ici :

some words :

"Le poète est un archer qui tire dans le noir." - Salah Stétié -

"In a place far away from anyone or anywhere, I drifted off for a moment." -- Haruki Murakami --


"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

"J'écris à cause du feu dans ma tête et de la mort qu'il faut nier."
Jacques Bertin

"O mon passé d'enfance,
pantin qu'on m'a cassé."
Fernando Pessoa


« La mort c’est l’infini des plaines
et la vie la fuite des collines. »
Joseph Brodsky



" LA GRANDE FORCE EST LE DESIR "
(Guillaume Apollinaire)



"Quand je dis « je », je désigne par là une chose absolument unique,
à ne pas confondre avec une autre."
Ugo Betti

"Le sens trop précis
rature
ta vague littérature"
Stéphane Mallarmé


" Je ne suis pas moi ni un autre

Je suis quelque chose d’intermédiaire :
Un pilier du pont d’ennui
qui s’étend de moi vers l’autre. "
Mario de Sa-Carneiro

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B o n j o u r !

-- je vous souhaite un bon passage... --


"Mais rien de cette nature n'est définitivement acquis. Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs. Puis se retire, et vous replace devant ce vide qu'on porte en soi, devant cette espèce d'insuffisance centrale de l'âme qu'il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui, paradoxalement est peut-être notre moteur le plus sûr."  Nicolas Bouvier

« La poésie vient vers nous, on ne sait d’où, et elle nous quitte, allant vers on ne sait quel au-delà. Mais en passant, elle nous laisse des mots et elle nous fait des signes dont l’interprétation est inépuisable. » Gabriel Bounoure

" Avec tes défauts. Pas de hâte. Ne va pas à la légère les corriger. Qu'irais tu mettre à la place ? " Henri Michaux


écrivez moi si vous le souhaitez :    

Soyez indulgent, je ne suis qu'un petit écrivaillon tentant d'écrivasser

Mai 2008 : "L'apéritif de la neige"
est "paru"

Si vous êtes intéressé : laissez moi un message
(133 pages de poèmes et textes poétiques, pour la plupart ici sur mon blog)

"Le meilleur choix de poèmes est celui que l'on fait pour soi." Paul Eluard
______________________________________________

 

Lundi 15 octobre 2007 1 15 /10 /Oct /2007 01:44
"Mon corps n'est libre de tout imaginaire que lorsqu'il retrouve son espace de travail. Cet espace est partout le même, patiemment adapté à la jouissance de peindre, d'écrire, de classer."
Roland Barthes
Par the very famous french peterpan - Publié dans : citations
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Mercredi 10 octobre 2007 3 10 /10 /Oct /2007 05:07
"L'écriture n'est pas forcément un processus de comblement du manque, mais elle peut être simplement un surcroît de vie."

"Tout ce que j'écris, je le visualise. C'est pour ça aussi que la phrase n'a pas cette autonomie : ça se mélange entre un désir de langue et un désir d'image. Le travail de la langue traque une vision."

"Utiliser de manière kaléidoscopique plein de temps à l'intérieur même de la phrase, c'est entrer dans la touffeur, l'épaisseur, qui va empêcher qu'on tienne un discours sur l'homme."

Arno Bertina
Par the very famous french peterpan - Publié dans : citations
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Jeudi 4 octobre 2007 4 04 /10 /Oct /2007 13:21

Je viens d'avoir comme l'ami Lagaffe 50 ans il y a quelques jours
mon humour légendaire (rires) - j'espère - n'en souffrira pas

bien étrange d'arriver à cet âge-là

j'ai l'impression d'être comme toujours, comme "d'habitude"
ni plus con, ni moins con
ni plus sage, ni moins sage
plus bouffi ça c'est sûr (!)

je cherche, je cherche  : je ne trouve rien

si peut-être (et encore) : j'ai moins la volonté de séduire
et pourtant la séduction est une clé de l'âme humaine, non ?
bref, moins la volonté de me faire apprécier
plus de laisser-aller...
une sorte de "je m'en foutisme"
ce n'est pourtant pas un désintéressement !
est-ce cela la fameuse "sagesse" de l'âge ?
ou le début de la  décrépitude ?
bien à vous :-)


Par the very famous french peterpan - Publié dans : actualités diverses
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Mardi 2 octobre 2007 2 02 /10 /Oct /2007 08:33

