ici :

some words :

"Le poète est un archer qui tire dans le noir." - Salah Stétié -

"In a place far away from anyone or anywhere, I drifted off for a moment." -- Haruki Murakami --


"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

"J'écris à cause du feu dans ma tête et de la mort qu'il faut nier."
Jacques Bertin

"O mon passé d'enfance,
pantin qu'on m'a cassé."
Fernando Pessoa


« La mort c’est l’infini des plaines
et la vie la fuite des collines. »
Joseph Brodsky



" LA GRANDE FORCE EST LE DESIR "
(Guillaume Apollinaire)



"Quand je dis « je », je désigne par là une chose absolument unique,
à ne pas confondre avec une autre."
Ugo Betti

"Le sens trop précis
rature
ta vague littérature"
Stéphane Mallarmé


" Je ne suis pas moi ni un autre

Je suis quelque chose d’intermédiaire :
Un pilier du pont d’ennui
qui s’étend de moi vers l’autre. "
Mario de Sa-Carneiro

Syndication

  • Flux RSS des articles
Lundi 3 novembre 2008 1 03 /11 /Nov /2008 13:27


La Loire grasse cache ses bancs de sable
ses détroits de vase
elle les déplace la nuit pour piéger les pêcheurs
elle porte ses jarretières hautes
et fines comme des longs troncs peupliers
aubépines dorées en revers
d'une poitrine généreuse
son sexe est sous les ponts
à l'ombre des petits goujons
saignant parfois le temps d'une inondation
savamment
l'eau de Loire a des goûts
de vase ancienne, de lèvres mortes
reste comme le sable froid
tes parois sèches inégales sans heurt

la maladie de la pluie inonde tes rives
tu ris et te moques
tu es plus forte dans ton bassin de grès
l'eau franchit les ponts mélancoliques
des bois flottants tournent
et passent sous les arches
dans un silence assourdissant

L'Homme reste seul, son regard, partout, absent,
à quoi bon - pensait-il - , peut-être,
il attendrait la prochaine marée basse

locataire de sa propre absence au Monde
Par frenchpeterpan - Publié dans : Loires
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Retour à l'accueil

Commentaires

*** c'est super beau très sensible cette façon de personnaliser la Loire
fleuve matriciel
et le regard de l'homme partout, absent.. vraiment touchée par ce
mélange intérieur /extérieur/
on est pas toujours en état d'écrire
pas toujours mais parfois un seul poème suffit à tout dire
de l'essentiel
bisous , bonne journée et tutti quanti.:)
Commentaire n°1 posté par if6 le 04/11/2008 à 10h18
m e r c i
dear if 
Commentaire n°2 posté par m a r c le 04/11/2008 à 13h30
La Loire s'alanguit, languit
sur ses rives jamais définies
La Loire paresse, caresse
l'orme lisse, le peuplier noir en liesse
La Loire n'en finit pas
de couler
sa vie
Indolence des lits

Rieuse la mouette
Cendré le héron
Sourient aux caprices
aux passants
Scintillants
Commentaire n°3 posté par merbel le 04/11/2008 à 13h51
:-)
merci melle Merbel
de ce délicat poème d'eau... 
Commentaire n°4 posté par m a r c le 04/11/2008 à 17h19
Me voilà comblé!
Je t'avais dit que tes textes puisés dans la Loire étaient parmi mes préférés; et tu nous en proposes un tout chaud.
(La Loire me manque. Ou tout grand fleuve libre. Et ici, en France, c'est elle que j'ai sous la main. Il me tarde... J'espère que ce sera pour bientôt, sans le savoir.)
Commentaire n°5 posté par Pierre le 04/11/2008 à 18h46

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recherche

Derniers Commentaires

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés