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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 09:46



Publié au Seuil en 1969
ce livre fut un des plus étonnants que j'ai lu

La quatrième de couverture met en garde :

« L’éditeur ne peut pas se contenter, en présentant ce livre, d’une formule comme : «  à ne pas mettre entre toutes les mains ». Il se sent tenu de prévenir sérieusement le lecteur. Plus qu’une audacieuse confession ou qu’un  témoignage impudique, ce livre est une épopée psychanalytique, une tentative effrénée chez un fils, pour posséder, détruire, liquider sa mère. C’est dire que les pages scabreuses, éprouvantes, ne manquent pas ici. Bien plus : ce que l’auteur, puisant dans les profondeurs, ramène à la lumière est au-delà des univers sexuels généralement décrits.
Le nerf de l’amour et celui de la haine, exaspérés dans ce long cri, provoqueront sans doute des réactions passionnelles. On n’a jamais parlé ainsi des relations fils-mère.
« La rhubarbe » (prix Médicis 1965), premier roman d’un jeune écrivain tout joyeux de s’ébrouer, rocambolesque histoire d’un bâtard, avait fait un certain bruit. R.V. Pilhes entreprend aujourd’hui une ascension, plus audacieuse encore que celle du Loum, grand dard rocheux qui pointe vers l’azur. Dans une première partie, la mère, charnue, noire et poudrée, et son fils, auréolé de gloire récente, pleins tous deux de tendresse et de haine l’un pour l’autre, avancent vers le sommet, mêlant leurs obsessions et leurs fantasmes, déguisant leur hystérie. Mais ce n’est pas assez. Il faut aller plus haut. La seconde partie reprend l’ascension sous l’œil du Père Puissance, complice de la mère, tortionnaire du fils. L’ascension devient à la fois l’histoire du livre, du texte même et celle, plus réelle encore, de l’enfance du fils très loin au delà des horizons tristes et pervers.
Enorme roman, sauvage, épique, d’une verdeur plus folle que malsaine, plus liquidation que règlement de compte, éclatante démonstration faite à la m ère des pouvoirs verbaux du fils, ce combat est certainement pour une part, un poème à la gloire de l’enfance perdue.
Ainsi du moins, l’auteur peut-il être entendu. Pourvu que le lecteur, surmontant un effroi bien naturel, accepte de lire au-delà des mots. »

J'avais beaucoup aimé "la rhubarbe" (prix Médicis 1965) et bien sûr "l'imprécateur" (prix Femina 1974) : écriture aisée, fine, brillante et richesse des histoires ; du coup je me mis à lire ce pavé. Attention ! chef d'oeuvre de la littérature française ; jamais je n'avais lu un tel livre (et plus jamais depuis d'ailleurs) ; on dit qu'il représente un texte unique dans la littérature psychanalytique. ( Le livre a d'ailleurs fait récemment l'objet d'une lecture publique à Genève et figure dans l'Anthologie de la littérature érotique de Pauvert. )

"Longtemps considéré par l'ensemble de la critique comme l'un des écrivains les plus doués, puissants et singuliers de l'après-guerre, Pilhes fut victime dans les années 90 d'un torpillage en règle à cause de son roman L'Hitlérien, scandaleusement considéré comme antisémite par une minorité dominante et ultra de la communauté juive, fraction qui a réussi à le marginaliser pour un temps. Une bonne connaissance de ce "proscrit" est offerte dans son livre d'entretiens avec Maurice Chavardès Les Plaies et les Bosses ainsi que dans La Littérature contemporaine de Jérôme Garcin."

Le livre est divisé en deux parties :
1- la partie ambiguë (orgueils et sévices)
2- la partie tendue (folies et folies)
annexe : quelques lettres échangées entre la mère et le fils et inventées par l'auteur.

PS : une troisième partie, écrite, attendait. R.V. Pilhes souhaitait attendre le décès de sa mère pour publier cette troisème partie, or cette dernière décéda à un âge très avancé ; d'autre part l'auteur ne cesse de réécrire cette troisième partie comme il le dit sur son blog.

