Lundi 25 janvier 2010
1
25
/01
/Jan
/2010
13:22
Jean Michel Caradec est mort
dans un accident de voiture, en se dirigeant chez moi en Touraine pour rejoindre la tournée France Inter, il avait juste 35 ans , c'était cette funeste année 1981 qui vit aussi 2 mois après Caradec
disparaitre Georges Brassens.
Une
voix sensible, un ton folk de ces années-là et quelques succès comme "île", "ma Bretagne quand il pleut", "la colline aux corallines", "ma petite fille de rêve" etc...
Ces chansons étaient agréables à écouter et nul doute que Jean Michel Caradec serait devenu un grand de la chanson française sans cet
accident.
Moi, j'aime bien ses chansons à succès et j'aime bien sa voix ; mais je me souviens surtout d'une chanson très bien écrite, plutôt lue que
chantée, assez atypique et finalement très moderne, très réussie.
En voici le texte (de mémoire) je pense qu'il n'y a pas d'erreur. (vieille cassette quasi inaudible). Si quelqu'un d'ailleurs pouvait m'envoyer cette chanson en
mp3, il ferait un heureux. Merci :-)
à ma
femme
Tu es venue des marécages où les adultes poissent l’enfance
Parée de coquillages morts et je me rappelle la danse
Septembre léchait sa blessure et l’équinoxe enflait si belle
Qu’entendre gueuler les goélands on aurait dit des hirondelles
Assassinées par des gamins fouettant l’écharpe de la dune
Et moi soupirant mes 20 ans passés depuis 40 lunes
Avec mon fils dans mes cheveux pareil à celui dans ton ventre
Et qui ne jouera que demain
Noyé dans ma nuit océane je vieillissais dans mes bouteilles
Et je crachais dedans mon crâne l’amertume amassée la veille
Si j’avais pu briser le temps je serais retourné dans ma mère
Ô marée d’algues déversée sur le trottoir gercé de vert
Lagune au bord de l’escalier où j’attendais que tu descendes
En chantant comme fait le vent sur la montagne ou sur la lande
Ô Bretagne où mon cœur a mis pour toujours l’habit de grisaille
Et qui ne connaît pas l’oubli
L’été vibre de ses chevaux tu es nue sous ta peau nuptiale
Nuptiale et nue bien après tout portent les mêmes initiales
Pourquoi pas jouer sur les mots on joue bien sur les corps des femmes
Et moi enfant cassé déjà et que l’amour sans cesse affame
Quand je dépose sur ton sein ma bouche à jamais maladive
Accouplée comme le vitrail sous la cambrure de l’ogive
C’est là que je mourrai heureux vidé de mes pluies éphémères
Qui ne savaient plus qui mouiller
Jean-Michel Caradec
------------------------------------------------------------------------------
Merci à Pascal Dumay, grand spécialiste de jm Caradec qui vient de m’envoyer le mp3 recherché
Le magnifique arrangement de cette chanson est de Jean Musy.
Allez sur le site de Pascal Dumay : www.jeanmichelcaradec.com
Par the very famous french peterpan
-
Publié dans : chanson poétique
9
merci marco pour ta visite sur mon blog.Le tien est sympa à souhait.
Caradec,magnifique !!
son écrit est vaimet touchant,je ne le connaisais pas ,c'est donc avecgrand plaisir que je le lis et le relis....
bon week end à toi et merci pour ton com sur les maladies rares qui n'interessent pas grand monde quand elles ne sont pas médiatiques.Mais on se bat avec nos assoc pour qu'un jour elles soient reconnues et que la recherche se mette à l'ouvrage avec plus d'ardeur et de fonds pour nous aider à mieux vivre ou "guérir"....
magalie
Claude
Madeline CARADEC on MySpace Music - Free Streaming MP3s, Pictures & Music Downloads
Je vais la prévenir de cet hommage à son père, elle en sera sûrement touchée.
mais n'hésitez pas à passer outre votre silence :-)
j'aime communiquer
bien à vous M.
Très joli choix, en plus.
Bien chaleureusement.
Madeline
très heureux de votre passage ici
je vous souhaite de bien bonnes choses
et un bon chant
dans l'immense champ fort bien cultivé de votre papa
bien à vous . Marc