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"Soyez un écrivain mineur, cela vous rajeunira." 
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"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

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"Mais rien de cette nature n'est définitivement acquis. Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs. Puis se retire, et vous replace devant ce vide qu'on porte en soi, devant cette espèce d'insuffisance centrale de l'âme qu'il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui, paradoxalement est peut-être notre moteur le plus sûr."  Nicolas Bouvier

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Mai 2008 : "L'apéritif de la neige"
est "paru"

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"Le meilleur choix de poèmes est celui que l'on fait pour soi." Paul Eluard

"Savoir que nous ignorons tant de choses suffit à mon bonheur." George Oppen

______________________________________________

 

24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 20:55
LAPS DE NUAGE


à mon père,




1

l'enregistrement se déroulait
au rythme des silences
    en cadence
tu souriais

2

j'ai souvenir de ces rues
où tu sombrais calme et nue
tu déversais en un flot de lait
tes stances de femme parfait

3

j'aime ces moments imparfaits
où le temps à peine a fait effet
et donne aux vies passées
l'irréel temps de l'imparfait
je m'endormais très nu alors en plein été
calciné

4

où près de l'été tu dansais
des mots formidables
et moi appuyé plein de fétiches posés sur mon ventre
je m'endormais
en m'extasiant
de ton
éternelle beauté

5

et sur ces pistes sableuses
je frôlais, à peine sensible
les cailloux du chemin - automobile -
comme un vrai jésus plein de beauté
mon être passait
ainsi telle une rumeur
au milieu des populations
endormies

6

j'irais marcher sur les traces des hommes
des autres hommes et je m'assoupirais
auprès de pierres sèches et d'algues vives
le soleil miroiterait sa cape
à l'ombre d'un figuier
et dans le noir des inutiles
à jamais
je m'engloutirais

7

j'ensable de souvenirs d'hier
pour ne pas les voir
devant mes yeux demain
je fais ainsi toujours
lorsque je m'ennuie la nuit en main

8

et son visage encadré de parure d'or
de poussières légères

laissait dans l'air doré
la marque des reines adorées

9

c'était la fête dans la nuit
les étoiles clignaient des yeux
l'air chaud se perdait dans mon
coeur attentif
aux cieux mouillés

10

je me souviens de ces pluies
déversant des larmes
en un flot de cuir noir
qui ruisselle
sexy tu apparaissais dans mon enfance

11

près des autoponts vertigineux
de Toulouse
je rêvais de chute
dans des poèmes ouverts
mais l'issue se fit mal
et le poème resta
incomplet
inachevé

12

se drape une mélancolie connue
l'homme triste s'avance au ralenti
  il pleure doucement envie envieux
rue des nostalgies

13

et je tangue sur les pavés tristes
de la rue St Rome
le pas sonore
le regard loin perdu
c'est dans les ruelles sombres que ça se passe

14

silences des villes qui suintent
hors des corps qui filent comme
étoiles-vitesse-force qui
dérape défile
portes s'ouvrant des amours vénéneuses

15

les nuits sont sombres dans
nos coeurs, peu de chants
peu d'amour, peu de rires
seule la vie qui dure
fait vivre
comme un étrange coma
nos désirs puissants de liberté
se sont fait la malle en beauté

16

je m'imagine rêvant n'être plus rien
un piano au loin s'attristait lentement
au-dehors le vent souffle tes reins
au-dedans le suicide bat à mon coeur rêvant

17

Blanche tournait blanche
Dans le jardin de son enfance
Le coeur barbouillé d'enfance
Et de blancheur

18

sur des sommes enfantines
paradons ainsi nos rimes
dans le soleil rayonne de violons
et pluie hors chutant droit

19

parle moi si doux
le grain de ta peau qui parlerait
une suite de notes tendres
infini de ta bouche chaude
j'ai peur d'oublier ton nom
dans les écarts du mauvais monde

20

c'est pour cela que je chante
si fort à tue-tête comme soûl
et me noyer dans le chaud dans le bon
d'un matin naissant
lentement
  de tes mains

21

les filles se bercent se penchent
leurs bras en rondeur
dessineront
des soleils de gaze tendre
avec des rayons comme des fils de soie
leurs chevelure font ombre
sur des corps majestueux

22

t'aime inversé trop tôt
pourquoi le dire
je m'inverse dans ton derrière
unique et bon

23

soupçon de vigne
enfoui au profond désir
solitude inversée
et dorée à la plage seule
moisissures

24

et encore je perds
je dors
en chemin m'endormir
m'enfouir
à jamais

25

parce que l'hiver
décolore mes yeux
je perds ma beauté
quand la neige me blanchit

26

c'est une feuille dorée
comme un petit poème doré
mais c'est ? je crois ? ton corps
doré qui se nervurise

27

dans la nuit seule isolée tu t'égares étranger
tes bottes crissent Camel fument sans cesse
seul dans Toulouse à pied mon spleen ma tristesse

28

mon chat noir d'ici est venu ce
matin se lécher les pattes sur
mon bureau il sentait fort la
rosée du matin dans son
poil noir et très froid

29

vous êtes passée grise habillée
dans la langueur de votre beauté blonde
et vos hanches libres sous la toile...
sexes frottés

