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"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

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"Mais rien de cette nature n'est définitivement acquis. Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs. Puis se retire, et vous replace devant ce vide qu'on porte en soi, devant cette espèce d'insuffisance centrale de l'âme qu'il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui, paradoxalement est peut-être notre moteur le plus sûr."  Nicolas Bouvier

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 11:35


J’étais dans ces pays argentés l’autiste
Celui qui ne voyait l’étrange étrave de tes cuisses
Ni syntaxes ni conjugaisons ni puissantes rimes
Juste en restait l’amertume de mal comprendre

Ces blanches collines, blanches vallées
Et ces seins que je voulais ensoleillés

J’étais dans ces pays d’argent le bègue
Celui à qui la parole manquait de mots, au rêve fatigué
Où les peaux en haleine en fumées en sueurs
Mal décrivaient ces blanches vallées, collines dépoétisées

Je fuyais tel le petit enfant inquiet
Ton grand corps vertical prêt à enfanter
Attendant que je grandisse
Tes glyphes et symboles à déchiffrer

J’étais l’archéologue éreinté de trop chercher
A travers ta peau nue les films cachés
A verse où la pluie sombre battait

(Le fleuve apaisait le soir où le soleil mouillait
Dans la mer infinie son manteau d’éternité)

J’étais le fossoyeur dans ces pays d’argent
Où je creusais la tombe de cet amour sans cesse renouvelé
Comme un tissu déchiré fatigué
Laissant passer de ton sexe sa lumière étonnée

J’étais dans l’eau jusqu’au cou
Puis la boue, mouvante, dangereuse, erronée
J’étais à ce monde l’éternel insatisfait, cynique
De n’y rien comprendre à tout jamais

J’étais l’analyste dans ces pays argentés,
j’ouvrais grand ton crâne
Dans des labyrinthes colorés de fantasmes
Belle femme, bonne épouse
Fatale femme de l’autre côté
Et cette jouissance qui nous fut enlevée

J’étais la barque remontant ce flux
A la tiédeur du soleil tombé
Et mon bâton poussant les sables éloignait doutes et passé

Un jour j’arrêterai
A ma mort sans doute, avant peut-être
De compliquer ton corps et le mien
De la grande confiance naîtra autre chose que l’amour
Un sentiment différent
Un liant humain comme lien pour ce couple
Des émotions autres raisonnables et sensées
Dans la grande verrière du monde où les dômes éclairés
Nous irons smasher la vie se désembourbant hardiment

(Le fleuve apaisait le soir où le soleil mouillait
Dans la mer infinie son manteau d’éternité)



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commentaires

Addictus 05/07/2012 12:08


Beaucoup d'éveil je trouve dans ce texte,


J'aime

m a r c 04/09/2008 22:34

merci l'amitu exagères comme toujours :-) 

Boddah 04/09/2008 13:51

Cette manière d'aborder ce qui est insondable... plus je progresse dans la poésie et plus je me dis que c'est cellede notre époque...et toujours je reviens ici pour la trouver, elle est encore invisible, ça lui donne tant éclat si pur.en un mot? - Enivrant - en deux mots? - A jamais -

if6 03/08/2008 09:48

c'est beau !l'autiste à la poésie lunairel'aveugle des collinesle voyeur du puits sans finle bègue de la vallée blanchele bossu argentéle fossoyeur des symboles:)

marc 02/08/2008 21:19

non je ne sais pas écrire des chansonsmais j'aime le chantoui tu as raisonil pourrait y avoir un rythme invitant au chantvoilà que je me fais des louanges, moi :-)il est temps que je parte en vacances :-) 

Viviane 02/08/2008 20:14

J'aime infiniment cette progression lente vers ce qui semble incompréhension totale de l'autreet cet amour calme et claméle passage de l'argent à l'oret ce refrain c'est une chanson? y as tu prévu une musique? Ce poème appelle accompagnement musical

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