ici :

some words :

"Le poète est un archer qui tire dans le noir." - Salah Stétié -
"Cette femme était si belle
Qu'elle me faisait peur."
 Guillaume Apollinaire

"In a place far away from anyone or anywhere, I drifted off for a moment." -- Haruki Murakami --


"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

"J'écris à cause du feu dans ma tête et de la mort qu'il faut nier."
Jacques Bertin

"O mon passé d'enfance,
pantin qu'on m'a cassé."
Fernando Pessoa


« La mort c’est l’infini des plaines
et la vie la fuite des collines. »
Joseph Brodsky



" LA GRANDE FORCE EST LE DESIR "
(Guillaume Apollinaire)



"Quand je dis « je », je désigne par là une chose absolument unique,
à ne pas confondre avec une autre."
Ugo Betti

"Le sens trop précis
rature
ta vague littérature"
Stéphane Mallarmé


" Je ne suis pas moi ni un autre

Je suis quelque chose d’intermédiaire :
Un pilier du pont d’ennui
qui s’étend de moi vers l’autre. "
Mario de Sa-Carneiro

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B o n j o u r !

-- je vous souhaite un bon passage... --


"Mais rien de cette nature n'est définitivement acquis. Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs. Puis se retire, et vous replace devant ce vide qu'on porte en soi, devant cette espèce d'insuffisance centrale de l'âme qu'il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui, paradoxalement est peut-être notre moteur le plus sûr."  Nicolas Bouvier

« La poésie vient vers nous, on ne sait d’où, et elle nous quitte, allant vers on ne sait quel au-delà. Mais en passant, elle nous laisse des mots et elle nous fait des signes dont l’interprétation est inépuisable. » Gabriel Bounoure

" Avec tes défauts. Pas de hâte. Ne va pas à la légère les corriger. Qu'irais tu mettre à la place ? " Henri Michaux


écrivez moi si vous le souhaitez :    

Soyez indulgent, je ne suis qu'un petit écrivaillon tentant d'écrivasser

Mai 2008 : "L'apéritif de la neige"
est "paru"

Si vous êtes intéressé : laissez moi un message
(133 pages de poèmes et textes poétiques, pour la plupart ici sur mon blog)

"Le meilleur choix de poèmes est celui que l'on fait pour soi." Paul Eluard
______________________________________________

 

Mercredi 15 novembre 2006 3 15 /11 /Nov /2006 11:55
"J'aime bien la minijupe : je n'y vois que des avantages."
Francis Blanche
Par the very famous french peterpan - Publié dans : citations
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Dimanche 12 novembre 2006 7 12 /11 /Nov /2006 11:06
Après les mots-valises : le domine-aux-mots
Jeu de Roch Daroussin :



"Domine-aux-mots se veut avant tout un jeu pour s'amuser, se titiller la tête, inventer et rire aux inventions des autres.
Le matériel est constitué d'une petite boîte en papier, pliée en cube et contenant des tuiles carrées. Chaque tuile comporte quatre moitiés de mots composés, soit quatre débuts soit quatre fins.

En assemblant ces moitiés de mots, on invente de nouveaux mots dont il faut trouver proposer une définition convaincante, ou drôle, ou les deux !


La règle ne dit pas vraiment comment est désigné l'éventuel gagnant, mais ce n'est pas le but du jeu, de toute façon. Le but est essentiellement de rire ensemble aux bons mots et aux traits d'esprit.

On peut également jouer avec une règle de type "jeu du dictionnaire" : on place des dominos au hasard, chacun propose une définition par écrit, puis on vote pour la meilleure définition...

Le jeu pourrait être adapté pour le milieu scolaire, à condition de retirer quelques cartes équivoques.

La plus belle définition de notre première soirée Dominomot au club de Pierre Bénite a été trouvée par Bruce.
Le mot à définir était : "Post--Salope" (obtenu de Post-Scriptum et Marie-Salope).


La proposition de Bruce, >>C'est une qui en a eu plein le cul !<< a recueilli l'approbation générale.

L'assemblée était également satisfaite lorsqu'un domino était posé, provoquant plusieurs nouveaux mots, et que tous ces mots recevaient des explications basées sur le même registre.

Dominomot est présenté dans une toute petite boîte à prix tout à fait modéré. 92 cm³ de pur bonheur  !"