    …en parcourant l’excellent livre d’Isabelle Alfandary (voix américaines, Belin, 2002) sur E.E. Cummings, ce peintre et poète majeur, si énigmatique, très « difficile d’accès » (- soyons franc -) (Quand un éditeur lui demandera en 1926 de rédiger une introduction censée aider les lecteurs à comprendre les particularités de son style, il intitulera cela « deux et deux font cinq », ce qui n’améliorera pas les choses.)… ;-)

 

« La poésie ne signifie ni n’insignifie rien, elle EST. »


Isabelle Alfandary = « S’il pleut tant dans les poèmes d’E.E. Cummings, c’est que la pluie, dans sa chute imperceptible, figure un contact invisible mais réel. Métonymie du sens du toucher, la pluie est sensation : silencieuse, elle affecte les êtres sur lesquels elle s’abat sans heurt ni violence. La pluie nous touche sans en avoir l’air.

    je comprends en vrille

Ce que toucher

veut dire

(i spirally understand /// What /// touching means.) E.E. Cummings, Complete Poems 1904-1962.

L’expérience de la pluie, redoutée par les hommes, mais non par les enfants, révèle ce que toucher veut dire. Le toucher communique littéralement le sens. Le sens du toucher est porteur d’un sens qui peut à peine se dire, d’un sens proprement obscène, et bouleversant.
La sensation est source de connaissance. Dans le poème, ce n’est pas tant l’intellection de l’exprimé qui ouvre la voie au sens mais bien plutôt la sensibilité à l’imprimé. On ne touche pas plus un poème fait d’encre et de papier, surface plane et sans relief, qu’on ne touche la pluie. La pluie et le poème n’en sont pas moins réels. Ce que l’on ne peut pas toucher du doigt ne nous touche pas moins. »


    Personne, pas même la pluie, n’a de si petites mains (*)

(Nobody, not even the rain, has such small hands) E.E. Cummings, Complete Poems 1904-1962.

(*) : poème lu par l’excellent acteur Michael Caine dans un de mes films préférés de Woody Allen “Hannah et ses soeurs”. (oscar du meilleur scénario original en 1986) Comédie douce amère avec des relents de Bergman et où les rôles féminins sont extraordinaires : Mia Farrow, Barbara Horshey et Dianne Wiest... Michael Caine - en amoureux des poèmes de E.E. Cummings - est adorable. Woody Allen en hypochondriaque puissance 100 est divin. Ce film est un pur bijou et on y récite du E.E. Cummings.


un dernier pour la route :

je veux bien que la vie
ne vaille de mourir, si
(et quand) les roses se plaignent
que leurs beautés sont vaines

mais peut l'espèce humaine
juger toute mauvaise graine
une rose, les roses (j'en suis
sûr) aussitôt sourient

Par the very famous french peterpan - Publié dans : mes poètes et poèmes préférés
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Dimanche 30 septembre 2007 7 30 /09 /Sep /2007 13:32
ce matin très tôt les champs en labours fumaient en jets irréguliers
ou longues nappes brouillard en paquets fumée géante
tous dans des teintes marron distinctes et proches
ocre sienne argile rouge des fonds marins boue argileuse
kaolin brou brûlé châtaigne glacée d’inde doux camaïeu
morceaux ou rognons de silex que le soc avait dégorgés
quelques lièvres endiablés en avaient fait leur terrain de jeux
ils jouaient au hockey sur terre dans les bandes de glaise

le vêlage s’était bien passé, mieux que les deux bons gros bols

moitié café moitié prune que j’avais bu à 5 h 30 ce matin
ainsi les morceaux de terre et l’air dérivant semblaient former
une tectonique des nuages très singulière et les tripailles de la terre en silex heureux
une sorte de guerre des mondes entre l’air et le sol, le divin et l’humain
je me voyais fabuliste facétieux et mes lièvres applaudissaient
mes travaux d’équilibriste funambule matinal des éléments
arbustes et bosquets en tresses en défaut de symétrie donnaient en dyschromie dans les verts et gris ébouriffés

les collines labourées semblaient le grand rachis de ce paysage

l’arête centrale les triangles et les monts s’adonisaient le lever du jour
arrêté au bord du chemin pour humer l’air et descendre en alcool
je dérivais doucement et flottais au-dessus des champs en labour
les lièvres amis jetaient cordages et grappins cherchant une quelconque prise
quand enfin ils me prirent j’étais déjà parti pour l’empyrée
redescendu ils me mirent vite fait dans l’enclos du monde

je pouvais gouter la terre me nourrir en plain-chant tel un ange

revenant au mode des vivants les lièvres disparurent
assis dans les pissenlits et les statices bleues ou roses
tel un troubadour triomphant en lisière ordonnée
j’étais le gagnant de la grande tombola dans cette mangrove
vivre enfin, enfin corroyer ton cuir doux et lisse me faire
le plaisir de cette vie-là ces mille facettes et chants
en grand regret je quittais les champs en labours
immenses falaises de faïence qu’un géant avait couchées





