Jeudi 12 octobre 2006
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"...Je m'avance vers toi bruissant comme un feuillageje suis en toi, mon sang continue son voyageil ferme ton épaule il soupèse ta joueet quand j'ai bien sculpté ta chair à mon imageune tige de blé sépare nos genoux."René Guy Cadou
Par the very famous french peterpan
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Jeudi 5 octobre 2006
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/2006
11:20
d'abord il y a la ligne où se pose la main. Et affleure au début
la main ensuite caresse mais tout en vérifiant la ligne ; puis le grain
la peau parfois s'irise comme des centaines d'élevures ou papules, comme la chair d'une poule déplumée. mais la ligne est là et surtout la courbe et puis la pointe de l'os. la main de l'homme recommence, la taille en premier puis ce promontoire et puis la descente vers la cuisse.De l'ombilic à l'hypogastre, la main repart vers les fesses ; une mort pour une nouvelle descente.
c'est cette partie-là de la femme qu'il préférait, cet os du bassin qui saillait, os iliaque. cet os réalise tout dans sa magie : la fin abdominale, le haut des fesses et annonce les jambes. selon la position l'os est plus ou moins valorisé. La meilleure est sans conteste la position foetale, fesses bien tendues. L'os est là sous les doigts, dur, un simple coup de bistouri et il apparaitrait.Cet os est rassurant, un commencement d'enfant. Un joyau.
c'est ainsi que l'homme préfère caresser ce carré de peau en l'effleurant surtout pour faire apparaitre du bout des doigts, la peau devient vivante.
Après bien sûr, la main peut descendre la paume sur la fesse et descendre encore vers cette blessure, caressant si lentement pour que le désir naisse ; ou longer la cuisse et le creux poplité, la cheville (ah ! l'éternelle cheville, si fine à enserrer / malléoles souples, lacets à dénouer, bracelets), enfin remonter et recommencer.
L'été à cet endroit donne les marques de bronzage, frontières artificielles...
ainsi elle semble s'arrondir
le corps en boule elle s'animalise.
le sommeil, huile de Felix Vallotton, 1908.
Par the very famous french peterpan
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Dimanche 1 octobre 2006
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01:06
Elles étaient arrivées sur la côte par milliers. Les coccinelles.
À la plage, quelques bavards disaient qu'elles avaient été lâchées à cause des moustiques. Je croyais qu'elles ne dévoraient que des pucerons.
Sur l'eau salée, elles flottaient un assez long moment puis mouraient. Mortes, les élytres s'ouvraient, les ailes aussi ; elles ressemblaient alors à de petits soutiens-gorge pour fées ou de minuscules sous-marins. Un homme et une petite fille - je les ai vus - ont passé l'après-midi à récupérer les nageuses survivantes, un bras en l'air comme un phare et l'autre récupérant. Le bras hors de l'eau recouvert de coccinelles est ensuite ramené au bord de l'eau et les coléoptères rejoignent alors le sable salvateur.
Cette méthode n'était guère satisfaisante car le bras fatiguait. Dès lors c'est sur la tête que les peu fringants insectes furent déposés. Là aussi de temps en temps une suicidaire ou une épuisée chutait, il fallait encore la récupérer.
Mais si dans l'eau les cohortes de coccinelles étaient impressionnantes, petites pirogues rouges et noires perdues dans l'immensité, c'est sans doute à la limite de la mer et des vagues qu'elles étaient les plus nombreuses. Des centaines de coccinelles bousculées par les flots hésitaient, certaines ne bougeaient plus, mortes ou trop fatiguées, d'autres se dirigeaient vers le salut à l'opposé de l'eau dès que celle-ci se retirait.
Un très jeune enfant à côté de moi semblait faire des exercices de kung-fu au ras de l'eau ; je compris plus tard qu'il tentait d'arrêter la mer par ses mouvements, il cherchait lui aussi à sauver ses amis à six pattes. Je voyais l'homme et la petite fille venir régulièrement sur la plage, un, un bras en l'air, l'autre la tête pleine de taches rouges. Tous deux avaient un air sérieux, de professionnel. Une mission.
Certaines de ces coccinelles, une fois vos pieds découverts, se décidaient à escalader les mollets pour se mettre à l'abri des marées.
Je rentrais dans l'océan, un peu trop froid à mon goût, nageais un peu ; je m'imaginais en vacances. Je n'étais plus assisté, j'étais là au centre de l'eau comme un être humain isolé. De retour vers la plage, je récoltais moi aussi quelques-uns de ces hexapodes perdus. Je les posais sur ma tête. Je sentais les minuscules insectes marcher sur mon crâne, heureux un moment d'être sur une terre ferme.
