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"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

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31 août 2007 5 31 /08 /août /2007 00:51
    Christian Gailly en est à son 12ième roman. Le dernier est là "Dernier amour", Editions de minuit, 2004.
   
Christian Gailly a toujours été, dans ses livres précédents dont j'ai lu un certain nombre avec beaucoup de plaisir, avant tout un styliste, une manière d'écrire très particulière avec toujours du tragique et du comique, de l'humour et du cocasse, tout cela dans un écrin souvent surprenant. Des histoires pas banales aussi.

    "Dernier amour" avance encore selon moi. Déjà le roman précédent ("un soir au club", livre inter 2002) montrait un style encore plus maîtrisé, une construction de l'histoire très réussie. Ce livre était déjà magique et finissait de mettre Gailly parmi les grands.

"Dernier amour", qui fut sélectionné pour le Goncourt, est une réussite littéraire exemplaire.


    Paul Cédrat est en train de mourir c'est une histoire de quelques jours, voire d'heures. Il est compositeur de musique classique. Il est à Zurich pour assister à un quatuor qui va interpréter une de ses oeuvres. C'est un four, c'est trop long, trop lugubre, il n'y a pas les alternances classiques, pas assez de contraste.
    Il décide de rentrer à Paris, puis prendra le train pour sa villa au bord de mer "les flots bleus" où il a décidé de finir sa vie, seul. Il aperçoit sa femme à la gare, ne se montre pas, elle-même revient des flots bleus, elle accepte et respecte le voeu de son mari de mourir seul. La fin est imminente, la solitude alors nécessaire.

    Voilà, il n'y aurait rien d'autre à dire, Paul Cédrat est fatigué, très amaigri, chancelle. Nous sommes en plein été. Paul Cédrat goûte le bonheur de voir la mer, de l'entendre aussi.
    Et puis soudain sur la plage il voit le peignoir de sa femme abandonné sur un rocher, il traverse la plage avec difficulté pour le récupérer.
    Peu après une belle nageuse ("Rien à voir avec une jolie fille. C'est une belle femme".) sort de la mer, ne retrouve pas son peignoir, questionne une femme à côté qui a tout vu. Du coup elle ira dans cette belle maison où l'homme a pénétré.


    Voilà une partie de l'histoire, le reste vous le lirez. Sachez seulement que le livre est écrit dans un style extraordinaire, avec quantités d'ellipses, de phrases qui s'arrêtent 'trop vite', d'absence de pronom personnel. Il y a une économie de moyen ahurissante et pourtant ce n'est pas du minimalisme comme Carver, c'est encore autre chose. La perfection d'une forme d'écriture : courte, poétique, musicale, dépouillée, pleine de réserves. C'est élégant, incongru, magique. Avec encore toujours un peu d'humour, de cocasseries de clowns tristes. Pendant quelque temps ironisera Paul Cédrat on aura été un "beau couple".

    La fin de ce roman magnifique est un tour de force, quelques instants sublimés. Un des tout meilleurs romans français de ces derniers temps. En outre un vrai plaisir de lecteur vu le spectaculaire et intelligent emploi des mots et de la syntaxe.

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commentaires

merbel 31/08/2007 19:37

Oui, un grand sentimental car y a qu'un sentimental pour écrire comme vous! ;-))

frenchpeterpan 23/11/2006 20:45

les deux livres sont parfaits et assez dissemblables étrangement
les personnages sont pourtant si proches
dans "dernier amour" il y a une perfection du style "Gailly" poussée à l'extrême et qui moi me séduit
dans un soir au club, il y a quand même une "trahison"
dans dernier amour, il n'y en a pas
et la fin est superbe
ce piano joué en ouverture de la mort
et qui trompe son monde
exceptionnel !

(je suis un grand sentimental) :-)

merbel 22/11/2006 23:13

J'ai lu "Dernier amour" sur vos conseils... et je vous avoue que ce bon livre n'égale pas pour moi Un soir au club. Je ne sais pourquoi. Gailly écrit très bien la vie décousue, la vie déglingue ou la vie naufrage. Un Soir m'avait éblouie car je découvrais une  façon d'écrire très personnelle, un mode résolument musical, pas seulement par le thème mais aussi par toutes les variations, imperceptibles et fortes cependant.
En tout cas, Gailly est un écrivain formidable! Suis bien d'éaccord avec vous.
 

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