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"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

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"Mais rien de cette nature n'est définitivement acquis. Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs. Puis se retire, et vous replace devant ce vide qu'on porte en soi, devant cette espèce d'insuffisance centrale de l'âme qu'il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui, paradoxalement est peut-être notre moteur le plus sûr."  Nicolas Bouvier

« La poésie vient vers nous, on ne sait d’où, et elle nous quitte, allant vers on ne sait quel au-delà. Mais en passant, elle nous laisse des mots et elle nous fait des signes dont l’interprétation est inépuisable. » Gabriel Bounoure

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Mai 2008 : "L'apéritif de la neige"
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"Le meilleur choix de poèmes est celui que l'on fait pour soi." Paul Eluard

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______________________________________________

 

28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 05:21

septième diction

ce poème est stupéfiant

il est l'oralité même,

et une forme de perfection

sont-ce là les mots et l'agencement "parfaits"

on peut le croire...

 

dans l'excellente biographie de Michaux par Robert Bréchon (Editions aden, 2005) que je suis en train de lire, l'auteur écrit :


-1- emportez-moi

 

Tout commence pour moi à Rouen, à la fin de la guerre, au début de mon âge d'homme. C'est l'un de mes amis, Pierre Heuyer, encore tout émerveillé de sa propre découverte, qui m'a le premier parlé de lui. J'ai acheté "le panorama de la jeune poésie française" de René Bertelé, publié en 1943 à Marseille. De tous les poèmes contenus dans ce livre, dont beaucoup (y compris les huit autres textes de Michaux) sont beaux, il y en avait un qui m'a tout de suite sauté aux yeux et au coeur. Soixante ans après, il me touche toujours autant. Il me semblait que ce poème parlait pour moi - à mon intention et à ma place. Ce poème dit tout mais "sans vendre la mêche", comme le font les aveux ordinaires. Cet éloge de la fuite, c'est à la fois un poème d'amour et un poème mystique, sans qu'on puisse bien savoir si les images de l'amour renvoient à celles de l'extase ou si c'est l'inverse. C'est si l'on veut un poème baudelairien, romantique, symboliste, mais où l'anything out of the world est dans l'espace du dedans, au plus profond de l'être. .../...

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

Emportez-moi

 


 
Emportez-moi dans une caravelle,
Dans une vieille et douce caravelle,
Dans l’étrave, ou si l’on veut dans l’écume,
Et perdez-moi, au loin, au loin.
 
Dans l’attelage d’un autre âge.
Dans le velours trompeur de la neige.
Dans l’haleine de quelques chiens réunis.
Dans la troupe exténuée de feuilles mortes.
 
Emportez-moi sans me briser, dans les baisers,
Dans les poitrines qui se soulèvent et respirent,
Sur les tapis des paumes et leur sourire,
Dans les corridors des os longs et des articulations.
 
Emportez-moi, ou plutôt enfouissez-moi.


 
Henri Michaux, (Mes propriétés, 1929)

 

Henri-Michaux

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commentaires

Nanou 15/11/2016 17:40

Très beau texte d'un poète que je ne connaissais pas !

Claude 26/02/2011 19:51



Quel bel exercice, un vrai bonheur à écouter.


à bientôt Marco,


claude



Viviane 22/02/2011 09:46



Michaux, un poète jamais lu. Je devrais car cela me parle aussi et tu as raison, nous ne sommes jamais ( moi en tous cas) assez elliptiques.



Gu Byung Pil 20/02/2011 12:44



http://poesie-et-racbouni.over-blog.com/


Poème d'une musicalité extraordinaire, dans la lignée de certains poèmes de la fin du recueil "la nuit remue" notamment celui intitulé l"avenir3 (quand les mah, quand les mahaha") ou "Icebergs".


A la vague idée d'une évasion, d'un transport lointain qu'on soupçonne par cette caravelle, Michaux ajoute une singulière dimension organique (les os, l'haleine, les poitrines, tous les termes de
sensations) et une pointe de bizarre qui n'appartient qu'à lui (les corridors des os, enfouissez moi) sans qu'il y ait une once de cette pédanterie hautaine typique de la fin du XIX (Mallarmé !)



frenchpeterpan 18/02/2011 21:47



merci Lysiane !


toi qui travailles sur l'oralité, tu dois apprécier ce type de poème (et de diction, j'espère)


Mallarmé disait qu'il ne fallait pas "interpréter" la poésie, étrange, n'est-ce pas ?...


J'ai déjà lu deux fois ton petit livre, tu excelles dans le court, le concis ; un petit mot bientôt sur mon blog :-)



Lysiane Rakotoson 18/02/2011 19:45



Le texte et les lectures sont magnifiques!



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