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______________________________________________

 

24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 15:28

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Elle dit :
(elle parlait) …

…/… dehors
(je regardais dehors)
le vent courbait les branchages
violemment

…/… elle parlait fort
je n’écoutais plus

dehors : le vent courbait fort
les branches, les hanches des arbres s'inclinaient
les racines piétinaient en rage
attendant la fin des discours
les branchages

…/…
elle se tut au silence clair
enfin seulement (et seulement)
je pus voir ses yeux clairs
ses joues blanches

elle put voir également (et enfin)
mes larmes claires
tout en regardant les branchages (dehors)
je pleurais notre séparation
en serrant les poings, mordant les lèvres
elle comprit trop tard ce qui nous liait

moi, je regardais les branches, nous pleurions
chacun isolément

chacun en nous mêmes, chacun pour soi même

…/…

quand les larmes se turent
le vent baissa
elle se rhabilla finalement
ce fut enfin en grand silence
qu’elle quitta la chambre
en larmes à nous deux

j’entendis le frottement de ses hanches
 et la laine de sa robe
comme des branches

dehors :
je regardais les branches
violemment
les pleurs du vent
ruisselaient sur les branches

moi dehors, je regardais les branches
violemment
et fixement

Branches-copie-1.jpg

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commentaires

A
La meilleur manier de composer un poeme ces en ecrivant pour ces conteporain pas pour recevoir mais pour transmetre son savoir a dire son idee general a tous lecteurs.
Répondre
A
Ces trop cool vous nous aprenez beaucoup
W

C'est splendide!
Répondre
I

oui j'aime bien ce texte encore


bon été à toi


 
Répondre
V
Quelle force de sentiment et d'émotion tu as su traduire dans ce poème elliptique, dans ce poème -regard ! Traduire la force du silence en mots, c'est une réussite.
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M
merci viviane, merci mireille
Répondre
M
J'aime beaucoup, je ne trouve pas de mots pour développer, mais juste te dire ça très fort.et que "le froissement des hanches", moi aussi, je trouve que c'est une image très  "juste" . Je ne sais plus quel linguiste a parlé de l'importance de  l'écart entre comparant et comparé , pour analyser la justesse d'une métaphore... Les surréalistes étaient très forts pour ça aussi... Bonne continuation .
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J
Sympa, ça devrait te plaire : http://nicolas.casellato.over-blog.com.
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V
Tu sais, quand j'ai affaire à de tels retours, ou des gens qui ne viennent que pour poser un lien vers leur blog, je vire, sans autre forme de procèsje crois qu'il ne faut accepter autour de soi que les personnes qui ont envie de vous faire du bienles autres, ouste, dehors!J'aime ton poème, il est comme une obsession de chagrinil dit le chagrinil dit la colèreil dit le fil ténu et si facilement brisé qui nous rattache à l'autreje suis venue le relire car il me touche beaucoup beaucoup
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M
merci if et viviane
la remarque de sandy n'est pas stupide, les métaphores parfois c'est trop facile , comme en humour de faire des parodies, c'est plus aisé que de "tout inventer"
simplement c'est pas la peine de crier
et puis on peut le dire de manière plus gentille et amicale
doesn't matter
bon dimanche
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I
moi je l'aime bien celui là et je comprends bien ce que c'est le froissement des hanchesle tissu froissé sur les hancheset qui fait du bruit quand on s'éloignene reste que ce bruit làau final,sur la courbe des hanchesparce que le tissu ce n'est pas importantet dans ce froissement il y a aussi autre chose(dur de poster un com chez toi!):)soies pas tristecontinue à écrireavec tes métaphores.
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