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"Le poète est un archer qui tire dans le noir." - Salah Stétié -

"In a place far away from anyone or anywhere, I drifted off for a moment." -- Haruki Murakami --


"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

"J'écris à cause du feu dans ma tête et de la mort qu'il faut nier."
Jacques Bertin

"O mon passé d'enfance,
pantin qu'on m'a cassé."
Fernando Pessoa


« La mort c’est l’infini des plaines
et la vie la fuite des collines. »
Joseph Brodsky



" LA GRANDE FORCE EST LE DESIR "
(Guillaume Apollinaire)



"Quand je dis « je », je désigne par là une chose absolument unique,
à ne pas confondre avec une autre."
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"Le sens trop précis
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ta vague littérature"
Stéphane Mallarmé


" Je ne suis pas moi ni un autre

Je suis quelque chose d’intermédiaire :
Un pilier du pont d’ennui
qui s’étend de moi vers l’autre. "
Mario de Sa-Carneiro

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Jeudi 5 octobre 2006 4 05 /10 /2006 11:20
    d'abord il y a la ligne où se pose la main. Et affleure au début
la main ensuite caresse mais tout en vérifiant la ligne ; puis le grain
la peau parfois s'irise comme des centaines d'élevures ou papules, comme la chair d'une poule déplumée. mais la ligne est là et surtout la courbe et puis la pointe de l'os. la main de l'homme recommence, la taille en premier puis ce promontoire et puis la descente vers la cuisse.De l'ombilic à l'hypogastre, la main repart vers les fesses ; une mort pour une nouvelle descente.

    c'est cette partie-là de la femme qu'il préférait, cet os du bassin qui saillait, os iliaque. cet os réalise tout dans sa magie : la fin abdominale, le haut des fesses et annonce les jambes. selon la position l'os est plus ou moins valorisé. La meilleure est sans conteste la position foetale, fesses bien tendues. L'os est là sous les doigts, dur, un simple coup de bistouri et il apparaitrait.Cet os est rassurant, un commencement d'enfant. Un joyau.

    c'est ainsi que l'homme préfère caresser ce carré de peau en l'effleurant surtout pour faire apparaitre du bout des doigts, la peau devient vivante.
Après bien sûr, la main peut descendre la paume sur la fesse et descendre encore vers cette blessure, caressant si lentement pour que le désir naisse ; ou longer la cuisse et le creux poplité, la cheville (ah ! l'éternelle cheville, si fine à enserrer / malléoles souples, lacets à dénouer, bracelets), enfin remonter et recommencer.
L'été à cet endroit donne les marques de bronzage, frontières artificielles...

    ainsi elle semble s'arrondir
le corps en boule elle s'animalise.


le sommeil, huile de Felix Vallotton, 1908.

Par the very famous french peterpan - Publié dans : mes courtes nouvelles et textes
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