Le soleil tapait fort, la marée montait, les baïnes allaient être recouvertes, les châteaux de sable engloutis. En remontant ainsi, mon corps sortait de l'eau et j'avançais ; je me disais qu'enfin aujourd'hui j'avais donné un sens à ma vie, à ma baignade. Le sauvetage de quelques dizaines individus vivants qui pataugeaient avec moi dans ce drôle de monde. Je montais haut sur la plage. Et libérais mes acolytes. La petite fille en passant me sourit, "vous aussi, vous les sauvez !" dit-elle. Elle repartit vers les flots. Le petit garçon continuait frénétiquement ses mouvements de karaté pour arrêter les vagues.
J'allais respirer l'air sec et goûtais les sentes boisées alentour. Un gros soleil orangé devenait oblique, s'enfonçait en irradiant. Ma journée semblait se terminer très correctement.
Par the very famous french peterpan
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Mercredi 27 septembre 2006
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21:50
J'étais de tes fontaines de tes rivières en sources dorées cyprins chevelus dorésJ'attendais tes gamètesles ombelles en rais de lumièrecherchant la naissance à venirjoufflu du mondeen geyser attenduvirginité rageuselendemain de roséesgarde-robe du monde portuaireen portraitiste du monde / je cherchaispresbyte emprisonné
encoche à l'horizon / en bascule
/ je cherchais
je cherchais envieux
le bon portail du mondeou en vain
le portail du bon monde
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Délicieuses publicités féminines : le portail du bon monde ????
Par the very famous french peterpan
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Mercredi 27 septembre 2006
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02:05
"Rien n'est plus poétique que le souvenir et la prévision ou appréhension de l'avenir. Les images du passé nous incitent à mourir, à nous évanouir. Les images de l'avenir nous poussent à animer des formes, à incarner des pensées, à agir et à assimiler. Aussi tout souvenir est mélancolique, tout pressentiment joyeux. L'un tempère une trop grande vivacité, l'autre stimule une vie affaiblie. Le présent usuel relie le passé à l'avenir en même temps qu'il les délimite. Il se produit une contiguïté, une cristallisation par raidissement. Mais il existe un présent spirituel qui identifie passé et avenir en les dissolvant, et ce mélange est l'élément vital, l'atmosphère du poète."Novalis
Par the very famous french peterpan
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Lundi 25 septembre 2006
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04:23
Raymond Carver : un nouvelliste d’exception !
Raymond Carver est né en 1938 dans l’Oregon. Il est mort à cinquante ans, d’un cancer pulmonaire. Il aura écrit autant de recueils de poésies que de nouvelles ; il est surtout connu pour ses nouvelles, l’insuccès relatif de sa poésie vient de l’importance qu’y tiennent les évènements de sa vie, beaucoup, beaucoup d’autobiographies dans ces poèmes-là ; ce qui a fait dire à un de mes amis – adorant les nouvelles, mais n’aimant pas les poèmes – « on a l’impression de se trouver devant un mur vide ». On pourra s’amuser à lire des poèmes et des nouvelles qui sont leur propre reflet, comme le poème « la mère » (publié dans Ultramarine – traduit par l’insensé « la vitesse foudroyante du passé ») et la nouvelle « cartons » in les trois roses jaunes ; la comparaison est intéressante. Il y a plein d’autres correspondances pour ceux qui chercheraient. J’aime la poésie de Carver même si son apparente simplicité peut paraître parfois un peu futile ou malvenue, mais les nouvelles, les nouvelles sont de purs moments de bonheur. Une nouvelle de Carver (« c’est pas grand chose, mais ça fait du bien ») a même réussi (et je crois que ce fut la seule fois) à me faire venir les larmes aux yeux à la fin de la lecture.
Cet homme parle de vies ordinaires, de pauvres gens, de destins ratés. Ses personnages ont souvent du mal à survivre, à vivre, englués dans leurs problèmes de communications, d’argent, de recherche de travail, chômage et problèmes relationnels. Un peu la vie de Raymond Carver, qui, marié et père trop jeune, galéra longtemps de petits boulots en petits boulots, de petits verres en petits verres. Il y a souvent une infinie tristesse, mais aussi une puissante et incroyable envie de vivre, de s’en sortir. Raymond Carver trouvera en la personne de Tess Gallagher, à la fin de sa vie, une femme lui redonnant courage et espoir, il arrêtera de boire. Il classera ses affaires, parlera de projets, écrira un scénario pour M. Cimino. Malheureusement le cancer le rattrapera. Juste au moment où le succès pointait le bout de son nez.
