Lundi 4 juillet 2011
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05:07
intestin du monde
dans son décours estival
ces eaux de glaciers
en perte
de grandes raies par moments
obscurcissent surfaces ou nuages
les ragondins mineurs des berges
en plein raffut
râles et poules d'eau marigots
tout en serpentine
en bord de Loire, roi, prince
les blancs peupliers peuples de peupleraies
plumes en hiver phanères dégelés
en larges épurements
épris, avide,
fleuve éploré
biologie des eaux impavides
îlots en amers ensablés
en decubitus latéral
il monte vertical
tout en extatique
mimétisme minéral
le fleuve respire sapide
il monte vertical
minijupe minière
réseau urbain uni
il fuit là à l'horizon
pile poil
il monte vertical
il finit là à l'horizon
pile poil
il monte vertical
Photo © Yann Zickler
Par the very famous french peterpan
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Publié dans : Loires
8
c'est joli à égrener!
bonne journée
bonne reprise après ces 17 années de farniente (rires) ;-)
C'est une bonne idée de remettre des notes déjà présentées. On les relit; on s'aperçoit qu'on n'avait pas vraiment oublié: certains mots, le "décours estival ", le decubitus latéral" - comme pour mieux démonter ce fleuve qui ne se démonte pas-, certaines images, "épris, avide, feluve éploré, "le fleuve respire sapide". Alors pourquoi ne pas avoir commenté ce jour-là, pourquoi ne pas avoir dit des mots tout simples, -avec ou sans verbe principal!- pour dire que c'est un très beau texte pour dire la Loire, ce fleuve mystérieux, qu'on dénommait "non navigable" Pourquoi ne pas avoir dit à l'époque que vos mots naviguaient bien, eux!
On s'en veut parfois, de ne pas laisser de tout petits mots. Merci de donner l'occasion de réparer les pages blanches et de se jeter à l'eau!
et tout est dit!
et puis ensuite ce n'est que des images qui parlent qui parlent qui chantent
les poules d'eau marigots elles me plaisent
et cette montée à l'horizon
dis moi
tu n ous avais habitué à des descriptions de la femme
là
une autre dimension de la chair se dévoile (sourire)
superbe poème Marco, avec cette musique des mots qui est tienne.
j'aime la Loire
effectivement
c'est une des sources de mon enfance
là
qui l'eut crue
La loire est une sauvage imprévisible
que tu as pourtant saisi ... un instant
Maintenant que le label Unesco tatoue
la belle rivière endiguée,
le Castor va vers
des jours heureux de repos
des crépuscules du soir à se palucher l'abdomen
avant d'attaquer les choses sérieuses : la bouffe.
L'odeur de la suave jusqu'au travers de nos moniteurs !
Merci, Marco !