30

je suis reparti vers mon passé
me refaire une petite beauté
tout ça m'a bien éclairé
soulagé

31

j'écalais des noisettes sur ton ventre nu
tu découvrais grand tes yeux noisette
un soir doux brumeux, mois tendre de
novembre

32

j'arrondissais alors ton corps
prenait la monnaie de ton sexe
et encore et encore
prenant mon temps
je t'enfouissais

33

je gueulais fort Bertin
en solitude un soir,
mariant mes mots aux siens
puis finalement je me fis des crêpes
pour ainsi je conjurais la mort

34

piranha pirate
avec ma nageoire de bois
je décidais malgré tout
alors
de bien vivre hors de toi

35

drôlesse tu étais
mais nous, nous aimions ça
tu faisais vibrer tes seins
comme des galets mauve incertains

36

je m'étais gâtifié en toi
bêtement
bête exploit
puis tu m'avais épaulé-jeté

37

j'étais donc parti
déchirant l'opaque alors de ma vie
grands morceaux d'ouate
cotons noirs ou gris
endolori enfin je m'endormis.


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Published by the very famous french peterpan - dans "poèmes" ouverts
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commentaires

cocole 12/05/2009 08:44

je repars comme je suis arrivée, sur la pointe des pieds pour ne pas gâcher la magie de tes mots....merci

if6 29/08/2008 08:38

belle promenade ouimais tu n'es plus làc'est bêtecomme un choubizs

Le bateleur 26/08/2008 23:56

Belle promenade entre tes nuagesde l'inquiétude à l'éclaircie...à moins que ce ne soit le contraire

frenchpeterpan 10/06/2007 09:03

ah ! un bertinophile :-)
merci à toi

JLG 09/06/2007 22:44

"L'ambassade est une bouche fermée pour longtemps"    et c'est bien loin de l'indre et Loire  mais tes mots ce soir croisent mes humeurs avec finesse délicatesse et beauté...
Peu de chose à ajouter, juste un vrai plaisir, une céleste émotion...
Amitiés à toi
jlg

frenchpeterpan 09/08/2006 08:56

chère merbel
des commentaires comme ça on en souhaiterait des dizaines ! en gros paquets jouissifs comme Noël
bref c'est Noël
les petits vers en bas sont de toute beauté
avec leurs mots précieux
tous en giration autour des nuages
merci tout simplement

merbel 09/08/2006 00:33

Au moment où je vous écris, la lune, presque pleine, s'installe dans son nid de nuages.
 

J'aime l'étymologie, pas par cuistrerie mais parce qu'elle dit les choses à l'origine. Que cela redonne de l'écho aux mots, du corps, du sens. J'ai repris mon Gaffiot tout élimé  et  mon Dictionnaire historique de la langue française, un peu écorné . Et j'ai lu.
 

Laps, comme lapsus, collapsus, labile, vient du verbe latin " labi" , tomber, glisser. Vos strophes déclinent ce mouvement de glissement de la rêverie à la formulation en mots, en un temps qui lui aussi glisse inexorablement, ce temps où l'oeil saisit les nuages, les suit furtivement , pour y laisser tomber les images que ce défilé fascinant provoque toujours dans notre imaginaire, dans notre mémoire.
 

J'ai relu Rimbaud aussi, tentant de retrouver un peu de l'esprit qui a présidé à votre poème; des nuages fugaces, légers, juxtaposés, disloqués, apparemment sans cohérence, sans sens, mais porteurs dans leur singularité d'une forme, d'une texture , d'une épaisseur, d'une course qui nous rappellent des instants, des fragments de nous. Des blasons en quelque sorte, au nombre de 37, comme la température du corps humain... 37 moments, 37 images, 37 visions...déchirées,  comme on déchire le coton, et qui conjuguent douleur, douceur, sensualité et sommeil à  la toute fin. 37 nues de vie, de vapeur accumulée sans qu'on en comprenne vraiment l'alchimie. Une impression de décousu, mais le fil  de nos vies, qui le possède?
 

Alors,dans le désordre, et parce que j'aime les nuages qui passent ...là-bas, les merveilleux nuages", Rimbaud et ses nuages...
 

Un hydrolat lacrymal lave / Les cieux vert-chou: /Sous l'arbre tendonnier qui bave, / Vos caoutchoucs
 

Je ris au wasserfall blond qui s'échevela à travers les sapins; à la cime argentée je reconnnus la déesse.
 

Jadis si je me souviens bien, ma vie était un festin où s'ouvraient tous les coeurs, où tous les vins coulaient
 

Nuages célestes qui courent et volent / Sur cent Solognes longues comme un railway
Tentative vaine peut-être pour saisir vos nuages...

frenchpeterpan 18/05/2006 08:57

merci amis lecteurs
ah ! les merveilleux nuages !

Le bateleur 17/05/2006 22:48

l'idéece lapsest excellenteautant que la mise en mots

régine 15/05/2006 18:05

C'est vrai que les mots sont beaux, émouvants... les images surgissent, s'étirent en rêverie... en nostalgie parfois.
Je me suis permis de reprendre sur mon blog la citation de Bouvier. J'ai noté que je l'avais trouvé ici, avec le lien vers le blog...
J'espère que tu es d'ac ;o)
 
 

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