Lundi 27 novembre 2006
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(sur une idée de l'amie Nathalie)...
La peur c’est comme Allende entendant la dernière porte défoncée
La liberté c’est comme le pays qu’Allende cherchait à réinventer
L’écriture c’est comme Neruda criant leurs mots liberté fraternité amitié
La peur c’est comme toi s’approchant de moi
La liberté c’est comme toi s’éloignant de moi
L’écriture c’est comme toi bien trop loin de moi
La peur c’est ce sexe féminin toujours inconnu
La liberté c’est de jouir de tes paysages connus
L’écriture c’est comme le délié des voyelles de ton corps
La peur c’est comme la haine et le racisme qui renaît
La liberté c’est comme le chant des partisans qui renaît
L’écriture c’est comme l’échec des années d’écoliers
La peur c’est comme le noir de mes spleens
La liberté c’est comme le blanc de tes lignes
L’écriture c’est comme le gris de mes songes
La peur c’est comme cette montagne où mon ami est mort il y a 15 jours
La liberté c’est comme la sienne de grimper seul en être humain décidé
L’écriture c’est comme son corps recroquevillé en virgule au matin retrouvé
La peur c’est comme la mort que j’entends mais ne vois
La liberté c’est comme les injures que je lui dis en abois
L’écriture c’est comme mes refus d’entrer en elle en toi
La peur c’est comme ce paysage si beau qu’il fait peur
La liberté c’est comme ces monts où je marcherais
L’écriture c’est comme la somme de mes pas en cette fin d’été
La peur c’est comme vous perdre tous, tous en allés
La liberté c’est comme ma solitude belle en allée
L’écriture c’est comme la somme de toutes ces amitiés
La peur c’est comme des mots impossibles à rimer
La liberté c’est comme ces poèmes un jour de prose
L’écriture c’est comme féminines et masculines mélangées
La peur c’est comme le grand méchant loup en dim up
La liberté c’est comme ton sourire qui dit allez Hop !
L’écriture c’est comme un son délié de vêtements qui chutent
La peur c’est comme la page blanche et qui le reste
La liberté c’est comme Eluard écrivant ce nom
L’écriture c’est comme celle des poètes délicieux exquis
La peur c’est comme vivre sans alentour des enfants
La liberté c’est comme les regarder grandir en cachette
L’écriture c’est comme leurs rires à mettre en chapelets
La peur c’est comme se retrouver seul en ce salon
La liberté bien sûr de rester là tourner en rond
Et d’y dessiner avec mes pas de sombres tracés d’écriture
à toi, mon ami Henri, je t'offre ce beau chemin vers cette montagne que tu aimais tant, à bientôt... M.
Par the very famous french peterpan
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Publié dans : spleen "poèmes"
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Je suis très émue d'avoir contribuer à cette dédicace pour ton ami.Beaucoup de tes métaphores sont très fortes en émotion et en profondeur.
Merci d'avoir jouer avec moi.
Je t'offre une métaphore de Pablo Neruda:
La parole est une aile du silence...
Henri connaissait cette montagne comme sa poche
il a glissé ou eu un malaise, on ne sait ...