Lundi 8 mai 2006
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11:55
Bon l'exposition "sexe et stress" de mon ami Yvon Saillard à Toulouse est terminée, mais je vous invite à regarder la vidéo très intéressante sur cet artiste peintre.
Et oui l'ami ! Il est dur parfois de vivre et je suis comme toi : étonné qu'on n'accepte pas mieux, pas plus le monde tel qu'il est - toute la philosophie de Sénèque est pourtant là - ; et c'est vrai que parfois c'est la galère d'être être. :-)
Deux mots pour définir le siècle : "Stress et sexe", titre de la nouvelle exposition de dessins et de peintures qui s'ouvre, ce vendredi, à la galerie Exprmntl. Moralisme sexuel et mysticisme religieux ont donné à l'oeil ce qu'ils ont retiré à la dent. Et l'artiste Yvon Saillard pose un regard distant mais touchant, au sens propre, nos sociétés dévoreuses d'images.(24/02/2006)
Basé sur une iconographie relevant tout autant des réflexions artistiques les plus contemporaines que d'Ed Templeton et de la scène skate graphisme, le ton est lancé. C'est un regard sur nos sociétés où, "de l'absence et de l'abstinence subie, seules les images nourrissent les esprits dans lesquels se logent les pulsions refoulées et l'insatisfaction provoquée par la surconsommation". Certains n'y verront que jet pornographique alimentant leurs propres fantasmes, d'autres y liront les expressions blasées et patientes.
A étudier, entre autres : cette scène dans un métro de capitale, où les visages fermés dévorent les publicités aguichantes, en espérant rentrer vite pour surfer sur meetic, et où, dans leur concentration, les personnes absorbées bousculent les plus faibles sans même un mot d'excuse.
Quand les images et les virtualités remplacent les mots et l'humanité, il reste alors le vide et des fragments patchworks d'une toile d'Yvon Saillard. Des poses, des poseurs, des baisers et des feutres, des huiles et des acryliques, ainsi que quelques paillettes Renaissance pour repenser l'érotisme de notre siècle prépubère avant qu'il ne se gangrène. L.M.Pour voir la vidéo
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Par the very famous french peterpan
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Publié dans : peintures et peintres
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Dimanche 7 mai 2006
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/2006
17:39
Je me souviens je me rappelle
de ces éclats de tes grands yeux
Le soir couleur de caramel
tachait déjà tes seins neigeux
Je suis allé dans l’hiver en gelée
Bien loin parfumé déjà et racines gelées
Me perdre dans des hivers écartelés
et cassants / des brindilles givrées
Je me souviens je me rappelle
de ces éclats de tes grands yeux
Le ciel couleur de caramel
Neigeaient fort tes seins joyeux
Perdu dans des chemins très étoilés
Aux étoiles glacées perlent à nos pieds
Gouttes d’hiver miniaturisé
Je me suis étendu pour toutes les compter
Je me souviens je me rappelle
de ces éclats de tes grands yeux
L’aube couleur de mirabelle
teintait déjà tes seins soyeux
Par the very famous french peterpan
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Dimanche 7 mai 2006
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09:37
"How does it feelto be on your ownwith no direction homea complete unknownlike a rolling stone"bob Dylan
Par the very famous french peterpan
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Jeudi 4 mai 2006
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22:29
"Gloire à qui n'ayant pas d'idéal sacro-saint
Se borne à ne pas trop emmerder ses voisins "
Georges Brassens
Par the very famous french peterpan
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Mercredi 3 mai 2006
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19:47
TEXTE DE MON PERE QUI N'AIME PAS LES TRAINS /
"Vendredi 28"
Qui rit le Vendredi pleure le Samedi Mais qui pleure le Vendredi rit il le Samedi, le Dimanche et les autres jours du train train 0ù les wagons quotidiens déchargent ici et là des fleurs en bouquets, des soleils de sourires, des scories encore fumantes, des flaques de grimaces, des gerbes colorées, des platitudes en conserves, des bouffées d'oxygène, des relents de cavernes et des images, des images, des images .......... Celles d'un train. D'un train qui arrive. D'un train qui stoppe. D'un train qui s'ouvre de ses portes coulissantes prête à avaler. Et qui avale. Tout ce petit monde qui attend sur un quai surchargé. Un train qui engrange et referme ses lourdes portes de fer. Pour s'élancer vers un destin qui échappe à ces quelques silhouettes restées sur le quai. Le train des séparations n'est pas le train du plaisir. Si l'arrivée est un bonheur, ce bonheur est bien chèrement payé par le départ . L'aiguillage de la vie a sans doute aux commandes un grand Aiguilleur qui manie ses instruments. Mais comment ? En consultant la carte des destins ? En appelant à la rescousse la roue du zodiaque ? En lançant une roulette dont la bille, à l'arrêt, designe une case ? Sans doute est ce la chanson de tous les jours. Mais pourquoi ce Vendredi 28 le refrain n'a-t-il pas fait un couac ? Pourquoi cette porte verrouillée nous a t elle rendus muets de part et d'autre ? Pourquoi ce train est il vraiment parti comme le prédisait l'annuaire ? Pourquoi n'avons nous pas eu une journée, une heure, quelques minutes de sursis ? Pourquoi cette séparation prévue est arrivée sans le moindre imprévu ? Pourquoi malgré notre connaissance du lieu, du moment, de l'événement sommes nous restés si interloqués ? La réponse tient dans quelques mots simples qui disent tout.
