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"Le poète est un archer qui tire dans le noir." - Salah Stétié -
"Cette femme était si belle
Qu'elle me faisait peur."
 Guillaume Apollinaire

"In a place far away from anyone or anywhere, I drifted off for a moment." -- Haruki Murakami --


"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

"J'écris à cause du feu dans ma tête et de la mort qu'il faut nier."
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"O mon passé d'enfance,
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Fernando Pessoa


« La mort c’est l’infini des plaines
et la vie la fuite des collines. »
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" LA GRANDE FORCE EST LE DESIR "
(Guillaume Apollinaire)



"Quand je dis « je », je désigne par là une chose absolument unique,
à ne pas confondre avec une autre."
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" Je ne suis pas moi ni un autre

Je suis quelque chose d’intermédiaire :
Un pilier du pont d’ennui
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Lundi 2 juin 2008 1 02 /06 /Juin /2008 01:47
Le fils de l'os parle

 

Je frappe comme un sourd à la porte des morts
Je frappe de la tête qui gicle rouge
On me sort en bagarre on m'emmène
Au commissariat
Rafraîchissement du passage à tabac
Les vaches
Ce n'est pas moi pourtant
Qui ai commencé
A la porte des morts que je voulais forcer
Si je suis défoncé saignant stupide et blême
Et rouge par traînées
C'est que je n'ai jamais voulu que l'on m'emmène
Loin des portes de la mort où je frappais
De la tête et des pieds et de l'âme et du vide
Qui m'appartiennent et qui sont moi
Mourez-moi ou je meurs tuez-moi ou je tue
Et songez bien qu'en cessant d'exister je vous suicide
Je frappe de la tête en sang contre le ciel en creux
Au point de me trouver debout mais à l'envers
Devant les portes de la mort
Devant les portes de la mer
Devant le rire des morts
Devant le rire des mers
Secoué dispersé par le grand rire amer
Épars au delà de la porte des morts
Disparue
Mais je crie et mon cri me vaut tant de coups sourds
Qu'assommé crâne en feu tombé je beugle et mords
Et dans l'effondrement des sous-sols des racines
Tout au fond des entrailles de la terre et du ventre
Je me dresse à l'envers le sang solidifié
Et les nerfs tricoteurs crispés jusqu'à la transe
Piétinez piétinez ce corps qui se refuse
A vivre au contact des morts
Que vous êtes pourris vivants cerveaux d'ordures
Regardez-moi je monte au-dessous des tombeaux
Jusqu'au sommet central de l'intérieur de tout
Et je ris du grand rire en trou noir de la mort
Au tonnerre du rire de la rage des morts

 

Roger Gilbert-Lecomte
Par frenchpeterpan - Publié dans : mes poètes et poèmes préférés
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Commentaires

j'adore ce poète et la manière précisément dont à la fin d ecelui ci
il revient avec un naturel extraordinaire à ... l'alexandrin!
Commentaire n°1 posté par Viviane le 03/06/2008 à 11h15
très juste !
brillant bonhomme 
Commentaire n°2 posté par marc le 03/06/2008 à 20h39
en tout cas c'est violent
et rouge !
Commentaire n°3 posté par pierrot le 06/06/2008 à 16h38

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