Mercredi 14 juin 2006
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20:05
prends garde où te mène la vie
sentiers sans naissance
où tes folies t'amènent
jeune homme peureux du silence
ivre où la pureté du vivre te mène
fuyard perdu à l'aube de tes déchirements
fêtard perdant des illusions de vivre
dangereux vainqueur de tes batailles solitaires
ours qui ferme la porte au monde qui te vide
ferme la mort à ceux que tu veux
pour les cacher dans tes velours
fiançailles inouïes de tes désirs de vivre
rejets commodes du monde à venir
Il est un jour impossible ou perdu où tu t'enfuiras et tu seras fou sans doute de ta fuite, tu fuiras sans aucun demi-tour, et laissant dans le passé tous tes dimanches d'amitié, toutes tes foires du souvenir et tes regrets d'aimer et tes orgueils maladifs et tes mots qui ne sont plus de poèmes ;
tu fuiras l'eau changeante des autres, l'eau grasse des villes enfumées, l'eau noire encrée de cette nature moribonde et là-dedans tu jetteras toutes tes vieilles rimes vêtues de peur, feuilles encombrantes, moisissures, métrique et fiasco
romans non écrits sans titre ni chapitres
femmes à moitié nues encore en dormance
et qui pourra dire que ce jour sera béni ?
Par the very famous french peterpan
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Publié dans : spleen "poèmes"
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Bravo Marco. Et pour les autres aussi.
pas simple de trouver des mots ayant une résonnace après la lecture d'un si beau texte.
maintenant que je connais ta voix, c'est elle que j'entends en lisant, et ça, c'est déjà comme si ce n'était pas moi le lecteur. juste, auditeur...
ce que j'aime c'est l'utilisation des adjectifs et autres mots qui donnent du volume aux "choses" dont tu parles. rien n'est là par hasard, et c'est beau, même si parfois, faut prendre le temps pour s'impregner!
bonne journée