(texte extrait de l'excellent site de françois Haffner : collectionneur et amoureux de tous les jeux ; je vous recommande vivement son site si vous cherchez telle ou telle précision sur tel ou tel jeu)



commandez donc votre boîte de jeux de mots (prix dérisoire) :
le domine-aux-mots

Roch Daroussin - Plasticien, Auteur des tableaux et faute d’éditeur, Auto-éditeur du jeu.
Les jeux "Ma Muse"

Par the very famous french peterpan - Publié dans : jeux de mots / de lettres
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Mardi 7 novembre 2006 2 07 /11 /Nov /2006 21:06


lune efféminée

dans son halo hâlé d'astres
et ses cratères et son acné
donne à rêver
tête aux étoiles
ensorcelées
planètes en halètement
allaitement en son sein hallucinant
2 lunes 2 seins en haltère
et tes hanches essouflées
haletantes sentes
en descentes boisées




Par the very famous french peterpan - Publié dans : "poèmes" paysagers
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Samedi 4 novembre 2006 6 04 /11 /Nov /2006 09:35
- Le temps sidéral est égal à l’angle horaire du point vernal.
- Pardon ?

J’étais là, attablé au zinc, à déguster un pastis bien frais, dans un petit verre. Depuis peu, à la fin de mon travail, je m’arrêtais dans ce bar, pourtant guère avenant mais qui se situait sur ma route. J’hésitais à rentrer trop tôt chez moi qui était devenu graduellement et insensiblement plus vraiment un « chez moi », ma femme et les enfants ayant étendu leur pouvoir partout dans l’appartement. Je n’aimais pas particulièrement boire, ni parler, mais finalement j’aimais bien l’ambiance très masculine de ces bars à l’heure de l’apéritif où chacun craint de rentrer chez soi. Le café est un lieu neutre où parfois même des amitiés se nouent.

- Pardon, vous avez dit ?
- Non, excusez-moi, je parlais du temps, je fais des variations sur le temps, je m’amuse avec le temps, le temps qui passe, le temps qu’il fait, à mi-temps, temps mort, et oui… le temps.

Il avait l’air un peu fatigué, avec des cheveux grisonnants et broussailleux, et de gros sourcils jaunâtres qui feraient peur aux enfants, un petit ballon de blanc devant lui. Largement l’âge de la retraite. Le serveur discrètement me fit d’un petit mouvement de tête comprendre qu’il avait « dépassé la dose ».

- Oui j’aime parler, mais personne n’écoute, alors je vais dans les cafés et attends qu’un public adéquat soit à mes côtés.
- Moi, je suis un public adéquat ?
- Oui, vous avez l’air sympathique et puis perdu un peu aussi, égaré dans un lieu qui n’est pas le vôtre, hors temps.

Il rit légèrement. Puis reprit :

- Chaque jour, le matin, j’ouvre le dictionnaire et regarde un mot qui me plait, avec sa définition essentielle et toutes les variantes et toute la journée je rumine ce mot, il valse dans ma tête, c’est mon poème du jour, mon pas japonais à moi. Et ça fait passer le temps…
- Et aujourd’hui c’était « le temps » ?
- Oui, un bien beau mot ; c’était le bon temps, le temps des vendanges, en temps et lieu, le temps de réaction, le temps approche, à temps…

Je venais de terminer mon verre, le bruit du café était assez sourd et éreintant, les lumières trop vives,  je commençais à me demander si je n’allais pas discrètement sortir. J’avais eu une journée difficile. Mais mon voisin se rapprocha de moi et me dit en souriant :

- Pouvez-vous m’accorder un peu de temps ?
- Oui bien sûr, j’en ai un peu dis-je poliment.
- Que voulez-vous savoir sur le temps ?
- Moi ? rien, c’est vous…
- Non, non. Vous donnez l’impression d’avoir des questions à poser, profitez un je suis aujourd’hui « au point » sur le temps. J’attends vos questions… est-ce que vous avez bien employé votre temps aujourd’hui, au moins ?
- Ah, ah ! Non pas spécialement, je ne prends pas le temps si je puis m’exprimer ainsi, je vais trop vite, je fais tout trop vite, cela m’ennuie en fin de compte. Tout va trop vite.
- Ah ! le temps… il faut toujours prendre son temps.