Par the very famous french peterpan
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Lundi 1 mai 2006
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01
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09:45
Au crépuscule : visage perdu
dans des tiers d'amour aux petites couleurs de blanc-cass
au cafés d'hier enfermés dans des odeurs de passe
"Dame nue" passait et flottait en un ballet nostalgique
elle fumait ses jambes en un long roucoulement
qu'elle avait ma foi fort belles et sentait bon
elle s'éteignait elle-même tout près de nos âmes
dans de longues touffes verticales où mes allumettes erraient
le plus doucement possible lisière d'horizons indiscrets
nous jeunes hommes encore éperdus de tant de grâce
nous aimions ces moments érotiques où "Dame nue" décidait
de se fumer toute entière et où dans le noir silence du café belge
peu après 2 heures du matin
une terrible odeur âcre et puissante de femme
enfumait notre oxygène et où surtout fantastique ballet
de plaisir dans le silence noir de ce petit café
au beau milieu des clients hébétés dans une pénombre irréelle
une bouche très cerise deux grosses lèvres et fermes
semblaient nous lancer immobiles un cri d'orgasme terrible et vainqueur
mais ce n'était que l'illusion du plaisir
dans nos tempes de gamins fous
Par the very famous french peterpan
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Vendredi 28 avril 2006
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28
/04
/2006
11:12
il est des forêts blondes
où les ombres même sont blondes
comme certaines filles
où le feuillage très vert disperse
au souffle gris les fougères ocre
aimer aimer les corps humains
se perdre oui se perdre
dans le cercle inversé polaire
de tous ces corps sans âme sans herse
belle indolente
j'ai les artères amères de tes sucs gonflés
miellat ocré touchant arrogant charmant
par lesquels tu verses
en mille poses adverses
le long et lent supplice
de ta peau nue malice
Par the very famous french peterpan
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Mercredi 26 avril 2006
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26
/04
/2006
08:51
et là tout de suite
c'est un poème qui s'écrirait à l'heure anormale
heure calme / lenteur du visage / où tu oublies tout
je me serais lesté dans cet espace dénudé
- étourneau d'été lové dans moi-même -
en plein étonnement devant ce monde
ce serait le temps du poème
comme une sieste après pastis
où ruisselant d'eau d'anis
nous irions / en paix / avec la foule des oliviers
Et le bleu calme des lavandes
Et le silence d'été
Par the very famous french peterpan
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Publié dans : "poèmes" paysagers
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Mercredi 26 avril 2006
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26
/04
/2006
08:41
"Comment échapperions-nous à notre passé, nous qui nommons "passé"le pauvre souvenir qui nous en est resté ?"William Matthews
Par the very famous french peterpan
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Dimanche 23 avril 2006
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23
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/2006
10:45
En lueurs qui brillentOù Tes yeux scintillentAmers comme en mer nous deuxVers luisants égarés dans nos nuitsComme hypnotisés de nos cheminsToi empyrée et moi au solJe rêvais ton corps en brûlisJe décidais de t'écrire en MAJUSCULEJe m’assoupissais sous ta glorietteEt je t’embrassais jusqu’à la glotteTa peau même fleurait vanilléOu à coups d’ylang-ylang très corporelEn mimétisme minéral je m’étais cailloutéJ’avais voulu ton corps macadamiserOu alors J’étais adonis renonculacéeIl brumassait devant tes yeux ils pleuraientD’une bouche arrondie tu me réveillaisDélaissant pierres et fleurs je revivaisAmers comme en mer nous deuxNous recommencions à vivre à deux
Par the very famous french peterpan
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Samedi 22 avril 2006
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22
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20:04
dans la célèbre série "mes animaux poétiques préférés"voici le renard
Par the very famous french peterpan
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Mardi 18 avril 2006
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18
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22:30
"...Je ne puis jamais voir ou revoir dans un film des acteurs dont je sais qu'ils sont morts, sans une sorte de mélancolie : la mélancolie même de la Photographie...Contemporaine du recul des rites, la Photographie correspondrait peut-être à l'intrusion, dans notre société moderne, d'une Mort asymbolique, hors religion, hors rituel, sorte de plongée brusque dans la Mort littérale."Roland Barthes
Par the very famous french peterpan
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Dimanche 16 avril 2006
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16
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20:38
Venise est à visiter plusieurs fois, le premier jour, les larmes viennent facilement, on a du mal à imaginer la beauté des lieux, leur magie, leur irréalité ; musée vivant. Et le matin, la ville vit, gorgée d'italiens, langue magnifique.
Il faut voir Venise sous le soleil, dans le brouillard, ou légère pluie et chaque saison diffère. Il faut se perdre partout dans des ruelles malodorantes et odorantes, proches et lointaines, loin de la foule. Il faut savoir regarder, car à chaque coin, il y a la beauté. Et l'inouï.
Venise, un jour gris, il y a environ 20 ans.
Par the very famous french peterpan
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Dimanche 16 avril 2006
7
16
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/2006
12:01
donc quoi dire.dehors l'air le souffle du venton gobe le tempsquoi dire des pinssquelette en bois verdure durechemins qui durent doréssur ces courbes de sabledehors le vent la mer qui tombe bat et renaitsables en dunes, de désir, formes féminines, seins tendres tenduesl'ensemble encore reste amble en longeant mes peinesdonc quoi dire.(le ciel grisâtre pleure des hommesle pays entier résonne de mots.)
Par the very famous french peterpan
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Samedi 15 avril 2006
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15
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/2006
20:33
"Qui a raisonordre ou désordre ?Ni l'un ni l'autreet tous les deux.Ce qui m'échappen'a pas de nom."
Jean Tardieu
Par the very famous french peterpan
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