Dimanche 28 mai 2006
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Le long du canalce chemin frais de halage, ensemble d’ombragest’en souviens-tu ?Et ces grands arbresNous marchions ainsi sous les branches, les ombres fraîchesMain dans la main comme des enfants, des adolescents découvrant ce mondeTu portais souvent ces robes ou jupes fleuries, légères, et le vent les faisait vivre,La future femme était là, grande et belle dans son arrogance fièreDieu que tu étais jeune dans tes rires et tes sourires, tu cherchais alors encore beaucoup à séduireUn simple bouquet en main te féminisaitLe monde était en eurythmie,Dans tes yeux brillants des petits points absents, réveillons de peintreParfois les bords du canal étaient mal talutés, tu t’approchais alors de l’eau, tu me faisais croire à des plongeonsEt tu riais, diable que tu riais !Dans des trous de lumière, au soleil, la rosée avait séchéDépassaient tes jambes dans la clarté et tu riaisJ’étais jadis ta volve, mais ton amour grandissant, elle s’était déchiréeJe reviens seul souvent longer cette eau splendide ; je ne viens ici que pour songer à toiLes talus n’ont pas changé, en respiration du lieu d’immenses bouffées d’ancien temps me reviennent en gros paquets étincelants, clairement lumineux, nostalgie de ces temps anciensde ta peau d’enfant, l’été de tes iris, ta peau d’enfant où mes lèvres se posaientJe récitais mes logogriphes, tu te moquais gentiment de mes airs de poète maudit, gentillet romantique et vilain pessimiste, quant à toi tu vivaisClairement tu vivaisEn cela déjà tu te différenciaisDu mal j’avaisà comprendre une telle joie d’enfanter la vie, de gagner chaque seconde sur les ombres, rire chaque été
Clairement tu vivaisAlors à tes côtésPetit amant désemparé par ta richesseJe t’ai laissée fuir par les côtésTu en voulais tantTu voulais vivre « à ce point »Le canal est toujours là malgré une eau maladeLes grands arbres respirent encore, feuilles vivantesL’eau coule avec de grands traits fluides et fadesParfois encore ton rire tes cheveux, ton corps me hantent
------------- dessin au feutre de cocole--------------------
allez voir ses excellents dessins et peintures sur son site :
Par the very famous french peterpan
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Publié dans : féminins "poèmes"
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merci,
La magie du blog à opéré, ce petit croquis réalisé sans prétention à trouvé un écho sur la planète! c'est magique.
j'espère que tu auras foule de lecteurs!
à bientôt
c'est une symbiose totale entre le texte et le dessin ...ce texte réspire l'émotion et le vécu peut être ? bises ka
Ce texte est aussi réussi que le croquis, voilà une belle page réalisée par la magie de la rencontre entre deux artiste.
J'aime beaucoup l'un et l'autre.
Une petite plume.
ET le dessin le vêt à merveille
Chaque phrase serait à enrubanner tant elles vivent d'un amour resplendissant et presque adorateur...
Quand Cocole rencontre Peter Pan ,ça ne peut que faire exploser les sondages!
Je vous admire tous les deux pour vos talents rares car des mots il en faut des jolis mais surtout des justes car la peinture de Cocole est grandiose tout comme les textes de Marco ,les mettre en image n'est pas une mince affaire.Amitiés.Nat
merci !
et ce simple dessin de nicole
m'a bien fait penser à un lieu connu et aimé
à la fin de la lecture, un grand frisson pour sortir de l'espace où texte et dessin m'ont emportée
Merci !
je viens de lire la suite de chez Cocole, bravo c'est très joli