Les nouvelles de Carver sont en fait très classiques, même si on a parlé de minimalisme. Les phrases sont épurées, on va vite à l’essentiel, les descriptions sont raccourcies. L’impression d’appartenir au monde humain surgit toujours et de manière profonde, grave dans ce grand humanisme, celui de chercher à vivre malgré l’alcoolisme, les mensonges, les difficultés des rapports homme-femme, les difficultés matérielles. Il y a un rejet de l’abstraction, un large ancrage dans le « vrai » monde. Les nouvelles de Carver nous touchent parce qu’elles parlent de nous, de nous-mêmes. On ne se sent pas étranger dans ce monde profondément humain.
« C’est le réel qui est traité comme fiction, comme s’il nécessitait ce suspens, et qui devient donc irréel. » Claudine Verley.
Je vous conseille tous les livres de Raymond Carver. Si vous voulez lire celui que je considère comme le meilleur, alors c’est le dernier (paru après sa mort) : « Qu’est-ce que vous voulez voir ? » 2000.
En poésie j’avais beaucoup aimé aux éditions L’incertain « Là où les eaux se mêlent ».
Un très intéressante biographie parue récemment donne une idée du personnage : « Parlez-moi de Carver » par Philippe Romon. Cette biographie fit un peu « scandale » dans la mesure où son auteur dénigrait un peu l’influence de Tess Gallagher, de même pour lui l’influence de Maryann (la première femme de Craver) ainsi que son premier éditeur Gordon Lish avaient été prépondérantes. Peu importe / on attend la biographie de Tess pour se faire une idée des deux côtés du miroir.
Robert Altman a magnifiquement bousillé « 9 histoires et un poème » en réalisant « Short cuts », 10 petites histoires qui se mélangent à partir des nouvelles de Carver. C’est bien – pour moi – ce mélange des histoires qui a détruit profondément toutes les subtilités et les fragilités du nouvelliste. Bien piètre et triste résultat, même si tout n'est pas mauvais dans ce film.
Enfin, récemment : traduction du magnifique bouquin « Carver country » (the world of Raymond Carver), petits textes de Carver (beaucoup de poèmes) et photographies de Bob Adelman, sous le titre « le monde de Raymond Carver » pour les aficionados dont je fais partie.
Raymond Carver : un des très grands de la nouvelle, à côté de Maupassant et de Tchekhov.
Par the very famous french peterpan
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Samedi 23 septembre 2006
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21:16
"L'irréalité de ce que l'on regardedonne réalité au regard."Octavio Paz
Par the very famous french peterpan
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Dimanche 17 septembre 2006
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21:57
"visage dripping" michel Batle, 1969
dans le ciel et creux et pâle
j'imagine ton visage
je le dessine je le vois je l'embrase
de tout mon souffle / en chaleur
je le teinte je le peins
me rappelant l'aube / de tes joues
bouche / rouge / ronde / acide
ta bouche crevassée
sillons en larmes
soc de temps méchants
oubli / l'oubli
oubliée ou perdue
la personne humaine
ne peut que seule / être
ta bouche où / solitaire / miroite
solitaire
la première rosée
/ de ce matin
dans le ciel et creux et pâle
j'ai créé ton visage
un nuage a tout emporté
ta bouche
ton front
tes cheveux longs que
retenaient les volets / retenaient
tes yeux pervenche
ton sexe ovalisé / et bon
ta grande main / qui calmait
ton grand corps dans sa grande / totalité
tes grandes amitiés / en écharpes en fumée
le vent est loin, maintenant
"grand visage de femme" Eugène Leroy
Par the very famous french peterpan
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Samedi 16 septembre 2006
6
16
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/2006
15:06
dessin retrouvé, j'avais 18-19 ans
intitulé "vivre"
Par the very famous french peterpan
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Jeudi 14 septembre 2006
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21:31
Ah ! toute chose vaine au van de la mémoire, ah ! toute chose insane aux fifres de l'exil : le pur nautile des eaux libres, le pur mobile de nos songes,
Et les poèmes de la nuit avant l'aurore répudiés, l'aile fossile prise au piège des grands vêpres d'ambre jaune...