Par the very famous french peterpan - Publié dans : "poèmes" paysagers
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Mercredi 26 septembre 2007 3 26 /09 /Sep /2007 14:10


J’ai

Dans l’oubli de mon ventre
Mon garde-manger
Pris un rêve de toi
Où coloriés de cils
Les hanches blancheurs laiteuses
Comme des cygnes arc en ciel
Peint

J’ai
Où filent les fusées
Les nuageux nuages
En paquets de ouate
et Coton blanc délavé
Puis arc en ciel sur fond azuré
Lavé

J’ai
De ces noirceurs
ces suies où suintait l’ennui
ces gris ces glauques gris
en couches affalées et durcies
enfin éclairés arc en ciel
en resplendissement
Laqué


j’ai
de toi
préféré le gris accéléré,
les jambes qui tracassent,
les fêlures du temps de vivre

dans tes tissus tes lins tes feuilles
tes strates cutanées tressées
ta natte aux reins finissante
puis au ciel de toi, en labours et sentes
tes pays obligatoires
et tes frontières du verbe aimer


Par the very famous french peterpan - Publié dans : féminins "poèmes"
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Vendredi 21 septembre 2007 5 21 /09 /Sep /2007 20:14

    Je vous recommande chaudement l'achat (suivi de lecture) des petits livres d'Alain Créhange (à un prix d'ailleurs quasi ridicule : 2,5 €) : le pornithorynque est un salopare, suivi de l'anarchiviste et le biblioteckel ; Alain Créhange est le continuateur des "mots-valises" (depuis la nuit des temps, des auteurs ont utilisé ce procédé.
    La définition en a été donnée, a posteriori, par Lewis Carroll (portmanteau words), puis le terme a été francisé par Gaston Ferdière dans les années 50.
Et il y a eu d’autres recueils de mots-valises avant les siens, en particulier le « Petit Fictionnaire illustré » d’Alain Finkielkraut).
    Il explique d'ailleurs de manière très satisfaisante comment est apparu l'anarchiviste dans son laboratoire... La recette pour les autres mots-valises est très simple (voire simplette) : prenez un mot, coupez lui la queue ; prenez un autre mot, coupez lui la tête ; rassemblez ce qui reste et ... lisez les livres d'Alain Créhange.


quelques mots-valises pour vous donner l'eau à la bouche :

- ZERONIMO / chef indien qui ne valait pas mieux que deux tu l'auras.
- WATERPOLLO / jeu de ballon où les anglais finissent toujours par battre les français
- GENDARMESSON / type d'académilicien(*) aux manières particulièrement policées
- CHARTERE / vaisseau permettant au sang de circuler à un tarif très avantageux
- AIEULI / plat traditionnel de Provence, dans lequel on a remplacé la morue par de la vieille.


etc etc , je vous laisse découvrir tous les charmants autres mots-valises...
l'auteur possède un site internet fort sympathique (Alain Créhange) où on peut découvrir sa collection d'objets africains et des belles photographies d'un splendide voyage aux îles Lofoten...


(*) voir définition de ce mot


ATTENTION mail reçu ce jour même =

Chers amis du pornithorynque et de l'anarchiviste,

Décidément, plus le temps passe, plus cette malle-poste prend l'habitude de
musarder. Il faut dire qu'entre mes activités professionnelles, d'autres
projets d'écriture et d'autres projets tout court, je consacre aux
mots-valises moins de temps aujourd'hui que naguère...

Depuis la dernière malle-poste de juillet, j'ai tout de même trouvé le temps
de concocter une quarantaine de nouvelles définitions. Je vous laisse les
découvrir en cliquant sur le lien ci-dessous.

Bonne lecture !

