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"Le poète est un archer qui tire dans le noir." - Salah Stétié -

"In a place far away from anyone or anywhere, I drifted off for a moment." -- Haruki Murakami --


"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

"J'écris à cause du feu dans ma tête et de la mort qu'il faut nier."
Jacques Bertin

"O mon passé d'enfance,
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Fernando Pessoa


« La mort c’est l’infini des plaines
et la vie la fuite des collines. »
Joseph Brodsky



" LA GRANDE FORCE EST LE DESIR "
(Guillaume Apollinaire)



"Quand je dis « je », je désigne par là une chose absolument unique,
à ne pas confondre avec une autre."
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"Le sens trop précis
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" Je ne suis pas moi ni un autre

Je suis quelque chose d’intermédiaire :
Un pilier du pont d’ennui
qui s’étend de moi vers l’autre. "
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Vendredi 16 novembre 2007 5 16 /11 /Nov /2007 11:16
Laisse
Laissez aller les aurores hivernales les rayures de corbeaux
Hier déjà les ponts blanchissaient
de grandes cohortes de mouettes aux pages blanches

Les écumes de mer
Où béton prenant le ventre et nouvelle semence : le béton gagnait la mer
- escargot inquiet –

Embruns d’Encalquier sous les routes
Hier les fous fêtaient
Et la mer célébrait cet abandon

Laisse
Laissez aller
Les temps s’ajoutent parfaitement
Identiques chacun
La poussière est pareille et comme le sable
Il y avait des traces de chien
Moi alter ego du vent et de la terre
Je pisse résolu et désabusé contre ces réalités trop fières

Hier les mouettes allumées dans les cieux balancés
Et le temps qu’on n’écoute plus
Son propre fil de vie si ténu si tranquille
Et quelle main peut le tendre encore, joindre son élasticité

Il ne restait rien à finir
Les fils à tresser
Tout était déjà clos

Clos monde de labeur
Monde démantelé affolé déshumanisé

Seul je persistais
l’autre déjà montrait les cous à couper, les volontés à abattre

nous, nous étions à l’air libre
cet air frais et froid, vif
qui, peu à peu, réveille parfois

près de Marseille
Par the very famous french peterpan - Publié dans : "poèmes" paysagers
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