Ah qu'on brûle, ah ! qu'on brûle, à la pointe des sables, tout ce débris de plume, d'ongle, de chevelures peintes et de toiles impures,
Et les poèmes nés d'hier, ah ! les poèmes nés un soir à la fourche de l'éclair, il en est comme de la cendre au lait des femmes, trace infime...
Et de toute chose ailée dont vous n'avez usage, me composant un pur langage sans office,
Voici que j'ai dessein encore d'un grand poème délébile...
Saint-John-Perse, Exil IV.
Par the very famous french peterpan
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Mercredi 13 septembre 2006
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/2006
20:45
"Même si le monde est infiniment complexe, de telle sorte que chaque fait consiste en une infinité d'états de choses et chaque état de choses soit composé d'une infinité d'objets, il faudrait quand même qu'il y ait des objets et des états de choses."Ludwig Wittgenstein
Par the very famous french peterpan
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Samedi 9 septembre 2006
6
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21:25
le canard cancane
le chameau blatère
l'hirondelle gazouille
l'oie cacarde
l'éléphant barrit
la pie jacasse
le coc coquerique
le cerf brame
le lapin clapit
et toi ? et toi ? tu babilles
l'aigle glatit
la poussin piaule
le renard glapit
la bécasse croule
la pintade criaille
le jars jargonne
la chaton miaule
le cheval hennit
le geai cajole
et toi ? et toi ? tu babilles encore
la poule glousse
le crocodile vagit
la corbeau croasse
le pigeon roucoule
la chouette chuinte
le rossignol chante
le tigre feule
l'âne brait
l'alouette grisolle
et toi ? et toi ? tu babilles toujours !
le cygne trompette
le hibou hue
la cicogne craquette
le chacal jappe
le sanglier grommelle
la grenouille coasse
le porc grogne
le paon braille
le lion rugit
et moi ? et moi ? moi, je rime à rien
chanson pour jean Bart, en hommage à Serge Gainsbourg :
Le ramier roucoule
Le moineau pépie
Caquette la poule
Jacasse la pie
Le chameau blatère
Et le hibou hue
Râle la panthère
Et craque la grue
Toi, toi, toi,
Toi,
Sois belle et tais-toi
L'éléphant barète
La jument hennit
Hulule la chouette
Bêle la brebis
Le crapaud coasse
Piaule le poulet
Le corbeau croasse
Cajole le geais
Toi, toi, toi, Sois belle et tais-toi
Le cerf brame, l'âne
Brait, le lion rugit
Cancane la cane
Le taureau mugit
Le dindon glouglotte
Et braille le paon
La caille margotte Siffle le serpent
Toi, toi, toi
Toi, sois belle et tais-toi
Par the very famous french peterpan
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Jeudi 7 septembre 2006
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07
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/2006
22:43
ton corps fait un S
c'est volontaire
tu courbes
et montres tes fesses
aux draps bleus
qui chauffent - giratoire -
c'est le temps - magique -
de la danse des lits
belle et grise en sourire glamour
et la
poésie
danse en épiderme en chair de poule
glaçon à ton mamelon
et ta peau glabre en glacis
Par the very famous french peterpan
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Mercredi 6 septembre 2006
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06
/09
/2006
13:59
UN JEU par MOIS
UNE PETITE BOITE DE CALISSONS à Gagner à chaque fois !
le premier ou la première à répondre gagne...
de qui sont ces "vers" ? =
"jambes en l'air l'arc en ciel au milieu de la nuit étoilée tordant son linge berceau aux yeux étonnés pur chardonneret du hamac clignotant des jeux ronde des clous enfoncés dans le feu à la gorge du prisme corde tenue par les bouts aux brûlures de la roue embourbée dans la mare mordant avec rage l'oeil du taureau expirant"
Si le 30 Sept à minuit, personne n'a trouvé, je mangerais mes calissons en toute gaieté :-)
REPONSE / Pablo PICASSO
Par the very famous french peterpan
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Mardi 5 septembre 2006
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05
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/2006
21:58
hommes fatigués
menaient
aux prés / grandes belles vaches blanches
voiture striait d'asphalte
le gris des pluies faisant glace
éclat macadam mouillé
renvoyait des reflets d'un ciel gris neige sale en miroir en orage d'été nuageuse fumée
grandes vaches et mufles roses
nonchalamment pénétraient royaume nivernais
prés dans leur véronèse
ou palette peintre enfant
teintes engrisées
avec orage d'été
Par the very famous french peterpan
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