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"Le poète est un archer qui tire dans le noir." - Salah Stétié -
"Soyez un écrivain mineur, cela vous rajeunira." 
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Qu'elle me faisait peur."
 Guillaume Apollinaire

"In a place far away from anyone or anywhere, I drifted off for a moment." -- Haruki Murakami --


"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

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Jacques Bertin

"O mon passé d'enfance,
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Fernando Pessoa


« La mort c’est l’infini des plaines
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" Je ne suis pas moi ni un autre

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"Mais rien de cette nature n'est définitivement acquis. Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs. Puis se retire, et vous replace devant ce vide qu'on porte en soi, devant cette espèce d'insuffisance centrale de l'âme qu'il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui, paradoxalement est peut-être notre moteur le plus sûr."  Nicolas Bouvier

« La poésie vient vers nous, on ne sait d’où, et elle nous quitte, allant vers on ne sait quel au-delà. Mais en passant, elle nous laisse des mots et elle nous fait des signes dont l’interprétation est inépuisable. » Gabriel Bounoure

" Avec tes défauts. Pas de hâte. Ne va pas à la légère les corriger. Qu'irais tu mettre à la place ? " Henri Michaux


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Mai 2008 : "L'apéritif de la neige"
est "paru"

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(133 pages de poèmes et textes poétiques, pour la plupart ici sur mon blog)

"Le meilleur choix de poèmes est celui que l'on fait pour soi." Paul Eluard

"Savoir que nous ignorons tant de choses suffit à mon bonheur." George Oppen

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26 novembre 2006 7 26 /11 /novembre /2006 10:47



    Le lac est d'une très belle couleur verte, un grand nombre de roseaux l'enserrent ; la surface est d'une teinte étonnamment proche de celle des arbres alentour ; seules certaines essences sylvestres s'opposent au vert de l'eau ; les reflets soulignent cette union des couleurs.

    Le sol est vaseux, de la terre glaise boueuse s'infiltre entre les doigts de pieds, un petit nuage d'argile s'échappe. Des animalcules à chaque pas zèbrent la vase.


    L'hôtel un peu ancien est en bois, le patron est déguisé en cuisinier professionnel, peu avenant, très préoccupé sans doute.

    Dans l'eau une longue jetée en bois défraîchie et vermoulue avec un plongeoir à son extrémité ; ce ponton a une odeur d'anciennetés, d'enfance ; il me rappelle des souvenirs indécis de lieux oubliés. J'imagine des enfants crier, des chambres à air comme des jouets, des frères et des sœurs, copains et copines, orangeades et sirops.     Des mères attentives souriantes, heureuses apparemment.
Le soleil de dix-huit heures est encore fort, un canard barbotte ; trois cheminées bien loin abîment le paysage, peut-être une usine désaffectée.
Des enfants se baignent, un adulte âgé au torse très bronzé nage très loin en prenant le temps, il semble goûter le silence. Un poisson mystérieux vient tous les soirs longer les rives près de l'hôtel, quelqu'un me dit à côté qu'il s'agit d'une brème carpée, j'acquiesce comme si je connaissais ce type de poisson.
- Oui, ça y ressemble, dis-je.
La montagne est boisée avec des falaises et des éboulis, la pierre très blanche blesse le regard.
Quelques barques silencieuses et des hommes immobiles. Des pieux délimitent l'avancée des roseaux, les nénuphars ne sont pas encore en fleur, un cygne hautain quémande. Des petites maisons en bois semblent plus ou moins abandonnées. Ce soir, je mangerai de l'omble chevalier, j'aime bien ce nom.
   
    Une église invisible sonne dans les bois d'improbables vêpres ; une autre barque s'élance avec une lenteur irréelle, le pêcheur économise chacun de ses mouvements ; on croirait qu'il craint de dénaturer la magie du lieu, peut-être cherche-t-il prudemment quelque chose à la surface de l'eau. Ses gestes ralentis sont beaux, ils semblent ancestraux.

    Les enfants jouent, certains s'éclaboussent, ils crient ; à côté, des adultes se lèvent, se rhabillent, les femmes ont de massives fesses et de vilains seins, les hommes tous bedonnants avec des jambes ridiculement frêles ; l'extérieur de l'espèce humaine paraît alors bien misérable, la nature si triomphante et nous si laids. Heureusement ils ne parlent pas, c'est déjà ça. Plus loin des adolescents sont en groupe, flirtent, leurs rires sont francs, les filles minaudent, les garçons parlent fort. Certains tentent d'agripper des mains, d'autres plus loin marivaudent plus discrètement. Je les regarde bien, soudainement intéressé par leurs jeux amoureux, j'ai l'impression moi aussi que ce temps lointain était béni des dieux, que malgré les peines et les douleurs cent fois ressenties ces battements de cœur valaient tant et tant ! Ah, amis adolescents, profitez, profitez, le temps sans vergogne, sans scrupule est si court. Et si long à se remémorer.
    Dans cette fin d'après-midi bleue et verte, seuls les corps des adolescents et des adolescentes nous offraient quelque espoir.

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Published by the very famous french peterpan - dans mes courtes nouvelles et textes
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commentaires

frenchpeterpan 27/11/2006 22:50

pourtant "le lac" lu et interprété par Julos Beaucrne vaut son pesant de rires +++
et puis j'aime bcp Lamartine
c'est vieux
et etc etc
mais il y reste cependant des alexandrins qu'on a envie de lire à voix haute ;-)

merbel 27/11/2006 22:44

Il y a eu
Un soir t'en souvient-il, nous voguions en silence
Mais je le préfère votre lac... cent fois! 

nathalie 27/11/2006 15:24

 Il y a un petit jeu sur mon blog qui peut te plaire.Biz 

frenchpeterpan 29/06/2006 22:55

pas loin de chez toi
:-)

nat 26/06/2006 22:00

 C'est où?
Coucou du soir...BIses;

Yves Lafont 26/06/2006 19:11

Bonjour,ce lac avec ses reflets multiples mêle terre, eau, ciel,végétal et animal, dans cet hommage à la nature qui nous offre tant de beauté !A bientôtAmitiés,YVES

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