvestu rejettes - balistique -un autre sperme féminintu es à l'envers en moique tu creuses tes reins degré complet des pliures et pliageston sexe apatride est baleiné de partoutet tout mugit quand on te pénètremon sexe en apnée te creuse te dévoregaleries multiples où les cris diffèrentFalaises où je plonge à pic d'un coup et joue coeurmême ton encéphale je bute contreet l'ai bu et le boit !Hips ! Hic !scrogneugneu dis-tu en rires
Par the very famous french peterpan
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Publié dans : "poèmes" érotiques
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Dimanche 24 décembre 2006
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11:56
"Ce qui m'intéresse, ce n'est pas le bonheur de tous les hommes, c'est celui de chacun."(Colin dans "l'écume des jours")Boris Vian
Par the very famous french peterpan
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Dimanche 24 décembre 2006
7
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08:40
Orangée, ta peau douce
Orangée, ta peau en douceur
Calme plat
Long calme aux longs doigts
Grand calme
Calmant aimant
Mes niches, en toi, en boule
Oraison foetale
Ouverture en pétales
ta peau douce orangée
zeste des caresses engrangées
flux lumineux de tes yeux
hier déjà : désirs
Orange / ta peau Orange
un soleil dans les granges
Par the very famous french peterpan
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Publié dans : féminins "poèmes"
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