Samedi 2 septembre 2006
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Je voulus m'échapper des choses sensibles, m'interdisais des désirs pourtant permis. Et je me disais que je vivais bien. M'a-t-on dit mes torts alors ? Je ne sais, ces souvenirs-là se sont pour l'essentiel évaporé.
Je marchais dans le présent, m'inventant le personnage du présent, expliquant ma vie alors que personne ne réclamait la preuve de son existence. Je me fuyais. Mais quoi vous dire ! Je me voyais comme le spécimen unique d'une espèce jadis disparue. Et je me disais que je vivais bien.
Et je ne voulus point être personnel. Je m'interdisais l'être que la nature m'avait dit de devenir. Je me mis à faire l'inverse de ce qu' exigeait mon coeur fatigué. Certes je me moquais de mes poèmes, mais moi je me voyais sérieux.
Je me demande aujourd'hui, en regardant les pages derrière moi, pourquoi je ne puis faire marche arrière et ne puis retrouver l'habit que je n'aurais jamais dû abandonner. Je me dis alors la minuscule parcelle de vide que je suis. et demande puisque l'heure correspond ce qui m'a fait homme. Tandis que fouillant de mes yeux l'image floue et distordue de l'avenir, je me dis que peut-être surgiront plus tard les amis de mon enfance.
Ah, me dis-je, tu n'étais point fait pour vivre. Mais j'entends toujours quelqu'un répondre : "et si c'était ça la vie?".
Par the very famous french peterpan
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Publié dans : mes courtes nouvelles et textes
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