Lundi 12 mai 2008
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"L'apéritif de la neige" est dédié (en toute modestie) à 2 poètes contemporains que j'aime et qui me fascinent
particulièrement : Jacques Bertin et Kenneth White.
Et pourtant, leur poésie est fort éloignée l'une de l'autre, très différente dira-t-on, mais me nourrit de la même
manière :
Jacques Bertin est le poète terrien, angevin, celui qui regarde souvent en arrière : vers ses souvenirs :
nostalgie, enfances, lieux et bords de Loire, amours déçus ou passions, une sorte de rené guy Cadou ; en ce sens il est proche de mes propres préoccupations : l'enfance, les souvenirs, la
mélancolie, les relations difficiles de soi avec soi et de soi avec l'autre, les mensonges en soi-même, ce fameux langage intérieur... De fait, s'il y a UNE poésie que j'aurais aimé écrire si
j'avais eu quelques dons de poète, c'est bien celle de Jacques Bertin. Le fait qu'il soit un chanteur (et quel chanteur !) de ses textes et un bon mélodiste, ne me dérangent pas : la poésie est
faite pour être lue à voix basse, à voix haute, déclamée et pourquoi pas chantée ? Léo Ferré avait déjà ouvert cette brèche de la poésie "chantée", le chant est bon lui aussi ... (quand le
chant est bon, ce qui est rarement le cas)...
Kenneth White, lui est le poète qui regarde vers le futur, typique anglo-saxon, le nomade intellectuel, le
voyageur, qui ne conçoit sa poésie que de deux manières : la lecture des anciens où sans cesse, des pépites d'or sont à chercher avec l'excellente batte d'orpailleur que possède ce poète, mais
aussi la marche, le voyage, aller de l'avant. Il me fait penser ainsi à Nicolas Bouvier. Poète et aventurier-voyageur ; ne pas regarder derrière, se fixer le futur comme proie, comme objet poétique
à découvrir. Embraser du regard avant tout. Aimer les paysages.
Si j'avais eu quelques talents d'intellectuel, c'est sans nul doute, vers ce type d'intellectualisme anarchique et poétique que je me serais dirigé. Vers cette identification à la Thoreau, vers cet
espace intérieur où niche la plus grande des poésies, vers cette sorte de sagesse orientale.
Je ne suis cependant que moi-même :-) ; et écrire de la poésie n'est pas chose aisée :
"Je crois que la plus haute poésie arrive à se dire dans un langage extrêmement clair et simple. Mais pénétrer dans cette simplicité n'est pas facile."
"La poésie c'est la plénitude existentielle."
Kenneth White
Par frenchpeterpan
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Publié dans : mes poètes et poèmes préférés
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je me suis plongée dans ton livre dés hier soir, je suis une "liseuse" du soir! et j'avoue avoir été agréablement surprise par tes mots, je les connaissais un peu puisque je parcours tes articles régulièrement, mais le net pour l'écriture n'est vraiment pas pour moi un bon moyen de l'apprécier. Le livre me permet de me déconnecter du monde et de m'emporter. aussi, j'ai beaucoup apprécié tes textes, dont le fil est fluide ,
Même ton style un peu moins lisse pour les poèmes m'est devenu plus aisé à suivre. je suis vraiment contente parce que je sentai bien que quelque chose me gênait, et maintenant je sais ce que c'est!
encore merci
mais c'est là que les difficultés commencent ...
bonne journée
et il va accompagner mes soirts paisibles sous la lampe
à douces goulées
bisous et encore merci!
je découvre votre blog et votre poésie par l'intermédiaire de Cocole. J'aime vos références à Kenneth White et Thoreau, deux auteurs que j'ai particulièrement apprécié pour diverses raisons. Je vais continuer à explorer vos mots
et bonne exploration, donc :-)