Mardi 27 novembre 2007
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Nous étions heureux l'année dernière, toute la bande amie, nous marchions sur ce sable, qui d'ocre - avec le soir - passait au rose ; lorsque nous nous approchions de l'eau le sable rosissait tout tendre d'abord puis très violent ; et tout se terminait dans un violet brûlant. Chaque pan de couleur distribuait la couleur suivante en couches brutales, soudaines, imprévisibles. L'eau même verdissait de toutes ces teintes qui nous brûlaient les yeux.
Bruno blaguait à son habitude, les filles se taisaient douces comme elles s'imaginaient l'être, et tous les autres nous étions là dans une parenthèse du temps à vouloir vivre notre vie "au mieux du moment" ; le soleil donc s'écaillait, la mer lui rendait un dernier hommage.
C'est alors que Jean - gardant son éternel sourire d'enfant s'ennuyant - sortit de sa poche un petit revolver qu'on ne connaissait pas. Se l'appliqua avec douceur sur la tempe et toujours souriant, sans un mot, tira. Le coup déchira le silence de la plage et l'on vit sa tête exploser en des milliers d'étoiles rouges, en des milliers d'éclats grenat, en des milliers d'oiseaux chantants.
Jean venait enfin de réussir son suicide.
Par the very famous french peterpan
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Publié dans : mes courtes nouvelles et textes
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