Il me fixa avec un petit sourire :

- Du moins de temps en temps…
- Qu’avez-vous appris donc sur le temps vous même ?
- Oh ! rien de bien spécial, des banalités, mais même les banalités peuvent plaire et puis c’est ça la vie, non ? des banalités banales, le temps qui passe, le temps qu’il fait, de tout temps, le temps approche, à quatre temps, le temps universel, en temps et heures…

Il fit rapidement un signe au serveur qui le resservit promptement.

- Et resservez Monsieur, fit-il.
- Merci, mais ça sera le dernier.
- Comment ! Vous n’avez pas le temps ?
- Et vous ? Vous cherchez à gagner du temps ? Dis-je assez habilement.
- Bravo ! Un point pour vous, ah, ah, il faut que je me refasse ; je vous ai bien choisi, vous êtes plein de finesse.
- Vous êtes trop bon …

Subitement il s’arrêta de parler et fixa son verre, puis le but doucement mais en totalité par petites gorgées, lampées ; il le reposa vide sur le comptoir. Cherchait-il la bonne répartie ? Réfléchissait-il ? Je me taisais, cherchant hypocritement peut-être à clore le débat. Je me mis aussi à finir mon verre avec lenteur.

- Bien employer son temps, le temps approche, accordez-moi du temps, je n’ai pas le temps, gros temps, c’était le bon temps, le temps des vendanges…

Peu à peu le timbre de sa voix devint indécis et il commença à balbutier, il reprit mais en hésitant et regardait droit devant lui comme en transe :

- Temps humide, avoir le temps, avoir fait son temps, dans la nuit des temps, faire son temps, gros temps, perdre son temps, prendre son temps, prendre du bon temps…
- Tuer le temps dis-je brusquement et imbécilement.

Il se tut, puis me dévisagea lentement.

- Vous ne m’octroyez pas de point ? Ironisais-je encore bêtement.
- Si, si… Vous le méritez…

Mais mon intervention le laissa sans voix, et sa figure se fit bien grave et triste. Il semblait parti ailleurs. Le serveur avait retiré son verre, sans doute pour faire comprendre que pour ce soir ça serait tout. Une sorte de silence entre nous deux se fit, malgré le brouhaha alentour. Stupidement j’essayais de reprendre :

- Au temps pour moi.
- Non, non, tuer le temps c’était parfait, je l’avais oublié celui-là.

Il se retourna et se rapprocha très près de moi, un moment je crus qu’il allait me frapper tant son visage devint violacé et hagard. J’imaginais qu’il allait encore balbutier mais il parla très clairement.

- Tuer, tuer le temps, bien sûr. Tu sais petit, j’attends depuis un moment d’ouvrir le dictionnaire à la lettre « S », au mot « suicide » afin de le décliner selon toutes les sauces. Un mot que j’attends, ça fait même un bail ! Trop longtemps que j’attends ce putain de mot. Bien trop longtemps.

Et puis il se tut. Je restais là un moment, hésitant, mal à l’aise. Finalement je ne dis rien, préférant comme souvent le silence aux mots de trop. Après deux, trois minutes je partis après l’avoir salué ; il ne me répondit pas.
Dehors, j’arrêtais mes pas et regardais à travers la vitre embuée et grasse, je le vis discuter sèchement avec le serveur qui apparemment lui remis un verre et le resservit de Muscadet. Cela me fit plaisir et je pus rentrer chez moi un peu moins inquiet. En route je cherchais un mot pour le lendemain, un mot à décliner ; une bruine fine se mit à tomber, le froid de la pluie me rasséréna.





"Le Temps"
Par the very famous french peterpan - Publié dans : mes courtes nouvelles et textes
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Mercredi 1 novembre 2006 3 01 /11 /Nov /2006 10:31
UN JEU par MOIS
UNE PETITE BOITE DE CALISSONS à Gagner à chaque fois !

le premier ou la première à répondre gagne...

de qui sont ces "vers" ? =

"Nuit charbonneuse d'une gare ; je cherche la dame qui a une voilette noire sur la lèvre : le bec Auer ne fonctionne pas et la ville est derrière la nuit. Un portefaix valse avec les bagages. Allons-nous vivre près du cresson géant de cette rivière ? On serait sous l'eau qu'on verrait des racines de corail blanc sous l'émail de la rivière : les maisons à cette heure sont comme des fumées. O nuit charbonneuse d'une gare."

