Dimanche 25 novembre 2007
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je n'avais pas remarqué spécialement ce poème d'Apollinaire, mais un jour, en écoutant Léo Ferré le chanter avec sa force, sa tenue, son phrasé, sa musique de rêve ; l'émotion est alors arrivée brutalement en petites salves chantantes
Apollinaire était un très grand, il est triste qu'il n'ait vécu que 38 années
Ferré était un interprète, un musicien, un être sensible d'exception !
Vous y dansiez petite fille
Y danserez-vous mère-grand
C'est la maclotte qui sautille
Toute les cloches sonneront
Quand donc reviendrez-vous Marie
Les masques sont silencieux
Et la musique est si lointaine
Qu'elle semble venir des cieux
Oui je veux vous aimer mais vous aimer à peine
Et mon mal est délicieux
Les brebis s'en vont dans la neige
Flocons de laine et ceux d'argent
Des soldats passent et que n'ai-je
Un coeur à moi ce coeur changeant
Changeant et puis encor que sais-je
Sais-je où s'en iront tes cheveux
Crépus comme mer qui moutonne
Sais-je où s'en iront tes cheveux
Et tes mains feuilles de l'automne
Que jonchent aussi nos aveux
Je passais au bord de la Seine
Un livre ancien sous le bras
Le fleuve est pareil à ma peine
Il s'écoule et ne tarit pas
Quand donc finira la semaine
Par the very famous french peterpan
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Publié dans : mes poètes et poèmes préférés
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ce poème me remplit de tristesse , il y a tant de choses dont nous rêvons, tant d'attente, tant de tendresse et de douceur et ce vouloir aimer à peine, juste une caresse comme celle de la nature qui ne demande rien n'attend rien , ces flocons et cette musique lointaine, tout est profondément nostalgique dans ce poème, peu de chose souhaitée par le poète qui ne tient rien entre ses mains à part ce rêve et ce mal délicieux (pas si délicieux que ça quand même...)
Et Léo, oui, a toujours été un merveilleux propagateur de beaux poèmes, interprète de grands poètes. Grâce à lui j'en ai aussi découvert beaucoup.
chez Apollinaire
vivement un hiver franc
aux cieux clairs
vivement la fin de cet automne
des feuilles qui n'en finissent pas de mourir