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some words :

"Le poète est un archer qui tire dans le noir." - Salah Stétié -

"In a place far away from anyone or anywhere, I drifted off for a moment." -- Haruki Murakami --


"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

"J'écris à cause du feu dans ma tête et de la mort qu'il faut nier."
Jacques Bertin

"O mon passé d'enfance,
pantin qu'on m'a cassé."
Fernando Pessoa


« La mort c’est l’infini des plaines
et la vie la fuite des collines. »
Joseph Brodsky



" LA GRANDE FORCE EST LE DESIR "
(Guillaume Apollinaire)



"Quand je dis « je », je désigne par là une chose absolument unique,
à ne pas confondre avec une autre."
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"Le sens trop précis
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ta vague littérature"
Stéphane Mallarmé


" Je ne suis pas moi ni un autre

Je suis quelque chose d’intermédiaire :
Un pilier du pont d’ennui
qui s’étend de moi vers l’autre. "
Mario de Sa-Carneiro

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Vendredi 5 janvier 2007 5 05 /01 /Jan /2007 10:27

j'ensemence ton corps de mes mots de bonheur
grainetier enthousiaste en plein amour
j'inonde et j'entoure de mes phrases la courbe de tes fesses, la rondeur de tes seins, l'épure de tes hanches
ceci est un certificat d'amour, qu'on se le dise
je me jette à travers et à toute force dans ce plaisir aux yeux tintinnabulants de couleurs
j'ensemence de mes lèvres de futaie ton corps rond en un galbe de rêve
j'atteindrai le vent de ton sexe clochette
je m'y noierai de toute ma jeunesse ivre déjà
je mébrouerai couvert de tes liquides clairs
en pleine farniente sur ton ventre
les moindres replis de ta peau succulente
je me ferai poussière pour mieux envahir ton corps blanc
pour m'abimer avec tant de vertige dans ton abîme, pour m'engouffrer dans ton gouffre, pour me perdre dans ce ravin de joie :

réellement je ferai le parcours de tes organes, de ceux qui gonflent, de ceux qui battent, de ceux où s'entasse ton sang
je me ferai taupe pour bien creuser ton corps de ciel, tes yeux glauques
saoul de tes liqueurs, je tituberai et reverrai comme ces rêves d'enfance ces terribles animaux roses à points blancs
jouer du saxophone en dansant en boxe swinguée
je me glisserai dans le zeste de ta peau, je sentirai ton sexe d'aube, bien blanc, lisse comme la meilleure écorce

sur tes tempes
et l'ouragan de tes cheveux lourds et odorants
je teinte de ma bouche ta peau déjà colorée
je te bronze comme l'encre d'une seiche
et je me fixe à toi comme l'oyat fixe le sable
ma salive - venin pacifique - mouille ton nombril rigolo
j'y laisse l'empreinte de mes dents comme le sceau de mes désirs, j'y laisse l'ombre de mon front multicolore

je me nourris de ton sang, de ta lymphe, de tes muscles, de tes mues
je mange le nougat de tes yeux, le chocolat de tes sourcils, la pâte de fruits de tes lèvres
et le noroît de ton vagin qui courbe mon sexe et le modèle à ta façon, à tes besoins
je monopolise ton corps, ne laisse aucune miette, je me nourris de tout, tout me convient
j'en gobe la perfection
je ferai de ta peau une infusion terrible
et mes yeux privilégiés auront prise sur le soleil de dehors et sur celui de tes âmes
je casserai mes lunettes rondes - inutile instrument - et je boirai ton sexe

je m'asseois sur le site de tes collines
j'admire l'horizon de ta peau
je renverse les sombres nostalgies et n'imagine que des printemps riches des hivers enneigés
je ferai du ski sur tes fesses
de la luge sur ta poitrine
je serai une roussette rousse ondulant dans ton vagin
me nourrissant de tes algues, buvant tes paroles fluides
je serai un homard tendre pinçant délicatement le rose aréolé de tes seins
je serai ibis pour te séduire
iris pour me faire beau
je me ferai de fer et d'argile
fer et nickel comme le noyau du monde
un tonnerre et une brise
la thèse l'antithèse
je me ferai coccinelle pour me perdre dans ton coeur ouvert
ceci était un certificat d'amour, tout le monde avait deviné, merci
je me ferai moi, tout simplement, et m'endormirai, tout simplement, très en douceur le long de ton ombre

En foi de quoi le présent certificat pour servir et valoir ce que de droit.



"femme endormie" Matisse

Par the very famous french peterpan - Publié dans : mes courtes nouvelles et textes
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