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"Le poète est un archer qui tire dans le noir." - Salah Stétié -
"Cette femme était si belle
Qu'elle me faisait peur."
 Guillaume Apollinaire

"In a place far away from anyone or anywhere, I drifted off for a moment." -- Haruki Murakami --


"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

"J'écris à cause du feu dans ma tête et de la mort qu'il faut nier."
Jacques Bertin

"O mon passé d'enfance,
pantin qu'on m'a cassé."
Fernando Pessoa


« La mort c’est l’infini des plaines
et la vie la fuite des collines. »
Joseph Brodsky



" LA GRANDE FORCE EST LE DESIR "
(Guillaume Apollinaire)



"Quand je dis « je », je désigne par là une chose absolument unique,
à ne pas confondre avec une autre."
Ugo Betti

"Le sens trop précis
rature
ta vague littérature"
Stéphane Mallarmé


" Je ne suis pas moi ni un autre

Je suis quelque chose d’intermédiaire :
Un pilier du pont d’ennui
qui s’étend de moi vers l’autre. "
Mario de Sa-Carneiro

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Samedi 2 septembre 2006 6 02 /09 /Sep /2006 11:39
Je voulus m'échapper des choses sensibles, m'interdisais des désirs pourtant permis. Et je me disais que je vivais bien. M'a-t-on dit mes torts alors ? Je ne sais, ces souvenirs-là se sont pour l'essentiel évaporé.
Je marchais dans le présent, m'inventant le personnage du présent, expliquant ma vie alors que personne ne réclamait la preuve de son existence. Je me fuyais. Mais quoi vous dire ! Je me voyais comme le spécimen unique d'une espèce jadis disparue. Et je me disais que je vivais bien.

Et je ne voulus point être personnel. Je m'interdisais l'être que la nature m'avait dit de devenir. Je me mis à faire l'inverse de ce qu' exigeait mon coeur fatigué. Certes je me moquais de mes poèmes, mais moi je me voyais sérieux.

Je me demande aujourd'hui, en regardant les pages derrière moi, pourquoi je ne puis faire marche arrière et ne puis retrouver l'habit que je n'aurais jamais dû abandonner. Je me dis alors la minuscule parcelle de vide que je suis. et demande puisque l'heure correspond ce qui m'a fait homme. Tandis que fouillant de mes yeux l'image floue et distordue de l'avenir, je me dis que peut-être surgiront plus tard les amis de mon enfance.

Ah, me dis-je, tu n'étais point fait pour vivre. Mais j'entends toujours quelqu'un répondre : "et si c'était ça la vie?".

Par the very famous french peterpan - Publié dans : mes courtes nouvelles et textes
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Commentaires

J'aime beaucoup le style de ton texte. Je vais prendre le temps de lire les autres car ça me parle...Nat
Commentaire n°1 posté par cal le 22/03/2006 à 15h12
merci Nathalie et bonne lecture
ai mis quelques conseils de lecture sur ton blog
Commentaire n°2 posté par frenchpeterpan le 22/03/2006 à 21h17
Regarde droit devant l'avenir t'appartient, à toi d'en faire ce que bon te semble, moi j'aime bien ta poésie !
Commentaire n°3 posté par Pauley le 23/03/2006 à 14h16
Assurément c'est cela là
avec plein de ces "hésitances" qui parsème ta voix
Commentaire n°4 posté par le bateleur le 02/09/2006 à 18h54
On ne peut pas refaire le passe...On ne peut pas vivre pour un demain hypothetique...Alors nous devons nous reinventer dans le present sans oublier qui nous sommes...C'est dur, la vie est riche en distraction, il ne faut pas etre trop ambitieux, juste prendre les choses comme elles arrivent, le bon comme le mal, se laisser porter par le flot...sans resistance...
Commentaire n°5 posté par Aude le 02/09/2006 à 21h44

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