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"Le poète est un archer qui tire dans le noir." - Salah Stétié -

"In a place far away from anyone or anywhere, I drifted off for a moment." -- Haruki Murakami --


"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

"J'écris à cause du feu dans ma tête et de la mort qu'il faut nier."
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"O mon passé d'enfance,
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« La mort c’est l’infini des plaines
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Jeudi 3 mai 2007 4 03 /05 /Mai /2007 22:21
    A Port d'Alon, la mer était idéale pour cette inspiration poétique (ou juste pour ce moment-là) : moutonnée, bleue, violente, ourlée et bleue, glauque aussi avec ses irisations vertes, et un air lointain, un détachement que l'on connait tous.
    Les rochers vifs, bien dessinés en ligne claire. Et les grands arbres méditerranéens, bras levés, sentinelles.
    En longeant le sentier littoral, mon chien et moi avons trouvé une belle plage de galets encaissée avec des falaises énormes, ocrées, abruptes, profondes, difficile d'accès, quelques conifères accrochés.
    Les galets semblaient pleurer quand la mer se retirait, c'était le seul bruit que cet après-midi là, j'entendais. Le ciel d'un bleu ciel éternel sans aucun nuage, la mer d'un outremer intense lapis-lazuli. Comme dans les livres, une carte postale. Une photographie dont les couleurs auraient été forcées.

    Le chien qui avait soif s'approchait de la mer puis fuyait, se retirait. Reniflait la mousse formée, l'écume momentanée. Se fabriquait des attaquants. S'imaginait un autre animal.
    De la crique, vers 19 heures, les gens partaient, se décrochaient rythmiquement et par grappes désertaient ; la mer reprenait ses droits ; la plage sa solitude exacte ;  les rochers s'éclaboussaient de lumière couchée et grandes ombres ; les goélands récuperaient leur territoire, fièrement, air altier, bec aquilin ; ils se réappropriaient la plage en picorant quelques miettes oubliées, fouillant, cherchant les traces humaines - l'eau même de la mer s'éclaircissait quand la plage fut vide et oubliée des baigneurs. Des salissures disparaissaient.

     A 19 heures, le soleil tapait encore fort.
Je partis, en route j'achetais des cerises et les mangeais : j'en proposais au chien, il n'en voulut point. Sa truffe salissait les vitres à chaque virage de mon retour.




Par the very famous french peterpan - Publié dans : "poèmes" paysagers
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Commentaires

Bon week-end.Tu as de la chance,tu vas mettre les pieds dans la bleue?Bises.nat
Commentaire n°1 posté par cal le 30/04/2006 à 08h20
non je suis parti vers Auxerre
qeulques jours sans chien ni cerise
;-)
Commentaire n°2 posté par frenchpeterpan le 02/05/2006 à 20h10
oh nat !
tu bois trop de pastis
trop tôt le matin
;-)
Commentaire n°3 posté par frenchpeterpan le 04/05/2006 à 12h35
J'aime beaucoup la truffe dans les virages .... l'angoisse des chiens en voiture !
Commentaire n°4 posté par Marie le 04/05/2007 à 11h54

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