Vendredi 13 août 2010
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09:50
lasse l’eau vif argent qui peint
le ruisseau descendant
torrent lacrymal et veines bleutées par le froid
je disais
je ne sais plus
au vent dehors les grands arbres fouettent
le grand vent glacé et un froid blessant
d’hiver gris et sombre endormi
et neige cassent branches
craquements et eau glacée
le froid s’est installé ainsi
entre chacun de nous
comme une faille ouverte sur d’autres terres
le monde aurait pu se détacher du monde comme un
ballon, la terre partirait au loin
au loin sous d’autres climats enchantés
au loin
pour une autre espèce d’homme
définitivement nous ne participerons plus à cette « terre-là »
Par frenchpeterpan
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Publié dans : spleen "poèmes"
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