    Si le 31 Oct à minuit, personne n'a trouvé, je mangerais mes calissons en toute gaieté :-)


NB : Merbel vainqueur le mois dernier n'a pas le droit de jouer ce mois ci (elle digère)...
3 réponses maximum par joueur (euse) S V P

INDICE 1 : il est mort quelques jours après son arrivée dans les camps nazis d'une pneumonie


SOLUTION : Max Jacob


"amour du prochain"

à Rousselot,

Qui a vu le crapaud traverser la rue ? c'est un tout petit homme : une poupée n'est pas plus minuscule. Il se traîne sur les genoux : il a honte. on dirait...? Non ! Il est rhumatismant, une jambe reste en arrière, il la ramène ! où va-t-il ainsi ? il sort de l'égout, pauvre clown. Personne n'a remarqué ce crapaud dans la rue. Jadis personne ne me remarquait dans la rue, maintenant les enfants se moquent de mon étoile jaune. Heureux crapaud ! tu n'as pas d'étoile jaune.


Max Jacob est arrêté le 24 février et part pour Drancy, il y meurt le 5 mars. Il avait 68 ans.
Par the very famous french peterpan - Publié dans : Jeu poétique
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Lundi 30 octobre 2006 1 30 /10 /Oct /2006 09:43
Les longs pins
sentinelles de genêts
lande géniale génitale
et ton grand désir de vivre

Les longs pins
ont des pinceaux de branches
haïkus sublimes
dans leur fourrure de branches


Par the very famous french peterpan - Publié dans : "poèmes" paysagers
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Dimanche 29 octobre 2006 7 29 /10 /Oct /2006 07:57
    Et toi te rappelles-tu ?

    Tes souvenirs dans ton cou que je frôlais de mes lèvres ; tes rires et petits soupirs ; nous avions alors loupé le virage, ma main sur ta cuisse où elle crissait sur ton collant sexy et sur le chemin à peine goudronné je continuais à te caresser ; ta conduite automobile se faisait moins sûre ; mais nous roulions quand même dans l’étincelle et l’ivresse ; tu me parlais de lui et je te parlais d’elle et nous ne comprenions pas grand chose à nos problèmes mais nous philosophions en règle pour paraître les adultes d’aujourd’hui et les bons mots pour nous satisfaire.

    Tes jambes étaient emballées de ce synthétique que j’aime et qui croche mes doigts râpeux, je te dénudais en rêve et tu riais et t’inquiétais à la fois. Nous avions peut-être approché un amour, dans la parenthèse d’un de tes rires, dans l’articulation de ton poignet, dans ton sourire si timide. Et les rues ensuite n’étaient plus pareilles, leurs couleurs se faisaient neutres ou plus violentes, dans les feuillages tu paraissais belle, appétissante : quel apéritif de nos corps avons-nous refusé de boire ce jour-ci ; j’en garde encore au fond de la gorge un goût amer mais très tendre ou très lent ; un jour tu serais nue et ton parfum qui n’est que de toi, que de toi encore et tes gestes et tes rythmes seraient comme du sang brûlant dans mon corps ; nous retrouverions les joies des amours infidèles, des amours en cachette, des amours sans lendemain immédiat, sans promesse ni caresse faussées, alors sans doute retrouverions nous comme dit l’ami Pierre Barouh « le courage d’aimer ».

Par the very famous french peterpan - Publié dans : mes courtes nouvelles et textes
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Samedi 28 octobre 2006 6 28 /10 /Oct /2006 10:03
Après l'introduction
le choix ?
thèse et antithèse
toujours
mais un instant, le choix se pose
à droite, à gauche ?
et l'autre vie qu'aurait été elle ?


Par the very famous french peterpan - Publié dans : préambules
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Mercredi 25 octobre 2006 3 25 /10 /Oct /2006 20:56
M E R C I

> 10000 visiteurs pour un site de "poésie"
qui manque singulièrement d'humour (et parfois de poésie)
(et pis y a même pas de photos de filles toutes nues)
je vous remercie de vos visites
les fidèles et les bavards bien sûr (on a besoin d'eux)
mais aussi tous ces anonymes
du coup je vais continuer un petit moment ...

