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"Le poète est un archer qui tire dans le noir." - Salah Stétié -
"Cette femme était si belle
Qu'elle me faisait peur."
 Guillaume Apollinaire

"In a place far away from anyone or anywhere, I drifted off for a moment." -- Haruki Murakami --


"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

"J'écris à cause du feu dans ma tête et de la mort qu'il faut nier."
Jacques Bertin

"O mon passé d'enfance,
pantin qu'on m'a cassé."
Fernando Pessoa


« La mort c’est l’infini des plaines
et la vie la fuite des collines. »
Joseph Brodsky



" LA GRANDE FORCE EST LE DESIR "
(Guillaume Apollinaire)



"Quand je dis « je », je désigne par là une chose absolument unique,
à ne pas confondre avec une autre."
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"Le sens trop précis
rature
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Stéphane Mallarmé


" Je ne suis pas moi ni un autre

Je suis quelque chose d’intermédiaire :
Un pilier du pont d’ennui
qui s’étend de moi vers l’autre. "
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Dimanche 20 septembre 2009 7 20 /09 /Sep /2009 18:51
Encore de toi à dire
Car seul en moi
Le bonheur je l’ai pensé
Comme un labeur, un cas rare

Et puis : Comme pâlir
Ton sexe à polir


Tentaculaire pays que j’ai voulu mien
J’étais là parfois l’ami, parfois l’importun


En pleine quiétude
Que j’ai de toi étude
Soupesé ta légèreté, enfreint tes lois tes beautés

Quelconque Masure où vivre en toi
La vie je l’ai vu comme un


Damier
Où alternent les noirs et les blancs
Juxtaposés et sans cesse
Le questionnement


Porche inouï de toi
Ton regard apaisant
Et puis : Comme pâlir
Ton sexe à polir

Enferré
Atténué
Assombri

Puis encore comme affolement j’ai créé
De toi nous disions nous aimer
En rêve les nuits :
Visage de l’aimée

Tous ces souvenirs en masse
Au galop reviennent en nasse
Par paquets frétillants joyeux ou bruyants
Pour reprendre le questionnement
Souvenirs comme poisson sautant
Et puis comme vieillir puisque c’est l’usage
Courbes, courbes, éternels nuages
Fonds formes en souvenances
Souffrir de n’avoir pu
En l’ange que tu passais
Voir et percevoir les battants ouverts
du porche dit « bonheur » en gros scintillement
et surbrillance où j’irai m’étourdir dedans
M’ébrouer dedans
Chien insouciant du monde de devant

Enfin de crainte
 Comme pâlir
Ton sexe à polir

Tu es une autre
Et je suis moi
Entre nous : le bonheur de l’inconnu



Par frenchpeterpan - Publié dans : féminins "poèmes"
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Commentaires

revenue je ne sais combien de fois lire et relire avec précautions
tant ce qui d'intime là
dévoilé, ouvert au regard
échappe à ce que je te connaissais
et puis
cet interdit de la photo et
cette nostalgie que je ne sens pas triste
fataliste mais par beauté

Les mots ne savent dire quel recoin de l'âme ils ont touché.
Ou si maladroits... j'en ai conscience.
Commentaire n°1 posté par Viviane le 23/09/2009 à 16h25
merci Viviane
tes gentillesses sont encore excessives
mais je reconnais - orgueil suprême - 
que si mes mots interpellent

c'est aussi pour cela que j'essaie d'écrire
merci à toi 
Commentaire n°2 posté par marc le 23/09/2009 à 19h54
Nous n'écrivons que pour faire surgir les mots de l'autre
ceux que tu as mis en route en moi
sont en route
...
car ton poème touche à mille lieux de l'être
de la femme
de la solitude
du dire
Commentaire n°3 posté par Viviane le 23/09/2009 à 19h56
je suis toujours étonné, confondu, effaré, stupéfait
devant "l'autre"
et en particulier cet autre dans le couple
cet autre que l'on côtoie depuis tant d'années et que bien sûr on pense connaître fortement
et pourtant ...

" Il se disait que cette jeune femme telle qu'il l'aimait n'était qu'un produit de son désir, de sa pensée abstraite, de sa confiance, et que son amie, telle qu'elle était réellement, c'était cette femme, qui se tenait là, désespérément autre, désespérément étrangère, désespérément polymorphe."
Milan Kundera
(in Risibles amours)

cette dualité-là m'intéresse
qui est-elle ? que sommes nous à 2
et finalement que suis-je moi vis à vis d'elle
et comment moi, elle et nous , nous évoluons  
Commentaire n°4 posté par marc le 23/09/2009 à 20h18
En somme la chronicité de l'amour.
Commentaire n°5 posté par Pierre le 27/09/2009 à 23h14
oui cette chronicité là, pour ce couple là
mais aussi en dehors des couples, l'ouverture vers l'autre en général
et pour la xième fois l'incompréhension d'être seul, un être unique, sans lien avec le reste du corail
Commentaire n°6 posté par marc le 29/09/2009 à 15h33
Corail ou corral?
La barrière ou l'enclos? Et à travers ce dernier le groupe.
Commentaire n°7 posté par pierre le 03/10/2009 à 20h54

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