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"Soyez un écrivain mineur, cela vous rajeunira." 
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 Guillaume Apollinaire

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"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

"J'écris à cause du feu dans ma tête et de la mort qu'il faut nier."
Jacques Bertin

"O mon passé d'enfance,
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Fernando Pessoa


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et la vie la fuite des collines. »
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12 août 2007 7 12 /08 /août /2007 10:08
J’ai peu à dire
au fond

Ou si peu :
la vie devant moi – falaise – dressée
endossée sur le monde comme une carapace
 montagne à franchir – de nouveau –
j’avais tant rêvé de multiples collines douces et bombées toutes en caresses, en fleurs d’olivier et fragrances de lilas et de jasmin, sentiers de jeunesse

Quelques images,
des souvenirs d’enfance
« l’enfant » on l’appellerait
avec son grand monde dans sa tête, ses gestes hésitants et sa sexualité encombrante, qui, seule, le fit basculer plus tard dans le monde des grands

certains corps de femmes inoubliables, et les femmes et les corps,
Et des paysages, de larges paysages où le regard s’absentait
et les cieux métallisés où jadis nous cherchions un dieu ou une confiance à retrouver

La mort est au bout de la route en certitude
Et je serai le seul à appréhender la mienne
En toute solitude
La fin du voyage est pour nous seuls
La suprême et unique écolière

Il reste ce jour un corps à faire respirer
En autonomie apparente, mais le fil est si ténu
Et puis encore des souvenirs

Et donc : dire ; les mots en givre, l’herbe couchée, les dépliants des nuages
Voilà le dire : mon amitié des choses naturelles
L’ouverture du monde à ma grande bouche féconde
Les cris de glouton quand nous l’avalerons
Et les chants des hommes
Oh ! « le chant des hommes dont nous sommes séparés ! »

L’autre me dit d’en rire
A ce point refuser la fin du monde, la mort on verra après me dis-je, au moment où elle me laissera l’écouter, après tout elle n’est sans doute qu’un artefact de plus

Il reste donc à vivre dans ce monde entouré de clôtures
« L’inanité d’une vie trépidante entourée de clôtures » disait l’immense écrivain Harry Martinson et ses « voyages sans but ».
Ce fut le clochard céleste nobélisé qu’on ne peut traduire tant sa langue ne fut qu’à lui, immense, unique,

Mes deux mains se touchent, se pressent, se massent, je suis encore vivant
mais j’ai toujours si peu à dire



la mort Saint-Innocent (Anonyme)


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commentaires

if6 21/11/2007 17:37

ce texte me fait mal on se connaît si peuet on connaît si peu les autrespourtant semblables dans nos souffrances.

if6 27/10/2007 21:47

j'aime beaucoup ce textele peu qu'on a à direest-ce si peu ou beaucoup? (je suis dans ces textes car je cherche celui sur les singes)

Viviane 14/08/2007 10:13

Oh non, tu n'as pas si peu à direce chemin d'humanité que tu nous dessines par petites touchesil te peins toimais il peint aussi une petite part de chacun de nouset en plusles images de ton poème sont si bellealors...chassons cela (sourire) chassons ce pessimismela mort est là tout prèsmais la vie aussiet ce que nous pouvons en vivre et dire pour le partagerbisous

marc 13/08/2007 13:21

merci à vous 2
de vos doux soins :-)
bonne fin d'été

Le bateleur 13/08/2007 13:11

Le peu dont tu parlesn'est assurément pas ce que tu as à dire...merci pour cette figure du temps qui presseet cette solitude évoquéequi nous rend moins seuls

merbel 13/08/2007 09:52

Mais c'est déjà tellement! On aurait pu rester dans la nuit... toute noire.

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