M A R C O





Par the very famous french peterpan - Publié dans : actualités diverses
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Mardi 24 octobre 2006 2 24 /10 /Oct /2006 23:08
"Nous croyons savoir exactement les choses et ce que pensent les gens pour la simple raison que nous ne nous en soucions pas. Mais dès que nous avons le désir de savoir, comme a le jaloux, c'est un vertigineux kaléidoscope où nous ne distinguons plus rien."
Marcel Proust
Par the very famous french peterpan - Publié dans : citations
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Dimanche 22 octobre 2006 7 22 /10 /Oct /2006 11:49

    Enfin ! L'ami jean-françois Kellner a son site internet ; un bien beau site où l'on peut voyager avec lui au gré de ses concerts dans le monde entier. On aime bien tous deux refaire le monde en buvant des petits coups de vins doux et secs et Jeff a plein d'idées très généreuses et humanistes, c'est un régal de l'écouter disserter, mais c'est aussi un excellent musicien et un grand connaisseur de l'Afrique : Il fut jadis guitariste du grand Philippe Léotard, il accompagne depuis Souad Massi (3 albums déjà) la fantastique chanteuse algérienne ; si elle passe près de chez vous, n'hésitez pas !







Jeff en concert à Washington avec sa guitare de 12 cordes qui en a plus que 10

    "Féru de culture et de musique africaine, batteur et guitariste de formation, le multi-instrumentiste jeff Kellner présente un projet auquel il tient tout particulièrement. Très actif sur la scene afro- il a joué avec Salif Keita, Toure Kunda, Brice Wassy, Tony Allen, Mokhtar Samba et travaille depuis 1999 avec Souad Massi qu'il accompagne sur scène et en studio...
 -mais aussi sur la scene electronique-membre du collectif "A reminiscent  drive"  signe chez F Communications-et la variété française -Philippe Léotard, Carole Laure, Jil Caplan, Jacques Higelin...

    Jeff consacre le peu de temps qui lui reste  au projet Woo-ssay qu'il  a monté avec la chanteuse guinéenne Aissata Kouyate.


Utilisant les techniques de productions modernes ( synthétiseurs, samplers et ordinateurs) en les mettant au service d'instruments traditionnels (flûte malenke, djembes...), l'album de woo-ssay s'inscrit dans le cadre d'une nouvelle sono mondiale dont Paris serait la capitale."



1-soumbouyaya
2-badaya
3-yan walidjan
4-woosse   
5-mouroundou
6-kelemagny
7-M'Beta la mande
8-den tessana

paroles et musiques: Aissata Kouyate et jeff Kellner
musiciens: Aissata Kouyate voix-Kante baba Galle: flute malenke- jeff Kellner: guitares-programmations-Jean-phi Dary: synthe (7)-Bobby Jocky: basse (3-4-6)-Dondieu Divin: synthe(2)-Leseni Konte: djembe (4)-Jean-michel Couchet: sax alto(5)

enregistre au mois de juillet 1998, a Force Productions (2-3-4-5-6-7-8) chez Matthews Russell et au studio St Vincent (1) chez Jay Alanski par jf Kellner.
mixe par Robi Jarasi (2-5), Laurent Castelvi (3-4) et jeff Kellner.

Plus de précisions sur le site de Jeff : paroles, musiques, explications des textes etc...
et celui sur la boutique en ligne :

On y trouve des choses très sympathiques : wriggles,dimitri, alma et sa copine et bien sûr woo-ssay = le jour où vous vous sentirez planer entre Pink Floyd et l'afrique.

Quelques accroches de Woo-Ssay :



Soumbouyaya Badaya Yan-Walidjan Woosse
Par the very famous french peterpan - Publié dans : chanson poétique
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Vendredi 20 octobre 2006 5 20 /10 /Oct /2006 15:31
        en relents en effluves
    l'églantier de ton sexe tombait ses feuilles
en rosacé en fane ; flamboiement aussi

je
fanais ton sexe de droite à gauche
puis de gauche à droite, comme un boxeur
    comme une argile à malaxer, sculpture à créer, portrait d'artiste
    comme un foin fatal, tes odeurs d'herbes de ficaires
                la montée de tes mers, tes lunes , marées suprêmes

