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"Le poète est un archer qui tire dans le noir." - Salah Stétié -

"In a place far away from anyone or anywhere, I drifted off for a moment." -- Haruki Murakami --


"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

"J'écris à cause du feu dans ma tête et de la mort qu'il faut nier."
Jacques Bertin

"O mon passé d'enfance,
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Fernando Pessoa


« La mort c’est l’infini des plaines
et la vie la fuite des collines. »
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" LA GRANDE FORCE EST LE DESIR "
(Guillaume Apollinaire)



"Quand je dis « je », je désigne par là une chose absolument unique,
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" Je ne suis pas moi ni un autre

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Un pilier du pont d’ennui
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Samedi 4 juillet 2009 6 04 /07 /Juil /2009 22:43

Tu dis : ?
tu dis...

c'est ainsi
c'est ainsi que tu dis, tu dis et puis tu tournes la tête vers moi, hésitante

en tournant la tête tu fais silence
yeux baissés

puis tu montres à nouveau ta nuque ta chevelure de dos
  et reparles

quel discours - ainsi cachée - dictes-tu moi
tu éructes des mots que j'entends à peine

ainsi je ne vois que ton dos
tu dis quoi ?
tu dis ?

je vois tes cheveux, mais ce n'est pas ta bouche
mais tourne toi donc et fais toi bavarde, mais là en questionnant mes yeux

tu t'éloignes
puis te tais

la fenêtre fait des ombres
les enfants jouent dehors dans ces vieux bacs à sable insalubres
là où je jouais moi-même jadis avec mes billes et mes coureurs cyclistes

alors moi aussi je me tourne
et en allant droit
je quitte cette pièce sans communication

d'autres diraient que je titube, mais non je m'efforce de marcher droit, mais marcher sans respirer n'aide pas et j'étouffe brutalement au fin fond du couloir tagué dans cet immeuble en décomposition
dehors je foule des feuilles mortes moitié vivantes moitié en poussières rien n'est finalement vivant dehors tout est fatigue
et c'est comme moi un monde en finition, même les beaux sons cessent, il reste alors un murmure, un brouillard, une déchirure où l'humanité elle-même ne peut rien

je n'ai plus que des photos de toi de dos
et floues
et tes longues mains, là

Par frenchpeterpan - Publié dans : préambules
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