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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 00:03

l homme des hautes solitudes

 

 

 

Le roman Solo Faces (1979) est devenu « l’homme des hautes solitudes » (1981) ; pourquoi encore une absence de traduction littérale ? La difficulté de passer de l’anglais au français ? Déjà le même problème avec « light years » que l’on peu comprendre de plein de manière possible, alors que « un bonheur parfait » est assez rigide.

(Solo faces : peut décrire l’escalade en solitaire d’une façade rocheuse, ou la présence d’un individu dans la foule)

Lire l’interview de James Salter dans le magazine littéraire, C'EST Là.  

 

Quatrième de couverture

Deux hommes, Rand et Cabot, unis par une forte amitié et la passion de la montagne. Ils se retrouvent dans les Alpes pour l’assouvir ensemble et chacun à sa manière. Pour Rand, la montagne - l’alpinisme - c’est à la fois une quête d’absolu et la fuite d’un monde qu’il n’accepte pas. Un jour, à l’occasion d’une escalade particulièrement périlleuse, Rand parvient à sauver Cabot d’une mort certaine. Leur aventure est largement médiatisée et Rand devient un héros. Ce qui sonne le glas de l’amitié entre les deux hommes. Ainsi, peu à peu, Rand sent sa volonté faiblir et ses mains lâcher prise. Cabot se blesse lors d’une escalade dans le Wyoming et Rand retourne retrouver une dernière fois son vieil ami. Ils s’interrogent sur leur vie, leurs conquêtes et leur destin. Peu d’écrivains ont réussi à décrire avec autant de force la pureté des grands espaces, l’amitié et l’ambition qui lient les hommes au plus fort du danger et la déchirure qui les attend une fois retrouvée la réalité.

Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Antoine Deseix

 

 

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« Rand quitte les plaines de Californie pour s'installer à Chamonix et ne plus vivre, désormais, que pour monter plus haut, vers des sommets dont nul ne voit la cime, pas même lui.
L'Homme des hautes solitudes, l'un des meilleurs livres jamais écrits sur la montagne, raconte le destin crépusculaire de ces alpinistes anonymes dans une prose limpide, épurée, presque ascétique, où la poésie éclate chaque fois que se lève le soleil. » François Busnel, L'Express.

 

« Cette superbe histoire séduira les fous de montagne et les autres lecteurs parce que les exploits de ses héros dépassent le cadre de l'alpinisme. " C'est le même thème que dans mes autres livres : comment devenir un homme. " En se surpassant, en risquant sa vie, en faisant la guerre, en poussant ses limites jusqu'à l'extrême ? Chacun trouvera sa propre réponse. Rand, le héros, est américain. Mais les pics de ses rêves se trouvent à Chamonix. Il grimpe comme un fou, réussit des ascensions impossibles, devient une star des sommets. Le retour sur terre n'en est que plus difficile. James Salter possède un talent particulier pour créer des atmosphères et nous faire partager la passion de ses personnages. » Pascale Frey, Lire

 

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Souvent décrite par les critiques comme « succincte » ou « comprimée », son écriture est d’une rare limpidité, j’ajouterai qu’elle est poétiquement incomparable. Bref, écrire ainsi tient du génie, si peu de mots et tant est dit ! Ses phrases sont courtes, et dans certaines œuvres, souvent même fragmentaires, c’est particulièrement net pour « Un sport et un passe-temps », son troisième roman et celui qui le mit sur orbite et dont John Irving a dit « la prose de Salter est rare et éblouissante ».

Dans « Solo faces », l’homme est montré dans sa solitude, la montagne est là, constante, réelle, dangereuse et pourtant attirante. Le héros errera de montagne en montagne, de femme à femme, aussi pour revenir ensuite à son point de départ : son amitié pour un autre homme féru lui aussi de montagne, mais qu’un jour quelque chose a séparé ; la fin est tragique, poignante, surprenante, très « cinématographique ».

C’est un réel plaisir de lecteur que de parcourir les livres de Salter, il faut cependant parfois admettre de divaguer, de se perdre comme l’auteur, dans des descriptions très poétiques et souvent étonnantes. Les grands problèmes sont abordés de façon surprenante, mais chaque fois « bien » abordés. Un très grand écrivain, à mon humble avis.

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commentaires

P


oui Bangkok et american express se lisent avec bonheur, mais ce n'est rien par rapport à ses trois romans que je trouve d'exception


oui j'aurais aimé Mac Carthy ou Murakami


Murakami est l'exemple même d'une "autre" littérature , plus "légère" plus ambigue, mois sérieuse... et pourtant quel plaisir de lire cette littérature-là ; j'ai l'impression parfois que le jury
du nobel oublie un peu le plaisir du lecteur et ne privilégie que des auteurs "très sérieux", c'est bien sûr un tort...


je connais très mal Llosa, j'ai assez de mal avec les sud-américains, souvent trop longs, souvent "trop riches" ; je me souvien s de J. Cortazar, écrivain fabuleux, mais le plaisir de lecteur
n'est pas toujours au rendez vous


bien à toi



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P


Comme recueil de nouvelles de James Salter je n'ai lu que "Bangkok".


Tu connais, Marco, ma grande attraction pour ce genre littéraire, et bien je suis - dans le cas de cet écrivain - assez de ton avis. Mais la différence est infime chez un auteur de cet qualité.
Textes longs ou courts ne s'appréhendent pas dans les mêmes circonstances... et restent complémentaires.


// Off topic > J'ai pensé à toi lorsqu'on a évoqué Cormac McCarthy pour le prix Nobel. Je ne connais rien de Mario Vargas Llosa. Est-ce que l'universalité de tes lectures l'incluait? //


 



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F


oui Salter est un FORMIDABLE styliste


les 3 romans que j'ai lus de lui sont fabuleux, une petite préférence à "un bonheur parfait" car les thèmes me touchent et sont miens : le couple, la désintégration de l'amour, la solitude,
l'éparpillement, la désolation, le mal être, l'incompréhension de nos vies et de nos voisins


son écriture est prodigieuse


un petit bémol : les deux recueils de nouvelles lus m'ont paru plus banals, moins passionnants, voire même "moins bien écrits" ; je pense qu'il faut une certaine lenteur, pour apprécier et
comprendre les personnages de ses romans, bref c'est plutôt un romancier qu'un nouvelliste


bises à vous 2 et bonne soirée demain


peter



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P


Évoquer James Salter c'est me prendre par les sentiments.


Et la raison. Car (même en traduction française) il écrit magnifiquement.


Un fils hédoniste de R. Carver?


Moi qui lit plutôt lentement j'ai dévoré "Un bonheur parfait" en 24h cet été.


(À St Brévin... là où "la mer atlantique est lisse et où des bouchons de corps humains palpitent").


Et Christine et moi l'avons mis sur la liste de notre "Défi lecture", dont la première assemblée pleinière a lieu demain soir...


Amitiés, Marc, au delà des hautes solitudes de chacun.



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M


c'est un livre étonnant : ce mélange de relations humaines et minérales...


seul J. Salter parle ainsi, avec tant de détachement à propos de tout : être humains, objets, relations, paysages... et cependant c'est pointu et exigeant



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M


Tous ceux qui aiment la montagne ont des élans de poésie incontournables et magnifiques.Ils savent aussi tromper leur solitude avec une amitié à leur mesure.


Mais la relation qui compte surtout pour eux, c'est celle qu'ils ont avec la montagne. Pour d'autres ce sera la mer ou le ciel, la Nature en un mot


Intéressant ! C'est le livre que j'aimerais lire et relire.



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