Amicalement,
Alain Créhange

Tous les détails dans le "Petit journal du pornithorynque" :
http://perso.wanadoo.fr/alain.crehange/frmotval_journal.htm

------------------------------------------------
Au sommaire du Petit journal du pornithorynque
------------------------------------------------
- Mise à jour du 6/11/2006 :

Des choses et d'autres... et mes nouvelles définitions :

ACCORDÉONTOLOGIE - ALPAGANISME - ARBORECTUM - BABARIOLER - BERMUDATION -
BLOGORRHÉE - BRIBAMBELLE - CALYPSON - CÉLIBATRACIEN - CENTIMELLE -
CLANDESTINATION - COLHYBRIDE - COMPARABOLE - CONDOMÉANCES - CRÊPARITÉ -
DÉBARRABASSER - ESCALPADE - ESPILON - IBÈRETÉ - INSURGELÉ - INTOXYDABLE -
JAUNIRIQUE - MAGNIFISC - MALADICTION - MARTIRISATION - MÉCONNUMENT -
MÉTÉOFRITE - MILOXÉRA - MINUISTÈRE - MIODLER - MONARCHIVES - ORIFICIONADO -
PERMAFROSDITE - PHILAMPOTERIE - POLYGAMELLE - PYTHIEVIERS - SALAMALEXANDRIN
- SATELLITÉRATEUR - SUSPECTORAUX - TÊTARADE - VIATICAN
------------------------------------------------
Le pornithorynque est un salopare :
http://perso.wanadoo.fr/alain.crehange/frmotsval.html

Le petit journal du pornithorynque :
http://perso.wanadoo.fr/alain.crehange/frmotval_journal.htm
------------------------------------------------
Par the very famous french peterpan - Publié dans : notes rapides de lecture
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Jeudi 20 septembre 2007 4 20 /09 /Sep /2007 11:37
Wallace Stevens, poète américain,  mort en 1955 écrivait peu, prenait son temps,  et vivait moitié sérieusement (avocat et assurances), moitié poète. Il reçut le prix Pullitzer de poésie pour l'ensemble de son oeuvre l'année de sa mort.
Un de ses aphorismes :
« La poésie est une façon de rendre acceptable l’expérience, presque entièrement inexplicable, que l’on est en train de vivre. ».


Voici un poème que j'aime particulièrement ; il aurait pu être écrit par Nicolas Bouvier, on y retrouve l'élégance et la profondeur. Le titre est ironique "la manière de jouer avec la sagesse de la vie".

Lebensweisheitspielrei

De plus en plus faible, brille le soleil
L'après-midi. Les forts et les fiers
S'en sont allés.

Ceux qui restent sont les inaccomplis,
Les définitivement humains,
Natifs d'une sphère réduite.

Leur indigence est une indigence
Qui est indigence de la lumière,
Une pâleur stellaire suspendue aux fils.

Peu à peu, la pauvreté
De l'espace automnal devient
Un regard, quelques mots prononcés.

Chaque personne nous touche entièrement
Par ce qu'elle est et telle qu'elle est,
Dans la grandeur fade de l'anéantissement.
Par the very famous french peterpan - Publié dans : mes poètes et poèmes préférés
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Samedi 15 septembre 2007 6 15 /09 /Sep /2007 15:39

une nouvelle série de toiles de mon ami Yvon Saillard

j'aime particulièrement ...
beaucoup de noir comme fond

et des espérances humaines en marionnettes
ou en "vie"
la vie humaine grouille, en fourmis
chacun pour soi
ou tous ensemble comme cet "effet de foule"
"les tarés" dit-il
que sommes-nous ?


En cliquant sur la toile, allez faire un tour chez lui, vous ne serez pas déçu

admirez aussi ce splendide cheval de trait,
seul dans sa beauté et sa majesté


Par the very famous french peterpan - Publié dans : peintures et peintres
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Samedi 15 septembre 2007 6 15 /09 /Sep /2007 08:50
Poésie et traduction

W.H. Auden est un poète américain d'origine anglaise, il est peu connu en France alors que sa poésie a influençé de nombreux écrivains anglo-saxons. il est aujourd'hui considéré comme un des plus grands poètes de langue anglaise du XXième siècle. Il est mort à Vienne en 1973. Il devint célèbre brutalement chez nous suite au film
"4 mariages et un enterrement" grâce à ce poème lu lors du dit enterrement.


Voici l'original
puis la traduction du livre que je possède © christian Bourgois 1995
enfin une traduction trouvée sur le net et ma foi fort différente
laquelle préférez-vous ?

Funeral blues

Stop all the clocks, cut off the telephone,
Prevent the dog from barking with a juicy bone,
Silence the pianos and with muffled drum
Bring out the coffin, let the mourners come.

Let aeroplanes circle moaning overhead

Scribbling on the sky the message He Is Dead,
Put crepe bows round the white necks of the public doves,
Let the traffic policemen wear black cotton gloves.