    et la lumière de ton sexe en fanal au bout de ma nuit blême
en femme fatale jambes fusées flammées
ta gamme chromatique tes sons fleuris en grand flirt
tes feuilles foncées en forçat de ton corps foliacé
tes feuillaisons orangées d'automne en flaque
l'ouverture de tes sépales en calice
tes pétales et corolles, ton inflorescence en ombelle en capitule
tes exhalaisons de chants, de chansons
tes fluides sans à-coups, ton corps fluvial
follement tes folioles en chute ralentie
ton sexe feuillu en filtre , tes pétioles et limbes verts en étincelles
l'automne ne vint jamais, étendue en chute
au creux de ta fondrière ultime
ta crevasse en blessure de tes cuisses
la fissure de ton grès
ton corps et ton sexe aoûtés, corps et âme, en corps à corps
jeunesse de tes peaux, jeunesse de tes âmes, embellie

    aux prémices automnales
    seul
    par aphérèse
        ton corps devint or
mon automne à commencer

Photographie claude La Rivière
Par the very famous french peterpan - Publié dans : féminins "poèmes"
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Mercredi 18 octobre 2006 3 18 /10 /Oct /2006 22:47
lu dans remue.net ; Site de création littéraire et de critique, fondé par François Bon et animé à présent par un collectif.


Al Dante, dépôt de bilan ?


Informés lundi de ce dépôt de bilan imminent par Gwenaëlle Stubbe, une auteur Al Dante, nous avons diffusé aussitôt cet appel sur remue.net :

Nous ne supportons pas la fin d’un éditeur : un goût de mort remonte sur les livres que nous avons de cet éditeur dans notre bibliothèque, et nous rejoint.
Nous nous étions mobilisés l’an passé pour la belle collection Poésie de jean-Michel Place. Nous apprenons qu’Al Dante en est réduit au tribunal de commerce.
Al Dante qui fêtait ses dix ans en juin dernier. Al Dante qui a à son catalogue des démarches exigeantes et rares comme Philippe Beck, qui honore la mémoire si vive d’auteurs comme Christophe Tarkos. Qui prend des risques avec de jeunes écrivains singuliers comme Gwenaëlle Stubbe, les mythes de Véronique Pittolo, ou accueille les voix hurleuses de Prigent ou Pennequin.
Dans les jours à venir, oubliez les book crossing martelés par la SNCF, oubliez les pompes nationales de Lire en fête : chez votre libraire, achetez du Al Dante. Au moins, ces livres-là seront préservés, honorés. Ils ne seront pas lâchés aux vautours, ou aux liquidateurs que nommera le tribunal...
Al Dante n’a pas fait d’excès qu’on sache : ni de locaux, ni d’à-valoirs, ni de coups publicitaires. Rien qu’un travail de fond, sur des livres exigeants. Dix ans durant, avec déjà, il y a deux ans, une alerte. On se dit qu’en région, Al Dante aurait bénéficié de l’appui d’un CRL, on ne les aurait pas laissés aller dans le mur libéral.
Dans leurs nouveautés, Dante (l’Alighieri, cette fois) traduit par Stéphane Bérard, Julien Blaine, Christophe Fiat. Dans leur catalogue, Patrick Beurard-Valdoye (son Diaire : un collector), Raymond Federman, Gleize, Heidsieck, Isidore Isou : bien sûr, bien sûr, tous ces noms les tribunaux de commerce chez nous ils savent par coeur. Ils seront conscients de l’importance...
Des fois, on en a marre...
- visiter le site Al Dante
- lire en particulier la page arts et écritures indociles de Laurent Cauwet. Ça explique tout, le mot indocile ?
- courrier de soutien possible, mais pas de meilleur soutien que rafler dans les librairies tout ce qu’il y a d’Al Dante en stock, ou de commander tant qu’il est temps, au moins les noms cités plus haut...

Il a déjà été lu par plusieurs centaines de lecteurs, mais il a suscité de nombreuses réactions d'autres sites et blogs, ainsi Patrick Rebollar, Lignes de fuite (de Christine Genin, fondatrice de Labyrinthe, Poezibao, La Littérature, libr-critique et d'autres sans doute... Sur remue.net même, Ronald Klapka a complété par Schwitters/Arno Schmidt : où désormais ?

