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Pierre Reverdy, justement le voilà. poète secret par excellence, inadéquation de l'homme au monde, alliance totale à la poésie.
L'or roule au ruisseau
Le soleil à l'eau
Des ronds de chaleur
Filent
Et le coeur
S'arrête en sursaut
Le pont attrape vite un échelon plus haut
Près des remises assoupies aux façades lavées
A grands seaux de lumière
Où le silence s'est placé
Les signes convenus
Les fronts cassés
L'après-midi a fermé la barrière
L'écho montait la garde aux pas qui s'approchaient
Tous les trains d'air aigu venaient derrière
Et les bouches du vent dans l'ombre s'étouffaient
Dans les arbres remplis de gouttes fraiches
Dans les talus poudrés
Le long des torrents d'eau et des nuages secs
A travers les bouffées d'écume
Et les vagues de terre dans les champs labourés
Le véhicule lourd et l'avion sans ailes
Le poids de l'homme mort
Tous les battants du soir que l'on apporte
Les rideaux du décor
Et l'échancrure bleue ménagée pour la porte
Les étoiles du port
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un autre texte : "le soir"
Le soir, il promène, à travers la pluie et le danger nocturne, son ombre informe et tout ce qui l'a fait amer.
À la première rencontre, il tremble
où se réfugier contre le désespoir ?
Une foule rôde dans le vent qui torture les branches,
et le Maître du ciel le suit d'un oeil terrible.
Une enseigne grince
la peur.
Une porte bouge et le volet d'en haut claque contre le mur ; il court et les ailes qui emportaient l'ange noir l'abandonnent.
Et puis, dans les couloirs sans fin, dans les champs désolés de la nuit, dans les limites sombres où se heurte l'esprit, les voix imprévues traversent les cloisons, les idées mal bâties chancellent, les cloches de la mort équivoque résonnent.
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l'image d'un très joli garçonnet de deux ans au volant de sa voiture de course
L'image ne semble plus être là
Heureusement le texte de Reverdy est sauvegardé !
dans ma bannière
charmant charmant
est-il vrai ?
;-)
pour le rencontrer il faut prendre le chemin des écoliers
veuillez m'excuser de m'y intéresser autant : mais
j'ai bien connu ce petit pilote qui sourit à son avenir sans trop savoir ce qui l'attend !
J'ai trouvé mon absence"
J'aime beaucoup ce poète
pour ce second texte que tu donnes
il y a deux issues (pour sortir de cette peur panique
de ce "sentiment d'insécurité")
_ une meilleure écoute de la nuit et de l'autre
avec un a priori de confiance
_ la construction de mur en pierre ou en normes et en lois
pour isoler du danger
avec bien sur la multiplication des éclairages propres à traquer l'ombre
l'époque moderne qui est la notre
a
jusqu'à ce jour (mais tout n'est pas perdu)
choisi la seconde solution
Pierre Reverdy, toute sa vie a cherché (parce que c'est toujours un combat) a rendre possible la première.
Luc
du fagot des Nombreux
et toujours à propos
Vous ne respectez pas du tout la typographie. Vous me direz qu'elle ne sert à rien, je vous dirai que le poète lo'a pensée dans un certain but, et s'il ne l'a pas pensée (c'est possible, bien que Reverdy soit quand même un vrai artiste), elle est là. Il y a normalement des vers qui ne prennent pas de majuscules, et certains vers sont écrits en décalé.
exact ! normalement je respecte toujours la typographie de l'auteur
je ne retrouve pas ce poème, apparemment il n'est pas dans le tome 1 des oeuvres complètes svp me l'envoyer / et je corrigerai !
bien à vous / merci de votre passage