Cette "épopée psychanalytique" est intrigante à souhait ; à la première page Son Excellence est citée "Pilhes, mon vieux, écrivez-nous donc un petit bouquin franc, capable de toucher le coeur des masses, une espèce de narration scupuleuse et loyale, une sorte de livre neurasthénique à formule quasi inconnue."
: Mission accomplie cher Mr Pilhes, et vraiment très bien accomplie, félicitations. Ce livre jadis m'avait réconcilié avec la création littéraire et la littérature tout court.

René-Victor Pilhes, un écrivain majeur ; il est stupéfiant que sur le net, je n'ai rien trouvé d'intéressant sur ce livre hors-normes.
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CORRECTION : l'amie Judith est responsable d'une page parfaite sur WIKIPEDIA
c'est excellent et c'est ICI


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Le blog de l'auteur - en cours de construction -
est maintenant partiellement disponible
cliquer sur son portrait




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commentaires

M
je vous ai répondu sur ces "trous" sur votre propre blogsinon vous pouvez m'écrire directement sur mon mailmon adresse : laumo@club-internet.frbien à vous 
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P
bonjour cher monsieur,que signifie l'expression:"il y a beaucoup de trous" dans votre blog.Pourriez-vous avoir la gentillesse de me déniaiser?
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M
un autre roman, un "ultime" ? , diablevous nous faites saliverensuite ce n'est pas une histoire d'âge, n'est-ce pas ? avez vous le temps "malgré" vos petits enfants d'écrire  :-) on attend donc cette bonne nouvelle 
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P
merci vraiment.Quelque dieu vous le rendra sûrement un jour.Depuis 7ans,jessaie de mater mon ultime roman.Vous méritiez d'en être informé.J'ai ajouté dans mon blog quelques lignes sur le Loum.Avec vous et quelques autres,j'ai l'mpression ,à bientôt 7( ans d'entamer une longue marche.
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M
Cher Monsieur, c'est un honneur de savoir que vous êtes passé sur ce modeste blogje n'ai malheureusement pas réalisé une critique très intéressante du "Loum" car cela fait bien longtemps que j'ai dévoré ce livreJ'avais lu ensuite les plaies et les bossesSachez cependant qu'il m'avait troublé - et c'est bien peu de le dire - comme rarement un autre livre le fit Bon courage pour votre blog, il est effectivement important de lire vos mots !je viens de rajouter en bas votre adressemerci encore de votre passage et bonne écriture !Vous êtes un écrivain d'exception, peu importe si le monde parisien et le monde des critiques vous comprend malles critiques sont des ratés sympathiques comme le chante robert Charlebois / Bien à vous / cordialement 
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P
merci de votre texte sur le loum.Je viens d'ouvrir mon blog sur pression de nombreuses personnes mais je sais à peine m'en servir.En tout cas,on y trouve tout sur moi et mon oeuvreeut-^tre  pouvez-vous y amener d'autres personnes.Merci.
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M
merci d'être passée !
moi aussi j'ai été très surpris de ne rien trouver sur le net sur cet atypique roman !

les dernières "productions" du maitre ne sont-elles pas un peu décevantes ? roman un peu historiques ? 
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T
Je n'en reviens pas, qu'il y ait sur cette planète quelqu'un qui se soit intéréssé au livre de RVP, LE LOUM. Je n'ai jamais rencontré qui que ce soit, qui ait eu connaissance de ce roman, et pourtant j'ai été libraire pendant 27 ans! génial et ahurissant. Je considèrerai toujours Pilhes comme le plus grand auteur de la fin du XX. Je trouve qu'il a du génie. Le fait qu'il soit totalement ignoré, renforce le sentiment d'élitisme qu'on ressent quand on le lit, on a la sensation d'être privilégié, d'avoir cette chance là, de connaître Pilhes, un peu comme avec Léo, (en moins puissant évdemment),Sentiment d'appartenir à une même famille? confrérie?... un truc quoi
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M
et femmes endormies
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M
oui c'est vrai l'Ariège joue un rôle majeur dans le monde de cet écrivain, tous les livres qu'il a rédigés ensuite vivent dans ces lieux ariégeois, le monde cathare en particulier
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