La communauté Internet aura donc fait son travail, alors que pas d'écho dans la presse écrite pour l'instant, et rien non plus côté des associations ou organisations professionnelles.

Cette réaction toute épidermique à la fin programmée d'un éditeur nous a valu de nombreux courriers, dont celui de Laurent Cauwet, fondateur d'Al Dante, à qui nous renouvelons amitié et soutien, ou de libraires. Un de ces messages donne la tonalité :

un message de laurent cauwet dimanche soir m'annonçant le dépôt de bilan. dès lors la transition violente, le deuil à faire de dix ans d'édition exigeante.
une journée de formation à la poésie contemporaine au collège de leforest, 62, zep voisine de feu métaleurope. un goût de plomb en bouche, à voir les livres là, étalés devant moi. déjà morts, toujours vivants.
le souvenir de la lecture de tarkos, de pennequin, dans les locaux du matricule des anges à montpellier. entre les mains le petit livre noir des ouvriers vivants de la langue indocile.
al dante encore.
des fois on en a marre, oui, comme quand on baisse le rideau, qu'on déracine l'arbre à lettres, un triste soir de février 2005 à Lille. La fête est finie, Lille 2004 aussi.
alors toujours, essayer, de parler, de poésie, d'auteurs vivants, à leforest ou ailleurs, à l'heure des éléphants à Lille. C'est Bombaysers de la culture.
C'est que dans le Nord on fait la fête, pas la tête, c'est l'heure des paillettes, de l'événementiel à tout va, goût quatre épices saveur amère.
C'est qu'ici ou ailleurs, à Lille ou Tourcoing, l'élu croit en laissant fermer les librairies et mourir les théâtres de quartiers tout en ouvrant des espaces culturels, maisons-folies et autre supermercado que c'est cadeau. Alors que ce n'est que creuser plus avant la tombe des
aspirations et rêves des citoyens.
alors c'est vrai que des fois on en a marre, on est fatigué, on dit je peux, essayer, oui, parfois, oublier, aussi, arrêter de parler.
katrine dupérou, asso.formika, lille

merci de votre attention, merci de votre soutien à un éditeur indispensable

pour remue.net, François Bon

 


Par the very famous french peterpan - Publié dans : magazines
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Mardi 17 octobre 2006 2 17 /10 /Oct /2006 20:43
Vivre
Où vivre ?
Il y a ceux qui se contentent de tout, et moi satisfait de rien, car cela peut être mieux ; le « toujours mieux » m’irrite, m’empêche de vivre, me ralentit
C’est l’absolu du vivre que je veux, et non son quotidien
Découvrir
Découvrir : s’étonner, être curieux
Je suis momentanément sauvé par cette curiosité que j’ai des autres, des pays, des idées, d'autres corps
malgré une très grande fausse indifférence que souvent j’affiche
les artistes m'impressionnent, on y donne du rêve, de la couleur, des perspectives, de longs couloirs, des corridors comme des appels d'air, un peu de vie si simplement
Sitôt dans le déjà-connu il y a l’espoir qui s’envole : les bouffeurs d’espoirs, on les appelle, ceux qui sont certains d'eux lorsqu'ils parlent, sûrs d'avoir raison
moi, je doute en permanence

C’est un oiseau qui n’aime que les paysages neufs
Ce n’est pas que le paysage où il se pose lui déplait tant
Mais il devine tant et tant derrière ces montagnes, ces lacs et ces forêts profondes : s’il n’y va pas, il perdrait sans doute cette raison de vivre…
On en revient au nomadisme « intellectuel » de Kenneth White qui serait une bonne clef de voûte… La géopoétique

Celui qui pensait ainsi rêvait seul dans son lit
Le matin au réveil,  il se défoetalisa avec quelques difficultés, très engourdi, lombes raides, plié comme un vieillard
3 jours qu’il dormait
Dans l’appartement, il s’éveilla, reconnut où il était
Puis les cris, il se mit
Les cris diffusaient, se pénétraient, chaque pièce participait…
des hurlements, dirait-on...


Par the very famous french peterpan - Publié dans : mes courtes nouvelles et textes
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Dimanche 15 octobre 2006 7 15 /10 /Oct /2006 09:47
dans la célèbre série "mes animaux poétiques préférés"
VOICI quelques chats


Par the very famous french peterpan - Publié dans : mes animaux poétiques préférés
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