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some words :

"Le poète est un archer qui tire dans le noir." - Salah Stétié -
"Cette femme était si belle
Qu'elle me faisait peur."
 Guillaume Apollinaire

"In a place far away from anyone or anywhere, I drifted off for a moment." -- Haruki Murakami --


"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

"J'écris à cause du feu dans ma tête et de la mort qu'il faut nier."
Jacques Bertin

"O mon passé d'enfance,
pantin qu'on m'a cassé."
Fernando Pessoa


« La mort c’est l’infini des plaines
et la vie la fuite des collines. »
Joseph Brodsky



" LA GRANDE FORCE EST LE DESIR "
(Guillaume Apollinaire)



"Quand je dis « je », je désigne par là une chose absolument unique,
à ne pas confondre avec une autre."
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"Le sens trop précis
rature
ta vague littérature"
Stéphane Mallarmé


" Je ne suis pas moi ni un autre

Je suis quelque chose d’intermédiaire :
Un pilier du pont d’ennui
qui s’étend de moi vers l’autre. "
Mario de Sa-Carneiro

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Jeudi 10 avril 2008 4 10 /04 /Avr /2008 20:29
    Au bout du chemin : un point

Un arrêt plutôt, dans un champ de blé, où le jaune s’éclate, un chemin s’enraye net, bordé de vert cependant, les barres vertes pleines telles des lisières d'espérance ;
les corbeaux noirs sont vivants, ce lieu est bien vivant, ces hauts blés louvoyant ;

un homme cependant mourra deux jours plus tard.

Il se tient le buste ; lui-même ne sait pas ce qui s’est passé réellement, c’est bien sa main, pourtant.
Il peut marcher cependant, il rentre, la tache rouge s’est arrêtée ; seule la douleur persiste. L'essoufflement aussi...

Un ciel d’orage.

    La peinture, seule, était pourtant son remède, ses gesticulations, en quoi ce geste change tout ? J’ai voulu me tuer pense-t-il en se dirigeant vers sa chambre minuscule. Il vaudrait mieux peindre des portraits plutôt qu’aller dans ces champs, là où il y a trop de lumière. Ou retourner à l’asile peindre les grands pins. Pourquoi faut-il que je rajoute toujours de « l’espace ».    
    Je ne suis pas assez gai, je ferai moins de crises si j’étais plus joyeux, moins austère. Pourtant le travail marchait bien, tant de tableaux ! Le temps presse, il faut que je repeigne au plus vite. Souffler puis reprendre, telles sont ses pensées.
    Les mers de blé, les oiseaux, la grande terre, les paysannes…

Ces grands paysages sont trop mélancoliques pour moi, pense-t-il en s'endormant.


Par frenchpeterpan - Publié dans : mes courtes nouvelles et textes
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