He was my North, my South, my East and West,

My working week and my Sunday rest,
My noon, my midnight, my talk, my song;
I thought that love would last for ever: I was wrong.

The stars are not wanted now: put out every one;

Pack up the moon and dismantle the sun;
Pour away the ocean and sweep up the wood.
For nothing now can ever come to any good.


 

Arrête toutes les horloges, coupe le téléphone,
Jette un os juteux au chien pour qu’il cesse d’aboyer,
Fais taire les pianos et avec un tambour étouffé
Sors le cercueil, fais entrer les pleureuses.

Que les avions tournent en gémissant au-dessus de nos têtes
Griffonnant sur le ciel ce message : Il est Mort,
Noue du crêpe au cou blanc des pigeons,
Donne des gants de coton noir à l’agent de la circulation.

C’était mon Nord, mon Sud, mon Est et Ouest,
Mon travail, mon repos
Mon midi, mon minuit, ma parole, mon chant ;
Je pensais que l’amour durait pour toujours : j’avais tort.

On ne veut plus d’étoiles désormais ; éteins-les toutes ;
Emballe la lue et démonte le soleil,
Vide l’océan et balaie les bois ;
Car rien maintenant ne vaut plus la peine.
------------

 

Arrêter les pendules, couper le téléphone,
Empêcher le chien d'aboyer pour l'os que je lui donne.
Faire taire les pianos, et sans roulements de tambours,
Sortir le cercueil avant la fin du jour.

Que les avions qui hurlent au dehors,

Dessinent dans le ciel ces trois mots, Il Est Mort.
Nouer des voiles noirs aux colonnes des édifices,
Ganter de noir les mains des agents de police.

Il était mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest,

Ma semaine de travail, mon dimanche de sieste,
Mon midi, mon minuit, ma parole, ma chanson.
Je croyais que l'amour jamais ne finirait, j'avais tort.

Que les étoiles se retirent, qu'on les balaye,

Démonter la lune et le soleil,
Vider l'océan, arracher la forêt,
Car rien de bon ne peut advenir désormais.

---------

En voici une troisième de l'amie Sabouret (traductrice professionnelle de son état)
merci à elle :-)


Arrêtez les pendules, coupez le téléphone,

Pourvu qu'il n'aboie point, jetez un os au chien

Etouffez les pianos et qu'un tambour voilé

Au sortir du cercueil, accompagne le deuil.

 

Que les avions décrivent des cercles en gémissant

Et tracent dans le ciel ces trois mots : il est mort

Nouez un crêpe au cou des oiseaux blancs

Ajoutez des gants noirs aux tenues des agents



Cétait mon nord, mon sud, l'orient et l'occident

Mon travail en semaine, mon repos du dimanche

Mon midi, mon minuit, ma parole, mon chant

Je pensais que jamais l'amour ne finirait ; j'avais tort

 

Etoiles, disparaissez, qu'il n'en reste plus une

Démontez le soleil et remballez la lune

Asséchez l'océan, balayez les forêts

Car rien de bon ne peut advenir désormais.

 

-----------

celle d'Yves Perret :

 

Arrêtez les pendules, coupez le téléphone,
Faites taire le chien d’un os gras qu’on lui donne,
Silence les pianos ! Sourdine, les tambours
Pour sortir le cercueil entre tout ces cœurs lourds..

Que les aéroplanes voltigeant au dehors
dessinent ces trois mot : Il Est Mort.
Mettez du crêpe noir aux cous blancs des pigeons,
aux mains des policiers des gants noirs en coton.

Il était mon Nord, mon Sud, mon Est, mon Ouest,
ma semaine affairée, mon dimanche de sieste,
mon midi, mon minuit, mes mots et ma chanson.
Je pensais que l'amour ne finirait jamais : eh bien non.

Plus besoin des étoiles et que, tous, ils s’en aillent
envelopper la lune, démonter le soleil
assécher l'océan, arracher les forêts
car ici rien d’heureux n’adviendra plus jamais.


Par the very famous french peterpan - Publié dans : mes poètes et poèmes préférés
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Samedi 15 septembre 2007 6 15 /09 /Sep /2007 05:18
---------------------
    je ne suis pas un fana de la poésie "moderne" ou "contemporaine"

quand elle est déclamée sur scène, elle est plus agréable que lue, néanmoins, cela reste souvent assez froid, sans lyrisme, ennuyeux au bout d'un moment - du moins en ce qui me concerne - ; j'ai bien conscience que des gens comme E.E. Cummings sont essentiels pour cette littérature-là, mais j'ai un peu de mal à my investir...

Quel plaisir donc de découvrir Christophe Lamiot Enos à la lecture de "ALBANY Des pommes et des oranges, Californie, II" paru chez Flammarion. Ses poèmes se lisent avec appétit, avec un grand sens du rythme, des césures "modernes" mais plaisantes, une avancée dans la lecture très étonnante et très contemporaine. Je pense, pour une fois, un vrai poète contemporain à lire et à dire...
----------------------


dans la tente-tube

Ton visage dans
la tente-tube a,
clarté revenant,

mes caresses.    La
première nuit sans
jour hors nos yeux, vois

tout au fond, dedans,
cheveux roux, mes bras
pleins d'allégresse.    En

vitesse, dis-moi
qui vient par ce temps
d'été, tout là-bas

du côté des bancs
de l'église, pas
à pas, sang à sang

donner, Patricia -
dis-moi si je mens -
avant nous ses bras

à la liesse, lents
à force du drap
les enveloppant.

    -------------------------------

    Très grande qualité d'écriture dans ce recueil que je vous recommande.

    -------------------------------



Par the very famous french peterpan - Publié dans : mes poètes et poèmes préférés
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Mercredi 12 septembre 2007 3 12 /09 /Sep /2007 02:52


elles

se bercent
       se penchent
leurs bras en Rondeur
en Ovale

dessineraient
des soleils de gaze tendre
       comme des rayons
soleils infinis

une chaleur au ventre
leurs cuisses
ocreraient le vent

en salaison et
rêvants au levant


tous les corps odoreraient un temps
en moi, en vous déjà impotent

Vos chevelures feront ombre
sur des corps majestueux

Mes mains encore malhabiles
mimeront de doux adieux



"...Dans la rue rien qu'une fenêtre, les cartes battent ; dans la fenêtre la femme au sexe met son ventre en délibéré."
Antonin Artaud



Par the very famous french peterpan - Publié dans : petits "poèmes"
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Lundi 10 septembre 2007 1 10 /09 /Sep /2007 22:46

abonnez-vous à la lettre hebdo de remue.net

et tenez vous au courant des mots à venir




Par exemple cette semaine, un très intéressant article de Miguel Aubouy sur un de mes écrivains préférés du moment le japonais Haruki Murakami, futur prix Nobel de littérature, parait-il...
"Les héros d'Haruki Murakami sont des roseaux qui se couchent dans le vent de son imagination"


Il y présente H. Murakami comme une sorte de "Cervantès inversé" et parle des difficiles et délicates frontières entre le réel et l'irréel, en littérature et en art. Et même si les livres de Murakami sont étranges, ils ne sont pas dit-il "improbables", et il nous donne des clés pour appréhender les riches livres imaginatifs du romancier japonais. Il y voit des leçons, mais aussi des avertissements pour ces mondes à venir (dans les difficiles distinctions entre réalités et vérités).
"La frontière est un lieu en soi".
Explorons la frontière du réel.
L'article court, mais diablement intéressant en question est !

Par the very famous french peterpan - Publié dans : magazines
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Mercredi 5 septembre 2007 3 05 /09 /Sep /2007 12:22
Les diables ne sont pas toujours aisés à découvrir,
à reconnaitre...
dieu merci ( ;-) )
Eduardo Galeano, écrivain uruguayen
les a recensés
et nous aide à les identifier :

C'est ICI.


Par the very famous french peterpan - Publié dans : actualités diverses
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Mercredi 5 septembre 2007 3 05 /09 /Sep /2007 10:30
c'est la route qui coupe les vignes rousses
et une maison légère bâtie au milieu qui pousse
c'est un sourire des grands arbres dans l'air
et les vignerons fiers, en main les raisins des terres
et je passe calme détendu dans l'automobile claire
et je roule vite droit et calme, éclair et rousseur
les feuilles orange éclairent les grands champs
et la lumière de 18 heures donne un flot laiteux
entre mes yeux verts marrons qui au plaisir me convient
l'auto roule et sa vitesse marque ma chair
et je sens doux ma peine d'autrefois lentement se défaire
comme un arbre qui se déracine un arbre solitaire
et tombe au ralenti dans les feuilles jaunes et sévères
et je passe sur la route des vignes rousses
et l'air et le bonheur qui à l'arrière me poussent



Par the very famous french peterpan - Publié dans : "poèmes" paysagers
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