Lundi 31 décembre 2007
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BONNE ANNEE A TOUS CEUX QUI VIENNENT
S'EGARER SUR CES PAGES
je vous souhaite en 2008 de vous perdre
souvent sur des routes
heureuses saupoudrées de tous vos souhaits
et plus encore
que 2 0 0 8 soit douce à vos coeurs
ceci dit, je me fais souvent - par jeu - l'avocat du diable et j'adore la première page du dernier "roman" de Marcel MOREAU (définitivement un sacré écrivain et philosophe !)
je vous la livre pour clore ce 2007
bonne lecture ! bon réveillon !
« Je n’aime pas le soir du 31 décembre. Ou plutôt je l’ignore, superbement. Je n’invite pas et décline les invitations. Je préfère la solitude. J’ai horreur de toutes les liesses, surtout les récurrentes. D’ailleurs, c’est simple, mes mots et moi, nous traversons, comme des amnésiques, tous les calendriers. Nos jours de fête sont d’une autre espèce. Ce qui les détermine c’est la rencontre d’une écriture ou d’une femme, du corps de l’une dans le corps de l’autre. Il n’y a pas d’almanach pour ça. Le calendrier est aussi la cause, chez mes semblables, de quelque accès de fièvre chronique, tournant autour du pont. Faire ou ne pas faire le pont, c’est la question qui hante tous les esprits, certains en tombent malades. Ils voudraient bien vivre de pont en pont, même quand ils ont le pont triste, désoeuvré. En général, dans nos sociétés, où les riches vies intérieures sont une rareté, les grands ponts s’écroulent sitôt qu’on les jette, ou qu’on les franchit. Ils ne relient à rien, sauf à l’Ennui.
Cela me semble terriblement suspect , une joie à date fixe, après quoi la quotidienneté revenue n’en est plus que pesante ou misérable, jusqu’à la prochaine fois. »
Marcel MOREAU, "Une philosophie à coups de rein" DENOEL 2007
Par the very famous french peterpan
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Publié dans : actualités diverses
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elle est assez juste cependant et montre bien dans quel état d'esprit nous considérons le "travail"
quant à être banalement humain
je plussoie ou plussois
car on hésite encore en ce nouvel 2008 entre plussoir et plussoyer
jusqu'où ira la langue française ? :-)
en tout cas merci chère Merbel de vos taches de couleurs
votre gaieté pourrait être transmissible si vous continuez ainsi
...terrassé par ce texte de Moreau que je ne connaissais pas et que je partarge totalement mais vraiment
chez toi je découvre Marc, musique ou livre
que ce nouvel espace que les hommes gravent au temps te soit doux et sensuel, serein et bénéfique
bonne route et merci pour ce que tu nous donnes...
Je ne souscris pas aux phrases de Moreau (je retrouve bien là votre esprit provocateur! Seulement lui?) : je trouve que c'est un privilège de nantis. C'est tellement plus dur (mais plus constructif) de faire de ces fêtes décrétées qui - on est bien d'accord- ne sont plus des fêtes, des moments solidaires, accueillants, naturels, humains, banalement humains où les gens se souhaitent tout aussi banalement une bonne année. Ce voeu--là n'est pas convenu puisque l'homme a la liberté de le formuler ou non!
C'est ce que je vous souhaite Marco - banalement mais pas tristement - et soyez bien assuré que si je viens vous lire régulièrement ce n'est sûrement pas parce que je me suis égarée sur vos notes-routes!
Mille mercis de vos voeux
Un
Pierre
d'accord pour de perdre mais certainement pas ici par hasard.