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some words :

"Le poète est un archer qui tire dans le noir." - Salah Stétié -

"In a place far away from anyone or anywhere, I drifted off for a moment." -- Haruki Murakami --


"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

"J'écris à cause du feu dans ma tête et de la mort qu'il faut nier."
Jacques Bertin

"O mon passé d'enfance,
pantin qu'on m'a cassé."
Fernando Pessoa


« La mort c’est l’infini des plaines
et la vie la fuite des collines. »
Joseph Brodsky



" LA GRANDE FORCE EST LE DESIR "
(Guillaume Apollinaire)



"Quand je dis « je », je désigne par là une chose absolument unique,
à ne pas confondre avec une autre."
Ugo Betti

"Le sens trop précis
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ta vague littérature"
Stéphane Mallarmé


" Je ne suis pas moi ni un autre

Je suis quelque chose d’intermédiaire :
Un pilier du pont d’ennui
qui s’étend de moi vers l’autre. "
Mario de Sa-Carneiro

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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /Jan /2010 21:14
Elle :

Née en 1940 au centre de la Bretagne.
A 21 ans renonce à l’école Normale où elle venait d’être reçue.
Elle s’engage dans un réseau de soutien au FLN. Difficultés pour vivre en France.
Rencontre Natalino Andolfato, sculpteur Italien, 15 ans suivront. Elle quittera son ami en 1976, 2 ans avant sa mort.
A 24 ans elle fait paraître « meurtre » chez Gallimard, livre défendu par Queneau.
Commence à voyager, toujours seule, aime la Crète, est subjuguée par un séjour en Indonésie mais révoltée aussi (c’est l’époque des massacres de communistes).
Un jour après la mort de son grand père, elle s’effondre et dit : «  Je ne veux pas aller dans la terre. ».
En 1968 adhère à l’Union des Ecrivains. Elle se trouve en Tchécoslovaquie au moment où les chars soviétiques envahissent le pays.
Ecrit des pièces radiophoniques, voyage beaucoup comme des « épuisements » :  Asie, puis Amérique du Sud, puis Etats-Unis, elle vend son studio parisien pour continuer à voyager : Europe, Egypte, Crète, Hollande, Grèce…
Part à New York en juin, revient en France en Juillet.





Elle se donne la mort le 23, jour de son anniversaire, dans un hôtel de la rue Dauphine.
Elle a juste 38 ans.

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« Elle a, dès les premières pages, fait de l’absence la raison même de son écriture. » Françoise Morvan.


Je ne peux plus dire mon nom.
Et je dois me défendre. Contre tout. Je m’agglomère aux gens du matin.
Je ne sais que faire, quel chemin prendre.
Chaque jour, je prends la forme d’un départ, il n’y a pas de préparatifs à faire.
Je décide seulement. Je me lève de l’endroit où je me trouve, je traverse la ville dans toute sa largeur. J’arrive aux faubourgs. Je dois aller encore plus loin, le long des murs gris, des eaux glauques, des palissades noircies.
J’ai pris l’habitude de vivre la nuit. Le début de la nuit m’apporte toujours une sorte d’étrange sérénité.
J’ai l’impression de vivre une mort.
Je dis fin, je dis que c’est fini, bien fini cette fois. Je ne dirai plus rien, je ne répèterai plus sans cesse. Je suis dans la pièce toute noire, toute sombre de cette nuit épaisse ; parce que je souhaite toujours cette épaisseur là mais rarement le monde. Elle pousse une porte. Il y a une lumière très faible quelque part. Elle monte. Je suis en bas. J’attends. C’est convenu. Puis je monte aussi. Je suis essoufflée, je crois. La porte est ouverte. Elle est sur le lit, en imperméable, les yeux fixes. Je la regarde. Il faut que je parte. Elle est morte.

-----------------

« J’ai une mer intérieure, pas bien grande, mais elle m’emplit tout entier. Ce n’est pas une eau tranquille, dormante, comme on dit. Suivant les jours, les heures, elle se gonfle, me secoue. Elle suit le rythme des marées, les miennes. Les vagues montent et roulent dans ma tête. Elle se rue sur mes digues. »

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La totalité des oeuvres de Danielle Collobert est disponible chez P.O.L. (2004-2005)
(oeuvres I et II)
Par the very famous french peterpan - Publié dans : écrivains en suicide
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Commentaires

magnifique
qui remonte des tripes et vient cogner le coeur
encore une découverte dont je te remercie Marco
Commentaire n°1 posté par Viviane le 10/07/2007 à 14h48
merci pour cette rencontre que je vais rapidement approfondir, ce ne sera pas la première que tu me feras découvrir quelqu'un - il est de ces mots qui vont direct au dedans de soi...
Commentaire n°2 posté par daniel le 12/07/2007 à 13h50
marco, juste pour te dire encore merci, je viens de finir Meurtre et Dire 1, je suis tombé sous l'envoutement (c'est le mot qu'il faut)...
Commentaire n°3 posté par daniel le 18/07/2007 à 13h47
pas lu encore !
ça ne saurait tarder
on n'a pas assez de temps pour tout lire, tout feuilleter ... !
:-)
heureux que tu aimes
Commentaire n°4 posté par frenchpeterpan le 18/07/2007 à 21h23
Une vague de douceur qui fait parler l'amer de sa mer.
J'ai eu envie de lui donner la main pour la retenir sur le rivage.
Merci pour cette découverte, j'irai à la rencontre de son encre.
Commentaire n°5 posté par Benoite le 22/07/2007 à 11h15

Dany,


Pourquoi tu es partie!

Commentaire n°6 posté par Lorca le 17/09/2007 à 18h24
Très émouvant , la beauté du visage , le destin, et les mots . Merci Marco !
Commentaire n°7 posté par NicoleA le 28/01/2010 à 01h55
poignant touchant et juste
merci Marco pour cette decouverte
Commentaire n°8 posté par if6 le 29/01/2010 à 11h35

CORNICHON


A new song by Caroline-Christa Bernard

(lost little cornichon from Paris)

 

 

Pour réussir dans la chanson,

Il n’y a pas 36000 solutions,

Faut connaître un tas de cornichons :

 

Le grand cornichon

Qui en connaît un rayon,

 

Le petit cornichon

Qui est tout mignon,

 

Cornichons par ci,

Cornichons par là.

Je découvre le monde des cornichons.

 

Le cornichon du cornichon

Qui veut pas me signer ma chanson !

 

Le cornichon qui m’a prise pour un cornichon,

Et qui a voulu me piquer ma chanson ....

 

Cornichons par ci,

Cornichons par là

Je suis dégoûtée des cornichons

 

Pour réussir dans la chanson,

Il n’y a pas 36000 solutions :

Faut pas être allergique aux cornichons.

 

Commentaire n°9 posté par Caroline-Christa Bernard le 17/02/2010 à 16h37

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