Vendredi 1 août 2008
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02:35
J’étais dans ces pays argentés l’autiste
Celui qui ne voyait dans l’étrange étrave de tes cuisses
Ni syntaxes ni conjugaisons ni puissantes rimes
Juste en restait l’amertume de n’y rien comprendre
Ces blanches collines, blanches vallées
Et ces seins que je voulais ensoleillés
J’étais dans ces pays d’argent le bègue
Celui de qui la parole manquait de mots, au rêve fatigué
Où les peaux en haleine en fumées en sueurs
Mal décrivaient ces blanches vallées, collines dépoétisées
Je fuyais tel le petit enfant inquiet
Ton grand corps vertical prêt à enfanter
Attendant que je grandisse
Tes glyphes et symboles à déchiffrer
J’étais l’archéologue éreinté de trop chercher
A travers ta peau nue les films cachés
A verse où la pluie sombre battait
(Le fleuve apaisait le soir où le soleil mouillait
Dans la mer infinie son manteau d’éternité)
J’étais le fossoyeur dans ces pays d’argent
Où je creusais la tombe de cet amour sans cesse renouvelé
Comme un tissu déchiré
Laissant passer de ton sexe sa lumière étonnée
J’étais dans l’eau jusqu’au cou
Puis la boue, mouvante, dangereuse, erronée
J’étais à ce monde l’éternel insatisfait, cynique
De n’y rien comprendre à tout jamais
J’étais l’analyste dans ces pays argentés,
j’ouvrais ton crâne
Dans des labyrinthes colorés de fantasmes
Belle femme, bonne épouse
Fatale femme de l’autre côté
Et cette jouissance qui nous fut enlevée
J’étais la barque remontant ce flux
A la tiédeur du soleil tombé
Et mon bâton poussant les sables éloignait doutes et passé
Un jour j’arrêterai
A ma mort sans doute, avant peut-être
De compliquer ton corps et le mien
De la grande confiance naîtra autre chose que l’amour
Un sentiment différent
Un liant humain comme lien pour ce couple
Des émotions autres raisonnables et sensées
Dans la grande verrière du monde où les dômes éclairés
Nous irons smasher la vie se désembourbant hardiment
(Le fleuve apaisait le soir où le soleil mouillait
Dans la mer infinie son manteau d’éternité)
Par frenchpeterpan
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Publié dans : féminins "poèmes"
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vers ce qui semble incompréhension totale de l'autre
et cet amour calme et clamé
le passage de l'argent à l'or
et ce refrain
c'est une chanson? y as tu prévu une musique? Ce poème appelle accompagnement musical
mais j'aime le chant
oui tu as raison
il pourrait y avoir un rythme invitant au chant
voilà que je me fais des louanges, moi :-)
il est temps que je parte en vacances :-)
l'autiste à la poésie lunaire
l'aveugle des collines
le voyeur du puits sans fin
le bègue de la vallée blanche
le bossu argenté
le fossoyeur des symboles
:)
plus je progresse dans la poésie et plus je me dis que c'est celle
de notre époque...
et toujours je reviens ici pour la trouver, elle est encore invisible, ça lui donne tant éclat si pur.
en un mot? - Enivrant -
en deux mots? - A jamais -
tu exagères comme toujours :-)