ici :

some words :

"Le poète est un archer qui tire dans le noir." - Salah Stétié -
"Cette femme était si belle
Qu'elle me faisait peur."
 Guillaume Apollinaire

"In a place far away from anyone or anywhere, I drifted off for a moment." -- Haruki Murakami --


"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

"J'écris à cause du feu dans ma tête et de la mort qu'il faut nier."
Jacques Bertin

"O mon passé d'enfance,
pantin qu'on m'a cassé."
Fernando Pessoa


« La mort c’est l’infini des plaines
et la vie la fuite des collines. »
Joseph Brodsky



" LA GRANDE FORCE EST LE DESIR "
(Guillaume Apollinaire)



"Quand je dis « je », je désigne par là une chose absolument unique,
à ne pas confondre avec une autre."
Ugo Betti

"Le sens trop précis
rature
ta vague littérature"
Stéphane Mallarmé


" Je ne suis pas moi ni un autre

Je suis quelque chose d’intermédiaire :
Un pilier du pont d’ennui
qui s’étend de moi vers l’autre. "
Mario de Sa-Carneiro

Syndication

  • Flux RSS des articles
Jeudi 11 janvier 2007 4 11 /01 /Jan /2007 12:58

incrusté incroyable à ta surface cutanée je m'étais vivement fossilisé

ou crustacé sensible et clownesque j'étais l'étrille de ton ventre, ce crabe que tu avais perdu ; le crabe avait  mis son nez rouge pour davantage séduire, être désirable ; dans des moments ultimes tu m'appelais mon petit glyptodon, te moquant ainsi de mes rondeurs nouvelles

pourtant je savais notre amour factice, je savais les brouilles et désaccords à venir ; mais j'étais en faction

je savais nos amours dyspnéiques, tu t'apprêtais à me désunir, me dévaster

dans tes charmilles j'avais distribué des larves de papillons, des cocons utiles

j'attendais fébrile les beaux jours des éclosions charnelles

tu badinais des charabias, tu badaudais au trottoir de mes rêves

moi, j'aimais ce ton plaisantin, tu me croyais fantasque, tu n'imaginais pas la souffrance

les non-dits et les pleurs des nuits ; tu présumais mal, tu vagabondais dans les hautes herbes confiante à l'horizon là

j'étais ton pennon, ton féal ; tu avais l'envergure d'une reine, les reins des déesses, des cheveux enroulés aux reins

je buvais ton nom, je parcourais tes nervures, je foulais tes drailles

jusqu'au jour où quand tu compris enfin mes soupirs et

quand tu rejetas tes doutes, tu pris peur peut-être

j'étais épuisé, mort-né, je m'étais éloigné et foetalisé, j'étais parti en terre lointaine

quand tu me secouais et criais ton nom et tes amours, j'étais essoufflé, perdu, défait

quand enfin tu voulus m'offrir, c'est moi qui partais confiant subitement dans ma solitude née

fatigué de tes conformismes, de tes confiseries, de tes facondes

je ne jouerai plus à colin-maillard avec ton corps ou seul alors avec pour seuls spectateurs mes livres amis qui eux semblent applaudir à mes traits d'esprit

je laisserai ton pennon au vestiaire des amours déphasés

 

Par the very famous french peterpan - Publié dans : féminins "poèmes"
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Retour à l'accueil

Commentaires

Texte écrit comme une vague entre bizard et poésie


Bonne après-midi

Commentaire n°1 posté par Guigue le 16/05/2006 à 14h41
Comme je comprends cela.

il arrive un moment où on est las de ne pas être entendu de ne pas être déchiffré...

très beau poème tout en mélismes
qui se défont pour ne laisser derrière eux que la pelote
des noeuds jamais dénoués...
Commentaire n°2 posté par Viviane le 17/05/2006 à 10h14

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Recherche

Derniers Commentaires

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés