ici :

some words :

"Le poète est un archer qui tire dans le noir." - Salah Stétié -

"In a place far away from anyone or anywhere, I drifted off for a moment." -- Haruki Murakami --


"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

"J'écris à cause du feu dans ma tête et de la mort qu'il faut nier."
Jacques Bertin

"O mon passé d'enfance,
pantin qu'on m'a cassé."
Fernando Pessoa


« La mort c’est l’infini des plaines
et la vie la fuite des collines. »
Joseph Brodsky



" LA GRANDE FORCE EST LE DESIR "
(Guillaume Apollinaire)



"Quand je dis « je », je désigne par là une chose absolument unique,
à ne pas confondre avec une autre."
Ugo Betti

"Le sens trop précis
rature
ta vague littérature"
Stéphane Mallarmé


" Je ne suis pas moi ni un autre

Je suis quelque chose d’intermédiaire :
Un pilier du pont d’ennui
qui s’étend de moi vers l’autre. "
Mario de Sa-Carneiro

Syndication

  • Flux RSS des articles
Samedi 29 mars 2008 6 29 /03 /Mars /2008 19:54
    Ton corps était dans le noir. La nuit tapissait la chambre. Seul le rouge de ta cigarette faisait lumière, éclat.
Silencieuse, je ne savais si tu pleurais, si tu souriais.
Je distinguais à peine tes courbes, tes délicatesses ou l’ambre de ton sexe.
Le silence a pris la totalité de la chambre. Même la ville se tut.
Je lui donne ma main, à elle. Ca sera mon chant. Mon communicant.

    Dans la cour, hier, les enfants jouaient.
Demain j’achèterai des fleurs, on les aime tous deux. Au centre d’une pièce, par leur couleur, les fleurs peuvent resplendir. Du moins, les couleurs apparaissent.
Tu voulus mettre le disque que tu aimais.
Tu t’éloignas, tu devenais chaque jour de plus en plus belle.
Il ne fait pas encore clair, l’aube attend derrière les persiennes. Nous sommes fatigués de tous ces silences, ces silences de trop. Ces trop grosses doses de noir. Autrui, qu’est-ce ?
Je décidais de commencer ta complète mémorisation. Un portrait composite.


    Un collant, blanc, en laine, tu me laissas, sachant que je l’aimais.


   

Par frenchpeterpan - Publié dans : mes courtes nouvelles et textes
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Retour à l'accueil

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recherche

Derniers Commentaires

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés